dimanche 10 juin 2012

Nomade

J'ai vécu dans une ville qui ressemblait au paradis des punks à chien, de dingues et de paumés. 
J'en suis partie et j'ai rejoint Dijon la proprette-chicosse qui planquait bien toutes existences marginales...


Les choses ont bien changées, Dijon est plus chamarrée bien qu'elle n'en puisse plus de se trouver géniale.
Il me semble qu'en peu de temps, elle est devenue la terre sainte du punk à chiens, à chiots même en ce moment.

Ben ouais. Saison des amours oblige, ça pullule de bâtards hyper Cute. 

C'est sur que stériliser un chien, faire prendre la pilule à une chienne, c'est surement bourgeois, nazi, liberticide et contraire à tout un ensemble de système de valeurs que je capte sans forcément y adhérer. 

Donc les chiens frappés font des chiots choyés qui finiront frappés à leur tour. 

Bouclage de boucle à la va-vite. 

Mais j'imagine que c'est l'atout charme du PAC (ouais acronymons-le sinon on va s'endormir). Je vois bien parfois, les dijonnaises avec leur rang de perles et leur jupes plissées, s'attendrir devant le chien, et du coup lâcher une pièce ou deux.

J'ai pas de problème avec les punk, mais je suis agacée par la manière dont ils traitent leur clebs. Putain, mais quand y tapent une crise de manque, les punks à bave qui éructent et gueulent, ça me viendrait pas à l'idée de leur foutre un coup de laisse sur les reins en hurlant de fermer bien leurs gueules. 

Ben certain punk, avec leur iench, c'est ça quoi... 

Ta gueule!!!! T'as faim??? moi je veux picoler ma 8.6 alors fais pas chier papa avec tes faux problèmes de chien où je te botte le cul bien comme il faut à t'en faire pisser de peur!

Une fois, j'avais eu la rage de voir un chien avec une crête verte. Le gars ou la nana avait mis la fin de sa couleur toxique sur la tête de son chien. 

Du coup, chien punk. N'importe quoi. 

Toute cette bile pour faire une différence entre les PAC et les vagabonds,  ceux qui font la manche pour du pain, du fromage, de quoi boire un coup et rêver à la fraiche. 
Ceux qui vont de villes en villes, sans attache ni dépendance et qui n'ont pas de chien à rendre malheureux, parce que le stop avec un chien c'est pas un bon plan. 
Ceux qui ont pris la route parce qu'ils avaient la bougeotte et non le désespoir. 
Ceux qui te racontent des histoires de sac trop lourds et de pieds fatigués lorsque tu regardes leur visage brulé.
Ceux qui font bande à part et qui ne la joue pas avec toi comme si t'étais leur pote : salut la miss, bien ou bien... 
Ceux qui ne trimballent pas des blessures apparentes qu'ils hurlent aux passants qui sont forcément ennemi puisqu'ils sont debout et eux au sol, à traîner des carcasses qui font plus vieilles que leur age.

Les vagabonds, je les aime bien. Leurs dingueries, leurs conversations, les mondes qu'ils ont vu, les routes qu'ils ont fait dans un sens et à rebours. 

Adolescente, ivre de Kerouac, assoiffée d'aventures, j'ai passé du temps à bavarder sur des bancs, à offrir des cigarettes, des bouteilles de vin que l'on puisse refermer, des camemberts et du pain, à des vagabonds que j'ai recroisé ou non. 
Qui m'ont donné le prénom qu'ils voulaient.
non, non, pour moi tu seras Anastasia.
Ok, jouons à ce jeu là, il me plait. 
J'ai dit aurevoir en pensant Adieu. Et mon cerveau sédentaire s'est ému de ces adieux déguisés, mais le monde est petit, tellement petit, on se reverra.

Et je les trouvais beaux de cette liberté nomade qui leur faisait des souvenirs dans toutes les langues. 

Cette semaine, j'ai croisé un homme d'une cinquantaine d'années que j'avais rencontré à Besançon. Bien sûr je ne l'ai pas abordé, bien sûr, je ne lui ai pas dit que je me souvenais de lui... 
La mémoire s'effrite sur la route, on y laisse des souvenirs mineurs pour garder l'essentiel, les nuits tièdes passées à se moucher dans les étoiles, à boire du mauvais vin, à rire avec les gamines bien mises, assoiffées d'aventure. 

Leur filer leur dose et disparaître après avoir souhaité bonne route, et remercié pour le pain, le vin, et les rires qui resteront anonymes et s’évanouiront dans le tumulte de la route, remplacés par d'autres et par d'autres encore.  

Ce texte pour dire mon attachement aux nomades en tout genre que je préfère aux sédentaires qui pleurent la bouche pleine, dans les rues qui puent la pisse. 



