Georges

Georges

vendredi 20 juillet 2012

Fire walk with me

Retiré de la boite aux lettres, du papier à classeur que mon cerveau envoie automatiquement dans la case "important". Soldat de l'ordre administratif, tu mets en route la mécanique des pochettes en plastique qui bruissent contre les bonnes intentions.

Mettre un terme, pour de bon, à des lâchetés aussi  minuscules que redoutables. Compromis permanent avec le confort moral, tu brades ta propre paix pour ne pas déranger.

Le feu est l'élément des nuits d'amitié, des épanchements pudiques alors que nos visages flamboient.

Dans les crépitements du foyer, jeter des prières malades et des inquiétudes étouffées avant d'arriver aux portes du ciel.

Le moindre chien devient coyote dans la nuit sauvage de l'amitié. Comme des prétextes pour se tenir la main, titubant un peu à trop regarder le voile astral qui veille avec nous.

Cassiopée, la petite ourse, ton répertoire de constellations, reste de soirées vautrées à faire parler les étoiles, ignorant tout de leur voix de ce qu'elles font, la journée. 

[laisser le ciel tel qu'il est, ne jamais l'expliquer, ne jamais le rendre intelligible]

[Cela a déjà été dit, oui] 

En injectant de la poésie dans le centre de ta pupille, tu oublies que les terres inconnues s'échangent contre de l'argent que tu n'as pas, que la plaie et le couteau sont plus liés que tu ne le crois. 

La mémoire, les eaux sales et le pire ne se partagent pas.

Le feu, la nuit et le ciel, oui, restons en là.











5 commentaires:

  1. Oui, que font les étoiles la journée? Peut-être tiennent-elles compagnie à nos rêves....

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  2. "Le moindre chien devient coyote dans la nuit sauvage de l'amitié." ça c'est une phrase que j'emporterai, toujours, partout, pour traverser toutes les nuits sauvages, pour survivre à toutes les meutes.

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