Georges

Georges

lundi 13 août 2012

Plus vite, plus loin

Les colères historiques somnolent, l'été ne met pas d'eau dans mon vin mais il arrose les pousses d'une colère d'un autre genre, moins passive. 
Quand on arrive au bout des piétinements immatures, une toile de possibilités se dévoile, une arborescence de sentiers nouveaux qui mènent tous à l'action. 
La chaleur de ma peau, les zébrures de mon corps mal exposé, le rythme imprévisible de mon pouls... 
La recette de mon été consiste en un dosage calculé de ces différents ingrédients. 
Le chaud/froid qui taquine l'épiderme, à l'origine de tous les frissons et du souffle court qui s'ensuit, souvent. 
Des pas consécutifs qui ne mènent qu'à la prochaine croisée, là où l'instinct se racontera la plaisanterie du choix avant de suivre le trajet imposé par le sang qui tape.
Un sens, un autre, à rebours, les yeux fermés sur le domestique, ouverts, immenses sur le reste de route à avaler. 

Quitter pour un été les rumeurs consensuelles qui font de nous des êtres dépendants de toutes données vulgaires, de la météo au prix de l'essence. 

Convertir le courage en chance en ne se contentant plus d'une bouillie de vie. Ne jamais remercier ceux qui prémâchent pour nous faciliter la compréhension. 
Ne pas trinquer à l'éther dès le petit déjeuner. 
Dans mon cinéma sans dogme, je passe des films inédits, on y voit des arbres traverser les immeubles en leur milieu, des cabanes construites autour de panneaux signalétiques, une vie urbaine en proie à l'imagination des passants sous dopamine. 

Un monde reste à dessiner. 
Ne comprenez pas trop vite ce que je n'ai pas dit. 

Échangeons la peur contre toute autre affection et remettons à la mode les étoffes tissées de nos anomalies préservées...

 
 

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