Georges

Georges

samedi 14 juillet 2012

Mouton

_ Des zones de discrétion, dans les villes,  pour que chacun puisse se cacher, y pleurer ou se remettre d'un emballement du cœur, vérifier que l'on n'ait rien sur les dents.

_ Quadriller la ville de zones de paix où l'on peut renifler des larmes ravalées ou se marrer d'un truc qui ne fait rire personne.

_ Associer le courage à la frugalité et l'ascèse. 

_ Le courage de la dépossession. 

_ Rendre les livres qui ne méritent pas notre poussière. Rendre les disques qui ne tournent pas. Rendre des personnes à leurs vies sans nous. Rendre les armes ainsi que toutes les munitions. 

_ La somme de toutes les servitudes. 

_ L'imaginaire commun nous rappelle que nous sommes tous les mêmes. 

_ Les nazes qui ont fondu devant Amélie Poulain

_ Nous savons TOUS ce que le renard a dit au petit prince ahuri sur l'essentiel invisible pour les yeux. 

_ Dire ça c'est carrément dégueuler sur des aurores spectaculaires, rideaux de nuit évanescents. Des infinités de mer, des montagnes qui hurlent et seulement l'essentiel qui arrive au cœur, après avoir éclaboussé les yeux.  

_ ...Après avoir éclaboussé les yeux...

_ Dessine moi pas un putain de mouton, j'en peux plus des moutons.

_ Gribouille, fais de la merde, invente. Juste, arrête avec les moutons.


_ Le gosse en voulait un, ils sont légion. 

_ Et certains ont appris à marcher au pas.

grenobledailyphoto.blogspot.com


6 commentaires:

  1. goethe's head soup14 juillet 2012 à 19:31

    ...avec ses yeux de renard... aussi givrée qu'une mandarine

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  2. goethes head soup14 juillet 2012 à 20:05

    Tu assures aussi le correcteur automatique ou surinterprète-t-il les apostrophes ? (comment fais-tu ces o e dans l'o accolés ?)

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  3. Aaaah, des zones où se trouver discretement en paix...
    A côté d'un mouton dans sa boite ?

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  4. Va pour le mouton qui dance ! Je promets de vous faire parvenir une photo si je croise le phenomene, Georges.
    Et ecrivez-nous vite, votre ecriture lance des eclats a la persistance retinienne elevee, et alors... On vous languit.
    Bonnes poussees de fievre estivales, en tout cas.
    Isabelle

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