Georges

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samedi 12 avril 2014

Repartir

Il a fallut des mois pour comprendre ce qui n'allait plus avec ce blog, ce qui me faisait ressentir une attaque d'ennui féroce à chaque tentative d'ouverture de cette page. 
Hier, j'ai pris le temps de relire des textes. Un grand nombre de textes. 
Une bonne partie d'entre eux m'a mise mal à l'aise, dans un sentiment proche de la honte même si ce mot, au réveil, me semble trop fort, pas assez doux à l'égard de son auteure. 

Après analyse, j'allège la sentence et je comprends le malaise. 

Ici, ça daube la zone de confort, les souvenirs cotonneux de dépression, de valium bonbecs bouffés par poignée, d'amour fou, éternel, débile. 

J'y retrouve autant de certitudes qui ne tiennent plus à rien, qui ne sont même pas des déceptions. 
Reporter officielle des heures mortes et du vide, le temps de l'encre qui parle aux murs, les kilomètres de tortillons qui se dandinent pour donner une valeur à l'ennui. 

La guerre perdue du pilot V7 Versus le monde. 

Grandir et renier. 
Grandir et ne plus vouloir de la mélasse gluante qui colle les ailes de mon vaisseau. 

J'arrête là. 
Je vais partir ailleurs, raconter autre chose, tourner la page de trois ans de griboullis. 

A girl called rien du tout. 
Je ne sais plus qui est cette Georges. 

Alors que j'ai tout quitté, tout ce qui rassure. 
Alors que je suis enfin sur le fil qui mène à la magie des attaches perdues et des nouvelles têtes, revenir ici c'est ressentir le poids du malaise. 

La suite ne peut pas se trouver à un clic des épisodes précédents. 

Ailleurs, j'y serai. 
Je te tiens au courant. 






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