Georges

Georges

lundi 12 mars 2012

Reprise

Sur ma route,je croise des jeunes gens qui s'embrassent, l'impudeur de leurs baisers est très belle.
J'ai envie de dire que ce sont des gamins, c'est davantage méchant envers moi qu'envers leur splendide jeunesse qui brille fort contre un mur de pierres.

Ils attrapent la lumière, ils la gardent pour eux. Ils me rappellent combien j'aime les amoureux.


Je refuse trois fois le journal 20 minutes, je souris en disant merci.
Un merci qui veut dire non merci, le non est sous-entendu par ma main qui fait barrage.

Au bureau, nombreuses sont les femmes qui ont profité de leurs vacances pour faire quelque chose à leur cheveux.
Je ne sais pas commenter ça, j'entends les unes dire aux autres : ah ben tu as changé de coiffure, c'est frais...
En écoutant tous ces chichis, je pense que ça ne me déplairait pas de pouvoir être comme ça, 10 minutes par jour, 4 jours par semaine.
Je me contente de retenir les prénoms, peut être qu'un jour je saurais parler de cheveux...

Les femmes de mon bureau se souviennent exactement de ta couleur de cheveux, de leur dégradé, de l'élasticité des boucles de chacune. Elles sont très techniques quand elles parlent, c'est limite comme parler de bagnole. Elles en savent long, c'est étourdissant.

En revanche elles vont pas hésiter à t'appeler "machine" quand elle ne claque pas des doigts en ne te regardant même pas, comme si elles allaient retrouver ton prénom dans le noir bizarre de leurs paupières fermées.

Le téléphone sonne et, alors que je décroche on me dit: c'est qui?
Je demande : qui voulez-vous? 
Parce que je sais que c'est pas moi qu'on cherche à joindre, je sais également que je vais dire mon prénom et on ne va pas me remettre.

Je devrais dire : C'est la brune aux cheveux longs qui n'est pas allée chez le coiffeur pendant les vacances, tu vois?
Ah oui, la petite... 
Oui, elles disent aussi petite pour dire jeune, du coup même quand t'es un morceau tu deviens petite pour elles.

Le soleil me donne des envies d'Andalousie, t'imagines pas.

(T'as vu, maintenant c'est toi que je tutoie...) 


Envie de traîner dans des rues blanches et chaudes, de porter des robes légères.

Être amoureuse et terriblement impudique.


10 commentaires:

  1. C'est terrible comment tu arrives à mettre en texte des émotions et pensées ... enfin je suis pas clair mais j'aime bien tes billets.
    Merci et continues
    mat (intruder)

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  2. Salut, merci pour ton commentaire.
    T'inquiète, c'est très clair et oui, je pense continuer! Merci de me suivre!
    A+ Mat.

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  3. ".. Je restais face à l'entendue de la mer, sur ce petit balcon d'un modeste hôtel de la calla del Moral. C'était calme, le temps n'avait plus cette valeur que nous lui accordons, c'était juste un premier soleil de Mars,la mer, une bière fraiche...."
    Georges t'es cool !!!

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  4. Georges, tooo strong. Decidement, il commence bien, ce printemps dijonnais.
    Je me rejouis de te lire a chaque nouveau texte, et en profite souvent pour en relire d'autres, c'est in plaisir immense que tu nous offres la.
    Regale-toi bien de l'air qui s'allege et des saules qui chatonnent. Des bises sudistes, de loin et ave le respect siouplait.
    Isabelle

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  5. TAAS : C'est un extrait de quoi? j'aime! Merci

    Isabelle: Merci! Il commence bientôt, oui, le printemps.
    merci pour ta visite et ton commentaire :)

    Injektileur : Wot? a tout bientôt, j'ai une màj à faire dans ta rue !

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  6. Des robes légères que la brise fait frémir et le mouvement danser. Des robes comme celles de ma mère quand j'en étais amoureux, parce qu'elle était si belle dedans. Tu me donnes envie de ressortir des photos.

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  7. Calyste : ressortir des photos, ça peut être la meilleure et la pire idée. Pour moi, en tout cas. Elle devait être belle, ta mère. Bises.

    L'Ombelle : merci!

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  8. A mes yeux d'enfant, la plus belle. Je n'ai pas ressorti les photos.

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