Georges

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vendredi 22 juin 2012

dorémifasol stice

Arnaque à l'orage sur un territoire placé en vigilance orange. 

J'attendais un spectacle total : Le ciel déchiré par des craquements, la nuit assaillie de flash qui fait sa pute ravie sur un tapis rouge, des humains qui courent partout pour s'abriter de la colère plus tonitruante que le bouffon du coin et son ampli qui crachotte.

J'avais envie de sursauter, de sentir la fraîcheur, de fumer des clopes en regardant tout un truc qui n'a pas existé, le ciel qui fout son bordel et qui fête le bruit.

Là, tu peux te dire que je fais ma connasse qui voulait voir tous les kids rentrer en courant cuver chez eux, tu penses peut être que je fais ma rebelle de la fête de la musique. 
Ben, non. 

Tu vois, je préfère fêter le solstice d'été avec un orage bien déglingue qu'avec du ska cradingue dans l'oreille droite, une reprise pourrie de Ghinzu dans l'oreille gauche et du vomi dans les pieds qui peinent à se frayer un chemin au milieu des gens qui se demandent si "ça va finir par tomber". 

Non, rassure toi, tu peux trimballer ta famille à 2km/h dans toute la ville et effleurer ton prochain en lui disant pardon toutes les deux secondes avec un sourire social.

Ça ne tombera pas. 

Des meufs attendent chez elles en fumant des clopes que tout pète et que les lissages brésiliens perdent de leurs superbes.
RIEN.

La fête de la musique ça me fait l'effet de ces conneries de journée de la femme, journée de la clope, journée de lutte contre le sida, l'homophobie, journée de la politesse-mon-cul etc... 

Hier, c'était un jeudi soir, avec des trucs à faire dans les endroits dédiés de Dijon, péniche et Cie.
Le bordel dans la rue et les Kebabs à la chaine, c'était cool quand c'était un prétexte pour me la coller avec mes potes. 

La fête de la musique, c'est chanter fort et mal, quotidiennement, danser derrière un évier, vibrer en pleine rue, jouir en public, par les oreilles, ne pas pouvoir s'empêcher de fredonner un truc dans la rue, faire des pogo contre les murs, sortir dans les salles de concert et les endroits dédiés...
Écouter des disques et en faire écouter.

Le 21 Juin, c'est le Solstice d'été.Laissons les trottoirs tranquilles.

ps:Ciel, tu me dois un orage, je te retiens. 
 









8 commentaires:

  1. Moi j'ai fumé des clopes à ma fenêtre en voyant des flashs dans le ciel, en entendant gronder les nuages et des gens courir, arrêter les soundcheck-que-même-ils-t'empêchent-de-regarder-tranquillement-ta-série-chez-toi sous les groooosses gouttes qui tombaient, il faisait lourd et sombre et à chaque tapotis de cendre par dessus le garde corps, ma main et mon poignet revenaient trempés. Il était 16h30, l'orage a eu lieu.

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    1. Oui, mais il manquait la nuit, et tout...
      Mais c'est vrai qu'ils ont eu lieu (j'en ai vu deux...)

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  2. Toujours cet engorgement maudit, non loin de la rue Berbisey ? Ces techno insipides mixée sur des huttes improbables, non loin de la chouette ? La fête de la musique à Dijon, c'est terrible. Oui, il faut des orages, des tempêtes pour nettoyer tout ça. Et respecter le solstice.

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    1. Je ne fais plus le tour des rues pour cette occasion à vrai dire, je suppose que rien n'a changé.
      Le solstice, c'est quelque chose que l'on devrait fêter...

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  3. C'était pas mieux à Lyon (enfin ce que j'en ai vu en une 1/2 heure). Oui pour la fête du solstice, une vraie fête païenne! Je suis partant.

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  4. Chez nous pas d'orage, de la musique dans les rues et dans les cafés du port, mais c'est presque une habitude, ici les gens font de la musique et chantent quand ça leur prend et q'une occase se présente.
    Pas de bousculade, pas de gueulades, juste des rigolades, des retrouvailles et beaucoup de joie.
    J'ai parfois l'impression de parler d'un pays étrange sur une lointaine planète...
    Et le soleil était beau à son lever vers les 6 h au-dessus de la baie.

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  5. Pest side story24 juin 2012 à 22:17

    Les cellules de dégrisement toutes les mêmes

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  6. Ben moi j'ai regardé la télé comme un blaireau, loin de la vilaine cacophonie des amateurs... en espérant que l'orage nettoierait les rues de Dijon de toute cette vermine qui obéit à l'appel annuel de la fête !

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