Georges

Georges

mardi 27 mars 2012

Easy Listing #

_ Le retour du soleil coïncide chaque année avec le retour du masque Quiès et des maux de tête.Passage obligé avant de pouvoir en profiter. Photosensibilité.

_ Dans le noir d'un masque Quiès, on s'ennuie et on regrette sa petite santé qui nous empêche d'aller crâner en ville comme tout le monde. 

_ En ce moment, on entend/lit des conversations décomplexées sur la torture et la peine de mort. Ce qui est digne et ce qui ne l'est pas. Tout le monde donne des leçons à tout le monde. Vous savez de quel truc je parle. 

_ Là, on pourrait me dire, quoi? un truc? tu veux dire, une monstruosité, une ignominie blablabla...

_ Il faudrait arrêter 30 secondes de taper des sketchs à la chaine. C'est du pur spectacle et d'un goût dégueulasse. 

_ Le printemps modifie mon itinéraire quotidien, y ajoutant ses couleurs et ses reflets. 

_ La musique a repris une place très importante dans ma vie, celle de refuge, j'écoute mes chansons cabanes en me faisant des plans sur la comète, je suis en demande de nouveauté, d'atmosphère, d'ambiance...

_ Dans cette boum qui est mon cerveau, les garçons se jettent les uns contre les autres et les filles ferment les yeux pour danser et je les regarde en sirotant un excellent whisky avec de la glace. 

_Parfois, ils sont tous épuisés de leur démonstration d'existence, alors ils s'enlacent simplement et c'est beau. 

_ Samedi j'ai vu le plus petit chien de l'univers, il était moche, t'as pas idée, mais j'ai quand même fait la débile avec des "Oh" et sans doute des "Ah". 

_ Je crois ne jamais avoir vécu de campagne présidentielle aussi cradingue et je n'en ai jamais eu autant quelque chose à foutre de cette élection. 

_ Longtemps, j'avais cessé de lire les commentaires sous les articles publiés en ligne par "Le Monde", ce matin, je me suis souvenue de la raison pour laquelle j'avais stoppé ce délire juste avant d'avoir des plaques sur tout le corps d'agacement. 

_ Malgré mon age, j'ai toujours envie de mettre des trucs sur mon chat qui dort, genre lunettes de soleil et casques. Considérez ça comme un aveu. 

_ Ce soir Arte explique pourquoi manger des animaux c'est craignos.

_ Rien au sujet du port forcé de lunettes de soleil. Bon. 

_ Le docteur Dukan ne regardera surement pas Arte, parce que c'est quand même le naze qui suggère de bouffer du poulet sous blister à tous les repas. 

_ Ce mec ressemble à PalPatine dans les star wars. Sans dec. 

_ Parfois, un courant d'air génère un tourbillon de pétales roses et cette image doit vraiment parler à la fibre la plus tendre de mon être, parce que je suis réenchantée.



J'ai pas la source, je l'ai simplement volée sur tumblr.

dimanche 25 mars 2012

Disorder

Je me réveille comme ivre de la veille, la tête lourde, les yeux bouffis.
Ivre du soleil qui a joué longtemps avec mes cheveux.
Ivre d'avoir laissé l'hiver loin derrière. 
Ivre de ce printemps qui charrie dans son lit des promesses de sursaut.
L'odeur du café très serré commence à me réveiller. 

Dans mon casque, les morceaux du premier album de Joy Division "Unknown pleasures" m'arrivent dans un ordre aléatoire. Je l'écoute avec mon corps qui entre dans une transe douce, ma tête s'allège, les mots la consolent de sa cuite imaginée. 
Longtemps je n'ai pas pu écouter très souvent Joy division, ça me mettait vraiment mal. Trop dark, je n'arrivais pas à dissocier le groupe du destin de Ian Curtis, surtout après avoir vu Control un film sur lui d'Anton Corbijn.
Je me souviens très bien d'une conversation avec mon copain Teka à la business school où nous passions notre BTS de merde, on parlait souvent musique à la pause cigarette, il me parlait de Ian Curtis avec tant de passion qu'il m'a donné envie d'aimer. 
C'était lors de la sortie du film, comme tous les films que je veux voir absolument, je l'avais raté.
J'ai mis longtemps à avoir accès à cette musique. Je ne sais pas quels chakras étaient mal alignés, mais ça ne venait pas, j'avais envie d'arrêter rapidement l'écoute après trois chansons, je me sentais triste comme une pierre à ricochet. Bonne à me bouffer la peau des ongles pour les deux heures qui suivent. 



