Georges

Georges

lundi 2 juillet 2018

Plus peur du noir

Il me dit, fais gaffe dans la rue, méfies toi de la nuit
va plutôt dire à ta rue de faire attention à moi 
J'ai plus peur du noir
plus peur des silhouettes courbes et des pas qui s'allongent dans mon dos
j'accélère plus, je ralentis, je souris
je me retourne
poings serrés, mâchoires acérées, bave de rage
Je te raconte l'histoire de la furie et du connard à grand renfort de coups de pompe
ça te surprend qu'on se dresse devant toi, t'es glacé par mon rire de cinglée
J'ai peur ni de ton schlass ni de ta queue raide
ça te désole que j'en ai plus rien à foutre de me prendre des tartes dans la gueule
trauma cranien, viol, commotion cérébrale
Toutes les patates je les ai rendues
Ils ont pas vu à l'IRM la patience délogée de son habitacle
La croissance exponentielle d'une haine viscérale
c'est qui la bête maintenant ?
dis lui bien, à ta rue
La vengeance, l'histoire de ces agneaux qui pètent les plombs, qui dévorent le boucher et foutent le feu à l'abattoir
dis lui qu'on se relève,
on boite et on se remet
on n'a pas que ça à foutre
dis leur à ceux qui ont voulu t'annuler
cadavres édentés qui squattent les oubliettes
des lambeaux qui chlinguent dans un coin de ton cerveau, qui pourrissent dans leur foutre, hantés par la violence frénétique des monstres qu'ils ont engendrés
T'as beau chercher partout, tu trouveras pas plus violent qu'une femme piétinée