Georges

Georges

samedi 1 septembre 2012

September

Le froid est tombé avec brutalité, hier soir, déjà, l'air s'est montré différent. 
Les discours de rentrée nous ont mis dans le bain de la reprise et ce, quoi que nous ayons laissé en plan.
Il faut mettre un terme à la succession des divertissement pour intercaler, entre les plages de liberté, des moments de vie gagnée, la comédie des sourires sociaux et des questions dont les réponses s'évaporent en quelques secondes seulement.
Dehors, les trams font rêver la ville qui n'y croyait pas.  Parfois, l'impression d'une gratuité qui embellit la perception des services rendus. 
Les gens prennent-ils le tram parce que c'est gratuit aujourd'hui? pour le mouvement? pour quelqu'un qui les attend, un peu plus loin?
Ce détail va m'intéresser un moment et, une fois oublié, je vais croiser un homme nerveux qui recompte une pile de tickets et je vais à nouveau m'interroger sur les charmes de cette gratuité décrétée pour séduire. 
Elle séduit, t'inquiète. 
 
L'été résiste et quelques rayons embellissent cette fin de journée. Ton hâle et ses frissons se rapatrient sous un vêtement, la débronze opère déjà. C'est forcément trop tôt. Le bout des doigts glacés, aussi.

L'excitation qui accompagne la rentrée est chimiquement agréable à vivre. Un infini de perspectives nouvelles, des promesses que l'on reformule dans l'unique but de devenir à peine meilleur. 

L'excitation mérite qu'on y prête toute notre attention, elle ne doit pas faire peur mais au contraire nous rassurer, et nous accompagner vers le bouillonnement.


4 commentaires:

  1. "Prendre le tram aujourd'hui n'avait effectivement pas de prix..."

    Entendu de la bouche de la journaliste sur France 3 Bourgogne :-)

    François

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  2. Et maintenant, il ne faudrait pas qu'octobre nous prenne

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  3. Ce matin, j'ai du mal à bouillonner....

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