Dans la semaine, j'ai voulu acheter Rock and Folk, il n'était plus disponible chez mon dealer, j'avais envie d'un truc, genre caprice, j'ai eu l'idée de merde de prendre Rollingstone. Du papier sale, des articles potaches à la con. Des mecs qui écrivent en se prenant de très haut, j'ai pu m'enquiller deux papiers à tout casser. 

Le problème est résolu depuis hier, j'ai retrouvé mon vieux rock and folk avec ses photos pas possibles. Ce magazine est bon, mais il est moche. J'ai arrêté de lire les papiers d'Eudeline.

Pour le reste : 
- Blessure d'orgueil parce que Malena a qualifié les "bérurier noir" de groupe de beauf.
- J'ai des stickers Mélenchon.
- J'ai vu la première motocyclette datée de 1897, le truc qui m'a surtout interpelée dans ce mini évènement, c'est le mot, motocyclette, lol quoi. 
- D'ici à ce que je me mette d'accord sur le fait d'aller voir ou non Bye Bye Blondie de Despentes, il ne sera plus à l'affiche, le savoir ne me fait pas grand chose. 

mardi 20 mars 2012

Sur ma route

Sur ma route, je croise ce sosie d'Allen Ginsberg qui me demande le chemin de la gare.
Et je suis gênée parce qu'il pourrait voir dans mon regard que je pense qu'il daube sérieusement la crasse et le vin, que j'évite de m'approcher. 
Je lui indique son chemin vite fait à ce vagabond aviné qui cherche ses mots dans une barbe éternelle. Son regard étoilé n'attrape pas le mien, que je lui offre pourtant, il se fiche bien des regards, il veut poursuivre sa route.
Sur ma route, les kids, tôt le matin, font tourner un joint, et je repense à une époque ou j'avais le même petit dej.
J'arrivais en cours affalée.
Je ne me trouvais jamais suffisamment négligée, dépeignée et enlaidie.
Je répondais des "ouaaaais" de tête à claques lorsqu'on m'appelait,la bouche pâteuse comme si je m'étais goinfrée une quiche au valium, la veille.
Une dégaine pas croyable pour me sentir pas croyable.
J'aurais aimé envoyer des éclairs et des boules de feu à la face des adultes.
Je voulais qu'ils m'aiment et pour cela, j'ai choisi de les détester.
Ben, paye ta stratégie foireuse!
Vous devez penser que je suis accro à l'adolescence.
Vous n'avez pas vraiment tort.
J'ai tellement envie de tenir la main de cette mocheté organisée que j'étais, de lui dire d'arrêter cinq minutes son char, que tout ira bien.Que tout n'ira jamais aussi mal en tout cas

J'aime regarder les kids se refiler un joint. Ceux qui ne le font pas sont plus inquiétants encore.

Sur ma route,  j'ai ressenti de la tendresse pour un jeune homme aux yeux trop maquillés, tout en noir et en ferraille, looké fossoyeur glam biactol. 

J'ai eu envie de lui dire, laisse les rire, tu t'en fous, hein, t'es un vampire.

Beauté volée / Bertolucci / 1996

jeudi 15 mars 2012

Enjoy the silence

En ce moment, c'est tendu puissance arbalète.
En vrac les mots qui me viennent sont : soleil, noyade, espoir, étouffement, Persol et violence.
Tu vois, un vrai n'importe quoi. C'est sinusoïdale à souhait.
Hier matin, j'ai vu un écureuil onduler dans le parc d'un lycée, il allait surement d'une planque à une autre, c'était cool de le voir, parce que ça n'arrive pas souvent, ça m'a fait un effet étoile filante, je n'ai pas fait de vœu, j'ai capturé l'image, je me la raconte encore et je souris.
Cette année et à cet endroit, c'est la deuxième fois. La première fois, je m'en souviens très bien, c'est le jour de la neige, tu sais, j'étais comme une gosse .
J'ai dit à un mec que je venais de voir un écureuil dans le parc blabla, le mec me répond,: Ah t'as vu mon copain?
Hum hum. Toujours trouver plus taré que soi...

