Georges

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jeudi 16 août 2012

working class show

Un père avec des prénoms tatoués sur le torse envoie paître sa femme comme la dernière des daubes, tout ça devant les gosses.
Je vois le prénom du fils sur le pectoral gauche, la fille est sur la droite, madame a eu les abdos, son prénom, long, générationnel, un truc en "line "comme beaucoup de filles de son age, sept lettres gothiques qui en font clairement trop.
Il est question que madame ferme sa gueule. Bon. Et qu'elle aille se faire foutre. Loin.
C'est noté les enfants? maman, elle va où???  Elle va se faire foutre !
C'est gênant, parce que tout ça ne regarde personne mais il faut quand même y assister, la misère humaine, affective, c'est rarement à guichet fermé. 

Je me bouffe la lèvre pour avoir l'air de m'en foutre, d'ailleurs, qui sont-ils pour moi? Que dalle... 

C'est tout le problème, je ne demande pas à voir tous les jours des spectacles de misère, des gens qui se froissent comme des serviettes sales devant leurs mômes, des vieux qui sentent la pisse et des perruques qui glissent inéluctablement du côté de la honte.

Ce serait confortable  de substituer une conscience qui, elle aussi, en fait trop à une vacuité béate.
J'ai renoncé à mes rêves de confort, à la guerre comme à la guerre.


5 commentaires:

  1. en ce qui me concerne, et c'est triste voire honteux, je deviens de plus en plus hermétique à ce genre de spectacle

    :/

    et à tout ce que je vois dans la rue en général

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  2. Je ne suis pas sûre de trouver ça honteux, triste, peut être.
    J'aimerais assez me détacher de tout ça mais faute d'y parvenir, je prends des notes ... C'est pas beaucoup plus glorieux :)

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  3. Ça fait vraiment froid dans le dos.

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  4. l'ombelle des talus23 août 2012 à 00:34

    A tout le moins, des enfants surveillés qui, si l'envie leur venait de se pendre, en seraient empêchés; tu trouves pas ?

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  5. Sentiments partagés...
    entre le dégout, l'envie de vomir et des pensées misanthropes...

    L'envie de pourrir ce type aurait été très difficile à contenir... mais sans violence... sans insulte... des mots méprisants dits calmement sont bien plus efficaces....

    Je crois que je n'aime définitivement pas les gens.... enfin... pas tous... ça, c'est sûr...

    Le bécot.
    G.

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