Georges

Georges

jeudi 18 septembre 2014

Cold

C'est ton cerveau qui a douté le premier.
Il s'est dit que ça sentait sérieusement le sapin. 

Il s'est ensuite entretenu avec le coeur. C'est souvent sa mission de rassurer le coeur avec son armada de bonnes raisons d'en finir.

Le cerveau c'est sérieux, no bullshit, on le prend pas pour un con, il prend le coeur saignant entre quatre yeux pour lui apprendre la dignité. 

Mec, prends tes cliques et tes claques et barre toi. Remets toi sur tes deux jambes, on ne se traîne pas sur ses genoux pour aller là où on ne veut pas de nous. 

Un grand seau d'eau fraîche balancé sur un feu à l'agonie qui s'étouffait dans ses propres cendres.

Ce dont on ne parle pas, c'est de ce courant d'air qui nous traverse le corps, c'est la consolation de toute cette peau qui chiale encore longtemps, longtemps après que raison et sentiments aient trouvé un consensus tout pourri.

Tu n'étais pas malheureuse, tu n'avais pas de raison de l'être.

Tu étais devenue humble et froide comme une banquise qui attend de fondre. Une banquise sur laquelle on a jeté une poignée de grains de beauté. 

Une terre hostile et désolée qui se satisfait de la seule caresse de la bise.
Tu avais l'impression d'être là où l'on arrive quand on a perdu toute sa chaleur. 

En attendant que s'opère le transfert thermique qui te remettra en selle, tu contemples avec affection le monstre boréal qui vit dans ton corps. 

Tu découvrais que ton être dans toute sa complexité, abritait ce territoire aride, blanc et froid où trouver refuge quand le coeur n'y est plus et que le cerveau implacable se la joue Iceberg et glace toutes tes intentions jusqu'à nouvel ordre. 








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