J'ai un double album qui doit reprendre les meilleurs morceaux de Depeche Mode, lorsque j'écoute Enjoy the silence, j'ai envie de faire ce truc de hippie qui consiste à tourner son visage vers le ciel en souriant comme une allumée et tourbillonner,les bras en croix.
Mais bien entendu, je ne le fais pas. 
En allant bosser, j'ai voulu prendre un raccourci qui s'est révélé être un rallongi, je me suis perdue dans ma propre ville, c'était un truc nouveau et génial. Parce que quand on se perd, on se retrouve, normalement.  

(Là je l'ai fait, tu sais, le truc de hippie, à l'aise)

Je n'aime pas la tension.
La tension électorale du moment me fait un peu flipper. 
Tant de ferveur, de drapeaux...
Je ne me reconnais pas dans ce truc là. Je pense juste que ça risque d'être à nouveau la merde et cette idée me donne envie de louer un costume de clown et une tronçonneuse.

(j'ai dit que j'étais tendue, non?)

Juste l'impression de voir des fayots déblatérer des exposés moisis,  à fond de stress, devant des profs médiocres et des élèves assoupis ou juste occupés à gueuler en secouant leur drapeau. 

La politique, ça ne doit pas être un truc fait pour les gamines qui prennent les écureuils pour des étoiles filantes et qui se perdent dans leur ville en écoutant Depeche Mode. 



lundi 12 mars 2012

Reprise

Sur ma route,je croise des jeunes gens qui s'embrassent, l'impudeur de leurs baisers est très belle.
J'ai envie de dire que ce sont des gamins, c'est davantage méchant envers moi qu'envers leur splendide jeunesse qui brille fort contre un mur de pierres.

Ils attrapent la lumière, ils la gardent pour eux. Ils me rappellent combien j'aime les amoureux.


Je refuse trois fois le journal 20 minutes, je souris en disant merci.
Un merci qui veut dire non merci, le non est sous-entendu par ma main qui fait barrage.

Au bureau, nombreuses sont les femmes qui ont profité de leurs vacances pour faire quelque chose à leur cheveux.
Je ne sais pas commenter ça, j'entends les unes dire aux autres : ah ben tu as changé de coiffure, c'est frais...
En écoutant tous ces chichis, je pense que ça ne me déplairait pas de pouvoir être comme ça, 10 minutes par jour, 4 jours par semaine.
Je me contente de retenir les prénoms, peut être qu'un jour je saurais parler de cheveux...

Les femmes de mon bureau se souviennent exactement de ta couleur de cheveux, de leur dégradé, de l'élasticité des boucles de chacune. Elles sont très techniques quand elles parlent, c'est limite comme parler de bagnole. Elles en savent long, c'est étourdissant.

En revanche elles vont pas hésiter à t'appeler "machine" quand elle ne claque pas des doigts en ne te regardant même pas, comme si elles allaient retrouver ton prénom dans le noir bizarre de leurs paupières fermées.

Le téléphone sonne et, alors que je décroche on me dit: c'est qui?
Je demande : qui voulez-vous? 
Parce que je sais que c'est pas moi qu'on cherche à joindre, je sais également que je vais dire mon prénom et on ne va pas me remettre.

Je devrais dire : C'est la brune aux cheveux longs qui n'est pas allée chez le coiffeur pendant les vacances, tu vois?
Ah oui, la petite... 
Oui, elles disent aussi petite pour dire jeune, du coup même quand t'es un morceau tu deviens petite pour elles.

Le soleil me donne des envies d'Andalousie, t'imagines pas.

(T'as vu, maintenant c'est toi que je tutoie...) 


Envie de traîner dans des rues blanches et chaudes, de porter des robes légères.

