Georges

Georges

dimanche 20 mai 2018

Notes 17/18 Vol.II

(...)
Il en ressort que je dois avoir des cuisses en béton à force de remonter la pente
Que j'endommage mes nerfs à coup de café
Mes artères à coup de chips
Que j'ai longtemps eu le goût d'abandonner mes neurones à des toxiques
Que j'ai un sommeil de merde
Que j'apprends beaucoup de mon écoute assidue des conversations des autres
Agent 007 en résidence dans les cafés de la ville
Je tiens en très haute estime des données archaïques, principalement bien dormir/bien manger et marcher beaucoup
Je ne finis pas toujours les livres que je commence et je peux en tirer un certain complexe
(honte?)
Je connais mieux le bord des larmes que les larmes elles même pour y avoir passé beaucoup de temps 
J'ai des velléités
Je parle de mon cerveau comme une spécialiste du Home staging : poser des cadres, agencer, faire le vide, créer un puit de lumière et ce genre de trucs
Souvent à fond de café, j'ai le cœur chamade qui tambourine, 
J'extrapole le nombre de battements par minute
Avec le temps, j'ai appris à apprécier ma compagnie
Je commente mes longues marches matinales à tue tête dans la ville bleue 
L'habitude de m'en remettre à mes jambes quand ma tête n'y est plus
a désormais le statut de réflexe
Je constate que je ne suis jamais aussi perdue que je ne le pense
Je me suis habituée à vivre down tempo, le rythme qui s'emballe vient de l'intérieur, je ralentis ma course au maximum, je ne peux pas me permettre d'être essoufflée, cependant, 
mon sang bat fort, mes veines se gonflent et mes muscles sont perpétuellement en tension
Calme comme une bombe
J'ai passé l'automne à lutter contre les symptômes de la dépression qui m'ont collés aux basques. c'est un sentiment terrible que celui d'être engloutie, digérée par des émotions adverses
Et puis, tout à coup c'est bien, c'est mieux. Le temps dilaté retrouve sa forme. Je vis au rythme des minutes, tout s'accélère, la vie en plein sprint, j'ai arrêté de me faire chier à gérer des sentiments contradictoires qui me plombent et m'enlisent. C'est comme ça, ça survient, pas de progression, on respire, on avait oublier ce que c'est à force de vivre à moitié noyée

[ À suivre]

2 commentaires:

  1. Je te découvre. Je trouve ton écriture concise, directe et imagée ( tu m'as pas demandé mon avis, je sais, sale habitude). Pas mal le truc sur le bord des larmes

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  2. Bonjour Maud, merci pour ce commentaire. Non, je ne t'ai rien demandé mais ici on fait ce qu'on veut de toute façon. à bientôt ! -G

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