Georges

Georges

lundi 24 juin 2013

Maintenant c'est Now.

_Balancer tes eaux de vaisselle au visage de victimes providentielles.

_Croire en l'amour fou après trois nuits, se vautrer, ridicule et vaincue dans des croyances qui se révèlent être de la merde en barre.


_Se consoler d'avoir tout perdu en se croyant l'héroïne sublime d'un conte de fée.


_Du laid, de l'air, des moments que tu as surestimés, jouissances précaires et feintes.


_Tu es la femme sans qualité dans plusieurs esprits, conséquence de ton amertume trop vive, ton besoin de consolation trop grand, ta réalité trop raide.


_Descente en rappel dans des abîmes de solitude et de silence, des myriades de promesse qui éclatent en atomes morts.


Le destin arrange tout le monde quand le divertissement manque et que tu creuses et creuses encore des fosses où te débarrasser de tes croyances.


Au feu, voilà la place de cette pression du destin.
 

Au feu tu as jeté les mots faciles, la comédie d'amour, un court métrage qui ne tient pas la route à côté de la version longue dolby surround avec laquelle tu aurais aimé arrondir les angles, les arêtes et tout ce qui blesse, coupe, t'as mise en lambeaux.

Le manque brutal, viscéral, les efforts que tu as fait pour accepter de passer l'éponge et taire ce qu'il faut pour arranger une paix que tu pensais définitive.


Le mal qu'on se fait, le mal qu'on cherche à se faire, le mal que personne n'a mérité mais qui doit bien être évacué. 


Ce mal qu'on porte en broche, qui maquille tes yeux claqués par les nuits de larmes, qui creuse ton ventre. 

Ce mal est derrière toi, cicatrisé, enfin. 

La vie est devant toi, l'eau est bonne, tu y glisses un pied, un mollet, tes cuisses, ton sexe, tu passes le dernier frisson autour du nombril, et tu t'y jettes dans un fou rire. 

Le mal, merde, on a bien le droit de l'oublier, de le laisser se tasser comme de la boue qui sèche, qui fait un tapis moelleux sous les pieds, dont on redécouvre la texture solide et soyeuse. 

Merde aux jérémiades et aux lamentations. 

C'est l'été, tu ne creuseras pas plus loin désormais que ta chute de reins. 

Il n'y a pas d'autorisation à demander pour te sortir des limbes dans lesquelles t'as passé des mois. 
il n'y a pas de respect à avoir pour les personnes qui par curiosité et pour se sortir d'une vie toxique son venue respirer ton air et te marcher sur la gueule. 

Que les jupes volent, que le souffle soit court et le ciel dégagé, tu l'as pas volé. 






7 commentaires:

  1. Oui tu l'as pas volé !
    En été les femmes sont belles disait Brel tu es encore plus belle depuis quelques semaines Bel été à toi que j'aime

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Anonyme, tu peux enlever ton bob, je t'ai reconnue!
      Merci...

      Supprimer
  2. isabelle courbet24 juin 2013 à 12:54

    Cet anonyme a parfaitement raison, Gio. Et si bien de belles choses nous sont inspirees par la douleur et l'elan de lui echapper verticalement, je voudrais que tu prennes de toi le plus grand soin.
    Gros baisers sudistes et campagnards,

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est précisément ce que je fais! L'élan d'échapper verticalement à la douleur est bien là !
      Des bises à toi de la Bourgogne glacée.

      Supprimer
  3. Le PRINTEMPS, ma douce fleur. Heureux pour toi. Je t'embrasse.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Enfin...
      Je t'embrasse aussi et je pense à toi et à ton grand tournant :)

      Supprimer
  4. Oui c'est bien ça... bravo et merci merci : je file à la plage, vivement le fou rire!!

    RépondreSupprimer