 




17 commentaires:

  1. Sur le style, brillent par leur densité, leur expressivité, leur spontanéité et leur contenu imagé, les phrases suivantes. On peut encore leur reprocher une certaine carence lexicale et une anémie persistante dans la construction et les tournures :
    « Et mon cerveau sédentaire s'est ému de ces adieux déguisés, mais le monde est petit, tellement petit, on se reverra. »
    « Ceux qui ne trimballent pas des blessures apparentes qu'ils hurlent aux passants qui sont forcément ennemi puisqu'ils sont debout et eux au sol, à traîner des carcasses qui font plus vieilles que leur âge. »
    « Ce texte pour dire mon attachement aux nomades en tout genre que je préfère aux sédentaires qui pleurent la bouche pleine, dans les rues qui puent la pisse. »
    En général, les taches subjectives, hy-personnelles encrassent et polluent ce qui pourrait et devrait être plus incisif, plus mordant et bien plus crédible en termes de considérations sur des sujets si quotidiens et triviaux. On s’attendrait à davantage d’habileté et d’humilité, quand bien même elles n’étaient que camouflées et feintes.
    On aimerait penser et croire que la narratrice au « Je » n’est pas l’auteure qui se raconte… On souhaiterait croire qu’il s’agit d’un leurre savamment posé, d’un trompe-l’œil et trompe-qui-veuille soigneusement orchestré… Hélas, on n’y parvient pas. On peut persister et signer en abondance en ce sens: le récit n’est pas tout à fait une Autofiction qui trouverait pourtant un emplacement choyé dans son contexte contemporain, encore faut-il savoir en manier les reflexes et pourquoi pas même, les revisiter ou les réinventer.
    On supplierait un écrêtement urgent de cette superficialité dominante et de cette légèreté qui énerve et agace une lecture qui en résulte difficile mais non complexe, accidentée voire chaotique mais pas à dessein, perdant en chemin, et au gré des digressions malmenées et mal meneuses, l’impact et le point culminant tant attendu mais que ne point jamais ou que trop peu : trop de rien-dit et pourtant beaucoup d’écrit.
    La prétention et l’ambition sont bien là et le potentiel est certain : de la rigueur, du recul, de la générosité intelligemment distillée, une nonchalance calculée et quelques scrupules orthographiques finiront d’améliorer une matière et des idées qui sont bien là et ne demandent qu’à être sciemment et adroitement exprimées.
    Impasse délibérée sur le fond.

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    1. la finale de RG joue les prolongations et se déroulera un lundi
      t'as qu'à prendre du recul et bosser relâche le lundi, ça changera des dimanches

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    2. Vous aussi écrivez sous couvert d'anonymat. C'est d'ailleurs amusant, j'aime les cours d'école, vous me mettez dans une ambiance qui invite à la confiance, donc.
      Si un jour j'écris comme vous, c'est à dire POUR vous, et pour me regarder écrire de belles phrases propres et assommantes de pédanterie, je vous remercie de m'euthanasier.
      La prétention est l'ambition sont bien là... C'est ce que j'ai pensé en vous lisant.
      Mais merci, de répéter ce que je sais déjà, toute maladroite que je suis dans mon ambition auto-fictionnelle de toute évidence avortée. Embryonnaire? Je suis flattée d'avoir été contactée par un génie tel que vous, qui ne signe pas. Héro Docte...
      Je pense que vos leçons d'écriture sont faite pour des gamines qui cherchent leur Sugar Daddy, pas pour moi.
      Mais je me souviendrais à jamais de l'intrusion d'un génie dans ma petite vie mal écrite.
      Lisez donc ce que vous aimez, et cessez de venir vous mettre la trique avec votre français chiant dont vous êtes si content su ce site qui n'a pas plus d'ambition littéraire que de prétention masturbatoire.

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    3. Et du coup? J'ai combien sur 20? Coeff quoi?

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  2. Sans équivoque, un haut débat littéraire. Ni lundi, ni dimanche, manifestement et n'en déplaise à Bouillon de Culture... Pourtant, le dimanche… Peut-être le vendredi ?
    Un esprit tortueux de lucidité soupçonnerait presque l'auteur(E) du blog d'un tel commentaire impromptu, doux-acidulé et gentillet de facilité. L'anonymat fait parfois défaut et manque des qualités que de façon erronée on lui prête : au voleur ! Aliud est celare, aliud tacere.

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    1. deux sets en poche et le match se dispute en trois demain

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    2. un jour viendra où la critique arrêtera de se vautrer dans le confort de son style incisif et écrira des textes à la mesure de l’enflure de ses conseils

      sur le fond, que certains entendent dissocier de la forme, moi je l’entends mal, forte actualité cinématographique,
      "le grand soir", les gens dans la salle n’ont pas l’air d’avoir apprécié, et pourtant
      "sur la route", pas vu

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    3. j'aime bien cette fonction

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    4. Bon, ben comme ça vous voyez ce que ça fait de laisser les commentaires ouverts et sans aucun contrôle.
      Un esprit tortueux de lucidité soupçonnerait presque l'auteur(E) du blog d'un tel commentaire impromptu, doux-acidulé et gentillet de facilité.
      Non, ce n'est pas moi... J'étais en soirée Législatives pour tout dire.
      Je reviendrai sur vos conseils plus tard, (je parle à Hero-Docte) Sachez juste que je vous remercie.

