Georges

Georges

mardi 31 décembre 2013

En 2013

J'ai commencé à faire la liste de ce que j'avais perdu dans la bataille en 2013. 
  • Le sens du mot toujours
  • Celui du mot jamais
  • Toutes ces conneries d'absolu pour meuf auxquelles il ne manque que la gale pour se gratter ou un bon coup de pompe.

Ce que j'ai perdu = Ce que j'ai gagné. 

Le trop plein d'enfance qui a encouragé des relations puériles, comportements borderline, mauvais délire en pyjama sale. Tout ça est bel et bien mort ou en état de nécrose avancée.

Exit les dents de lait qui ne mordent rien // Bienvenue à l'acuité glaçante et redoutable.

Alors bien sûr, les mots en font trop, les mots débordent, dégueulent de leur cadre. Bavards, pompeux, sûrs de leur charme, ils crânent ouvertement et se consolent d'une relative insignifiance orale. 

Chaque année c'est la même : On merde en beauté, on se rattrape partiellement, on se trouve flamboyant, on se laisse prendre là où on avait juré qu'on ne nous y reprendrait plus. 

On prend les vessies pour des lanternes avec un entêtement farouche. 
Et nos amis de nous dire :Georges, attention,c'est une putain de vessie. 
Et nous de répondre : tsss tsss , je sais où je vais. 
Et c'est drôle, parce qu'on va nulle part mais on y va de bon coeur jusqu'à manger le mur et repartir dans une autre direction.

On remercie chaleureusement l'équipe de détection des vessies masquées d'avoir la décence de ne pas nous achever d'un : J'te l'avais dit.

Alors avant de changer d'année, je compte mes forces et elles sont nombreuses. Je me sens solidement ancrée dans ma vie, en adéquation avec des aspirations raisonnables, confiante, riche, avec juste ce qu'il faut de hargne. 
Amoureuse perverse, amoureuse romantique. 
Princesse pataquès qui déglingue le bon sens quand les doutes la gouvernent. 

Le plus important, et ce que je te souhaite, c'est de t'aimer d'un amour tendre et de te pardonner de ne pas être ce qui se fait de mieux, toutes catégories confondues. 

Allez va, t'es vraiment pas mal dans ton genre. 

Alaviou <3







mercredi 18 décembre 2013

All and more

_Organiser une conciliation entre mon Jekyll et mon Hyde.

_Mettre un terme à la palpation anxiogène des ganglions  cervicaux.

_Éviter les transports en commun, déclarer quotidiennement sa flamme au mouvement, à la brûlure des muscles, à la chaussée givrée qui apprend à danser à nos semelles lisses.

_Atterrir en douceur des vols nocturnes, rendre hommage au vertige dans toutes les situations, étirer les frissons, les transformer en orgasme.

_Multiplier les listes qui constituent une alternative correcte à l'angoisse.
 

_Listes : Verre à moitié plein
Pas de liste : Verre à moitié vide


_Ne chérir le spleen que lorsque le moral est par ailleurs assez balèze pour éviter la tragique et ridicule complaisance.

_Inventer des mondes, des langues, des mots, des couleurs.

_Affirmer la puissance de l'auto-persuasion

_Accepter le corps de trente ans, les cheveux de 75 ans, la fougue de 20 et une candeur toujours virginale alternée avec une clairvoyance glaciale.

_Regarder la découpe nette des chevaliers du quotidien, s'émouvoir une fois sur 10 de leur bonne volonté. 9 fois sur 10, avoir envie de les scalper au nom de la liberté qu'ils gâchent pour se transformer en salaire mouvant.

_Te chanter des chansons lorsqu'on émet des avis sur la gestion de ta vie, de tes forces, de tes intentions,  de la part occupée par ton Jekyll et ton Hyde dans tes réunions de conseil d'administration.

_S'attacher à donner la part belle aux avis particuliers formulés par des personnes particulières.

_Ne pas céder au terrorisme du sentiment: Dis moi que tu m'aimes //  Dis moi que tu m'as aimée //  Promets moi que tu m'aimes plus, que c'est fini, s'il te plait, je ne veux pas tourner notre page si l'encre n'est pas totalement sèche. Je ne veux pas tout saloper, tu comprends?

_Ne pas céder, ne pas céder. Laisser à chacun le soin de comprendre qu'il a déjà bel et bien tout salopé. 


vendredi 6 décembre 2013

More warrior than Worrier

Ras la gueule du blabla joliment agencé pour faire des phrases qui puent l'intelligence mais qui n'ont rien d'intelligibles. 
La manie de faire des ribambelles de mots crâneurs qui se mettent en quatre pour noyer la poiscaille qui vit sa vie dans ta tuyauterie. 

De la friture qui fait frémir ton corps. tu l'écoutes, les oreilles immergées dans l'eau d'un bain à température ambiante. 

C'est tout un tas de glouglous et, tout à coup, cette note sur-aiguë, retour de bile et déflagration, le cannibalisme en action, tu écoutes la poésie te dévorer la rate en laissant intact les organes alentours.  

La poésie organique qui secoue ta tripe, qui te remue la boyasse, cette poésie - MON CUL - qui te laisse plus que famélique. 
Et les mains tendues...
Et la tête penchée...
Et toutes les simagrées de marchande d'allumettes hard discount.
La princesse au petit pois qui porte en fait sous ses guenilles des fringues d'héroïne sanguinaire et vengeresse prête à botter des culs en rafale. 
La jambe de super Jamie qui défonce tout sur son passage laissant derrière elle cet état de catastrophe naturelle que tu chéris.

Tes dents, tes griffes, ton regard bazooka, tes muscles bandés, ton désir tendu, la paix qui dort à poings fermés, la guerre sourde que tu as entendu gonfler les oreilles immergées dans ton jus. 

Tout est prêt pour l'opération terre brûlée, un maximum de casse, un minimum de temps. 
Il s'agit de te départir de l'alanguissement systématique // la recherche d'une paix totale sur laquelle tu peux t'asseoir // les inquiétudes dont tu raffoles, petite conne qui se cherche des poux dans une tête rasée ...

Ne pas prendre tes putains de contrariétés pour un genre artistique à part entière. 
Chialer, tu sais, tout le monde sait le faire. 
Fais pas chier Cendrillon, on t'attend. 
Rase toi la tête, bois un dernier scotch, charge ton gun, les munitions que tu planques dans ton ventre-monde-monstre attendant le signal pour l'attentat kamikaze lancé contre ta mélancolie sophistiquée. 

On n'en veut pas de tes belles larmes propres, on veut que tu te dégoupilles, que tu partes en torche. 

Que tu mettes la grosse misère à cette guerre des mots que tu te livres, au mépris du corps qui demande de l'éclat, de l'envie, de la sueur. 

Personne n'a besoin d'une guerrière qui se déplace en civière.