Georges

Georges

jeudi 14 novembre 2013

Fragments

//Quand tu laisses la fiction noyer tes synapses, tu ne résistes à aucune vision et tu vogues dans des bains suaves, des estuaires aigre-doux.
Quand vient l'heure de les retranscrire, tu n'as pas le courage de prendre le stylo pour briser la trop longue absence de mot. 
Égoïste, tu gardes pour toi les emballements de ton cerveau.//


//Tu donnerais beaucoup pour une paparazzade dans son subconscient. Curieuse de ce qui t'es pudiquement dissimulé. //

//L'idée de demain tresse tes boyaux avec une froide minutie. Demain est un concept vertigineux //


 //Tu te loves dans l'ennui automnal, sans foret incendiées, la rousseur relative des végétaux est rassurante comme une mort esthétique qui voudrait effrayer personne, feuilles après feuilles, le vent arrache jusqu'au dernier haillon de pudeur et transforme le panache en fumier.  

L'incandescence prend son temps.//

//Tu l'écoutes mentir pendant de longues minutes sans avoir le coeur. Confortée par ton écoute bienveillante elle est exaltée par ses élucubrations. Je souris à son talent romanesque et à son emportement mythomane,  elle pense certainement que je souris à la grande aventure de sa vie.



Chez les personnes sans importance, le mensonge t'amuse, te distrait, et les porteurs de mensonges te délassent de tes angoisses. Tu les vois se débattre avec ce qu'ils pensent vrai/faux, ce dont ils ne savent plus rien, les souvenirs usés d'avoir été travestis, étirés, minimisés.Tes frayeurs synthétiques sont évincées par le blabla mythomane des parleurs compulsifs.

Le mensonge t'amuse parce qu'il te rassure sur ta propre loyauté, tu sais que tu n'es pas capable de tout ça. Tu sais aussi que cette incapacité constitue un problème, celui de la transparence et de l'absence de mystère qui peut potentiellement faire bailler ceux qui te font face. 

Les bonimenteurs ont plus de public que les filles entières qui ne savent rien cacher de leurs émois et de leurs détestations. //

// Le chant élégiaque des vagues... Tu ne sais pas t'en passer.
En serpentant dans les pleins, les déliés de ta mémoire bavarde, c'est le plus souvent face à l'océan que tu te plantes quelques minutes pour te souler du va et vient lancinant. Le ressac te ramène à la vie quand tu te colles la mort avec des pensées sinistres. //

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