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    5. À la horde de roquets auto-contentés par leurs chuintements à peine perceptibles et inintelligibles et autres teckels qu’eux-seuls leur étendue impressionne, assoiffés de protagonisme mais exsangues de talent : contra principia negantem non est disputandum.

      À l’auteur(E) : pardonnez l’indélicatesse exhibée à l’endroit des propos vous ayant été prêtés, et qui n’étaient, de ce fait honorablement, pas les vôtres. Ignoscite.

      Le remerciement n’a pas lieu d’être et à l’inverse, redoutez et doutez des plébiscites vaseux et autres gâteries abortives de toute excellence. Fuyez à contre-courant des ovations mièvres et ruisselantes de vinaigre se proclamant nectar. La masturbation interposée au grand jour et émaillée de médiocrité risque de happer vers le bas un esprit qui implore l’éminence, et menace d’émousser, voire, d’écimer votre pointe d’ingéniosité pourtant revêche, têtue et saillante : piquez et repiquez à outrance, sûrement et jusqu’au sang.

      Do ut des.

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  3. Contrairement à Vous, je ne me trouve pas géniale et j'insiste, je vous remercie, parce qu'à part être chiant, je pense que votre intention était bonne, il se trouve juste un problème dans la réception.
    Vous avez été lu, compris, merci.
    Sachez que je me fous des ovations mièvres et que je ne me gargarise pas du nectar dont vous parlez. Je vous prie de ne pas accuser les personnes qui ont envie de me lire de niveler vers le bas.
    Je sais en vous lisant que je ne vous donnerais jamais satisfaction, mais je note que vous escomptiez un effet "gagnant gagnant".

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  4. Vous avez lu 297 posts, aucune perle, alors il suffit peut être de nous dire aurevoir. Bonne continuation.

    -Georges.

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  5. Credat Judaeus Apella !

    Je tomberai alors volontiers dans une extra-subjectivité tant abhorrée et pourtant de votre prédilection pour vous répondre que j’attendais de vous du sang et des coups, je n’ai pas le KO que j’escomptais -je le regrette presque- et dont je vous crois aisément capable mais j’ai bien mieux : une douce égratignure prometteuse aussi rouge que votre sang fouetté et bouillonnant, une exquise griffure infligée aussi haut que votre orgueil agité…

    Mais nous savons, toutES deux, que vous aimez ça et vous délectez d’une telle attention. Moi, je rêve d’une balafre à l’ancienne, d’une douleur lancinante et persistante semblable au moignon toujours et encore accablant, le membre pourtant depuis si longtemps salement arraché… Je vous imaginais maîtresse sans le savoir ou sans l’assumer complètement d’une verve acérée… Je ne crois toujours pas me tromper. Soit.

    Je vous voudrai d’une écriture sauvage et stridente, d’une expression aussi réelle et douloureuse de réalisme qu’un couteau fouillant la sensation au plus profond, alors qu’elle ne nait/n’est pas encore. Je savoure votre première réponse (le reste n’est qu’ivraie) : c’est là, c’est ça. De la rage, de la hargne, du sentiment, du sang… et un goût de rouille dans la bouche du lecteur.

    Vous me poussez vers la porte, c’est entendu. Il n’est si bonne compagnie qui ne se quitte ou se sépare. Fulgurant.

    Quant au prétendu anonymat, je vous retourne la polémique : toutefois je lâcherai que pour ma part, le vôtre n’est pas total, mais là encore… C’est sans que vous ne le sachiez déjà.

    Cura ut valeas !

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  6. Belle technique:
    1ère coup: je m'annonce
    2ème coup: j'annonce "la découpe"
    3ème coup: j'égratigne
    4ème coup: je m'insurge contre la réponse de l'adversaire
    5ème coup: je frappe plus fort
    6ème coup: je feins l'affliction en voyant que l'adversaire riposte encore et qu'il n'a manifestement pas compris le vrai propos de mes interventions
    7ème coup: je dévoile mes intentions (si mal interprétées) et déclare ma flamme! Enfin!
    Le tout saupoudré de verbiage ampoulé, de latin, de métaphores filées sur le thème de la balafre...
    Mouais... La technique de la gifle et de la caresse est aussi vieille que le monde mais je salue néanmoins les efforts déployés afin de se faire remarquer.
    2 conseils: travailler la forme, le style est beaucoup trop pompeux et prétentieux; ne pas négliger le fond, trouver un angle d'attaque plus original serait plus efficace.
    Bilan: je dirais... 10.5/20 bel effort de recherche mais l'objectif n'étant que très moyennement atteint et les ficelles beaucoup trop apparentes, il est impossible de monter plus haut.
    Bon, un dernier petit conseil pour la route: www.blogger.com crée ton propre blog, tu seras mignon(ne?!).
    MaLeNa.

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  7. Et ces deux adorables chattes, alors ?

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