Être amoureuse et terriblement impudique.


jeudi 8 mars 2012

Simple

C'est le propre de mars, je crois, de malmener nos pelotes nerveuses. 
C'est toujours un mois fou. Mars. 
Une folie relative et pâle à laquelle se mêle beaucoup d'impatience.
La musique et les balades furieuses n'apaisent rien, simplement parce que rien n'est proprement enflammé. 
Il me semble que tout, en moi, attend. 
Quoi? des réponses aux questions que je ne me suis pas encore posées. 
Les mots que je ne formule pas et qui deviennent du compost pour autre chose. 
J'imagine que tout sortira d'un coup, comme ça, geyser coloré. 
Jaillissement. Que ce mot est laid, technique et à oublier. 
Cette période correspond aussi à la fin d'un autre cahier. 240 pages supplémentaires de banalités tricotées.
Moleskine au bandeau vert réséda. On pourra me dire ce qu'on veut sur l'aspect bobo, lettré, débile de ce cahier, aucun papier ne sait parler aussi bien à mes feutres, plumes, crayons, billes.  

Il y a un tas de trucs qui me révoltent, qui me foutent vraiment dans un état de colère vilain à voir.
Disons que je n'ai pas très envie de le partager ici, tout ce lot de grimaces.
De toute façon, j'imagine que vous voyez tout à fait sans moi les aberrations de ce monde.
Il y a suffisamment de moments qui me font perdre mon calme...

Là, j'ai surtout envie de le retrouver.

J'en ai eu marre de me tutoyer aujourd'hui, je voulais faire simple. 

Mon nouveau mot préféré.


samedi 3 mars 2012

Easy Listing #Aveux

-Tu aimes beaucoup Lio, qui s'appelle Wanda, et c'est encore mieux comme ça. 

-Idem pour Amanda Lear qui ce mois ci est interviewée dans Rock And Folk

-Elle ne s'appelle pas Wanda en revanche

-Les gens de théâtre te font rire, dans un café, alors que tu écoutes leur conversation pseudo intellectuelle tu entends des lieux communs passés au tamis dont il ne reste rien de profond. 

-Tu pourrais écrire les didascalies de ces conversations : (la vieille femme parle fort pour qu'on comprenne qu'elle est comédienne), (le jeune homme s'évertue à expliquer que le rôle de la mère; malgré ses trois répliques, a une importance capitale), (la dame coupe la parole au jeune homme pour montrer que c'est quand même elle la comédienne, merde), (Georges ricane en gribouillant).

-Le soleil rend plutôt heureux, c'est un bonheur simple.
- Dans la rue, on t'a tendu le programme de Bayrou et pas celui de Mélenchon. C'est relativement vexant. 

- Ouvrir toutes les fenêtres de ton appartement et entendre la vie battre le pavé c'est aussi un bonheur simple. 

- Les conducteurs de poussettes ne se sentent pas pisser.

- Rire avec une amie au sujet de conneries et de légèreté, ne pas se prendre au sérieux, c'est comme une sieste au bord de l'océan, ça te requinque, on n'a pas idée. 

- Vider des bières de qualité médiocre la veille avec une autre amie en fumant des cigarettes et en écoutant le Velvet underground, c'est une heure qui vaut pour 10. A l'aise.

- Vu en ville en homme en combinaison rose. 

- Vu sur ta fanpage Facebook, le même homme. 

- Vu partout, des personnes qui sont membres de cette page. 

- Vous avez tous l'air cool, ouf. 

- L'inquiétude d'être prise pour une anarchiste de droite parce que tu cumules le snobisme à ton côté réac.

- L'angoisse...

- Porter un sac à dos ça gonfle tout le monde.

- être bossue ça devrait être mieux perçu que le sac à dos qui met des coups aux gens.

- Lesquels, d'ailleurs, pourraient simplement arrêter d'être collants ça éviterait les coups de sac. hin hin.

- Beaucoup de temps perdu derrière l'écran.

- On réfléchit quand même toujours en terme de perte/bénéfice.

- La pêche revient, t'imagines pas.

- Quand on a un nouveau follower, TumblR envoie une message sympa qui se termine par "affectueusement". L'art de fidéliser.  

- L'autre jour tu as feuilleté télérama. Lol

- Ici, quelqu'un t'as dit que tu avais la Bobo attitude. Lol.

- Hier, on t'a dit que ta fiction de Noël, (zelda Emilie, de la coke et un peu de cul) manquait de tripes. 

- Cette musique est belle : http://bit.ly/xtkma9

- Marilyn Monroe sur l'affiche du festival de cannes. 

- Retour à une plus grande vigilance, en tout pour tout. 

- Le fléau, finalement, c'est la paresse. 

- Prenez soin de vous.