Georges

Georges

vendredi 6 décembre 2013

More warrior than Worrier

Ras la gueule du blabla joliment agencé pour faire des phrases qui puent l'intelligence mais qui n'ont rien d'intelligibles. 
La manie de faire des ribambelles de mots crâneurs qui se mettent en quatre pour noyer la poiscaille qui vit sa vie dans ta tuyauterie. 

De la friture qui fait frémir ton corps. tu l'écoutes, les oreilles immergées dans l'eau d'un bain à température ambiante. 

C'est tout un tas de glouglous et, tout à coup, cette note sur-aiguë, retour de bile et déflagration, le cannibalisme en action, tu écoutes la poésie te dévorer la rate en laissant intact les organes alentours.  

La poésie organique qui secoue ta tripe, qui te remue la boyasse, cette poésie - MON CUL - qui te laisse plus que famélique. 
Et les mains tendues...
Et la tête penchée...
Et toutes les simagrées de marchande d'allumettes hard discount.
La princesse au petit pois qui porte en fait sous ses guenilles des fringues d'héroïne sanguinaire et vengeresse prête à botter des culs en rafale. 
La jambe de super Jamie qui défonce tout sur son passage laissant derrière elle cet état de catastrophe naturelle que tu chéris.

Tes dents, tes griffes, ton regard bazooka, tes muscles bandés, ton désir tendu, la paix qui dort à poings fermés, la guerre sourde que tu as entendu gonfler les oreilles immergées dans ton jus. 

Tout est prêt pour l'opération terre brûlée, un maximum de casse, un minimum de temps. 
Il s'agit de te départir de l'alanguissement systématique // la recherche d'une paix totale sur laquelle tu peux t'asseoir // les inquiétudes dont tu raffoles, petite conne qui se cherche des poux dans une tête rasée ...

Ne pas prendre tes putains de contrariétés pour un genre artistique à part entière. 
Chialer, tu sais, tout le monde sait le faire. 
Fais pas chier Cendrillon, on t'attend. 
Rase toi la tête, bois un dernier scotch, charge ton gun, les munitions que tu planques dans ton ventre-monde-monstre attendant le signal pour l'attentat kamikaze lancé contre ta mélancolie sophistiquée. 

On n'en veut pas de tes belles larmes propres, on veut que tu te dégoupilles, que tu partes en torche. 

Que tu mettes la grosse misère à cette guerre des mots que tu te livres, au mépris du corps qui demande de l'éclat, de l'envie, de la sueur. 

Personne n'a besoin d'une guerrière qui se déplace en civière. 




1 commentaire:

  1. Merci de nous rappeler que "Personne n'a besoin d'une guerrière qui se déplace en civière." Y en a un peu trop en ce moment

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