vendredi 30 décembre 2011

Un autre Georges.

Longtemps tu as construit et détruit tes refuges: l'ordre ou l'inaction, la dérive ou le sommeil, les rondes de nuit, les instants neutres, la fuite des ombres et des lumières. Peut être pourrais tu longtemps encorecontinuer à te mentir, à t'abrutir, à t'enferrer. Mais le jeu est fini, la grande fête, l'ivresse fallacieuse de la vie suspendue. Le monde n'a pas bougé et tu n'as pas changé. L'indifférence ne t'a pas rendu différent.

Tu n'es pas mort. tu n'es pas devenu fou. 

Les désastres n'existent pas, ils sont ailleurs. La plus petite catastrophe aurait peut être suffi à te sauver: tu aurais tout perdu, tu aurais eu quelque chose à défendre, des mots à dire pour convaincre, pour émouvoir. Mais tu n'es même pas malade. Tes jours ni tes nuits ne sont en danger. tes yeux voient, ta main ne tremble pas, ton pouls est régulier, ton coeur bat. Si tu étais laid, ta laideur serait peut être fascinante, mais tu n'es même pas laid, ni bossu, ni bègue, ni manchot, ni cul-de-jatte et pas même claudicant. 

Extrait d' Un homme qui dort de Georges Perec.


Avec le temps, ta froideur devient fabuleuse

Photo : Jacques Spiesser dans le film de Georges Perec et Bernard Queysanne. 1974

dimanche 25 décembre 2011

Fiction #3

Fiction#1 + Fiction#2

Emilie engourdie par un reste d'ecstasy. 
Moi pas tellement dégourdie...
On se passe un joint avant de l'oublier dans le cendrier.
Nos langues se mélangent. Encore et encore...
Je déboutonne son chemisier, sa poitrine constellée d'une myriade de grain de beauté m'émeut.
Sa peau est chaude sous mes mains.
Je suis bouleversée.

Il y a eu ce moment où j'ai cru que mon froc allait se briser comme du verre et laisser s'échapper un torrent de lave.
Il y a eu ce moment où nos langues sont devenues brutales et ingérables. 
Nos dents insatiables. Nos fringues insupportables. 
Le souffle court et le corps pris de spasmes délicieusement douloureux, je la supplie : baise moi.
C'est ce qu'elle a fait.
J'ai joui, en larmes, ad libitum... 
Entrée-plat-dessert.
Et toujours, la trique. 
Pendant des heures et des heures, nous nous sommes mis la fièvre
Mystérieux animal à deux têtes se hissant du canapé au sol, du sol au lit, du lit au sol, du sol au canapé. 
Morsures, griffures. 
De la faim du début à la fin.
Je tombe amoureuse du moment et de la projection de ce moment.

Longtemps après, je resterai attachée au souvenir remanié de cette jolie baise hivernale avec une petite de 17 ans qui m'apprend sans le savoir que les lesbiennes entre elles,  ne se murmurent pas des poèmes d'Holderlin au creux de l'oreille, meilleure optimisation de la salive. 
Elles ne se trémoussent pas sur du Mylène Farmer, meilleure optimisation des roulements de bassin. 
Elles bandent, baisent et se boivent. 

Je me barre de chez Emilie, le jour décline déjà, j'entends que la maison s'agite un peu. 
En la jouant fine, je passe devant la cuisine et je vois sa mère arroser un rôti ou je ne sais quoi, sapée bonniche des beaux quartiers. J'esquive et me faufile jusqu'à ma voiture. 
Je n'ai pas le numéro d'Emilie mais j'ai son odeur sur moi. 
Alors que je relève la tête, je croise mon regard dans le rétro, mes yeux se marrent, ça leur fait bizarre de voir une lesbienne de l'autre côté du miroir. 

End!
NDLB: Maman, Papa, pardon. 
Fiction : ça veut dire fiction, sinon on dit auto fiction ou encore, comme catherine M: Ma vie sexuelle. 

jeudi 22 décembre 2011

Divagations de mauvaise foi

Les kids assiègent la ville en Zadig et Voltaire 
Des € de casque sur les oreilles
Qualité d'écoute ostentatoire
ils semblent se trimballer en marge des bruits de billets qui se froissent
Alors que ce froissement n'est que la chanson douce chantée par leurs parents

En réponse au trop
le pas assez se fait petit
Les pièces tintent dans des portefeuilles à l'agonie
Chant de noël à la ferraille


Alors que  se regarder fort
ça serait déjà un beau cadeau


Tout ceci ne veut rien dire

Il est plus simple peut être de s'acheter un coffret de cd que de se regarder fort.

Mais tout ceci ne veut rien dire.
Alors...




mercredi 21 décembre 2011

Noël, péage pour une année sans drame?

C'est pas d'hier, mais voilà, Didier Lestrade c'est un peu ton daddy cool de la culture gay. 
Il écrit admirablement bien. Il est laborieux ET ingénieux. 
Pas dans les chichis. 
Un article de l'excellent site "minorités" à lire ICI.


dimanche 18 décembre 2011

Fiction #2

Après avoir fait de sa bouche un festin. Je lui propose de sortir. Prendre l'air, marcher... 
Dehors, c'est un autre jour, la boite ferme bientôt, des petits groupes se forment autour des bagnoles. Ses amis sont vers une caisse, coffre ouvert, musique inaudible. 
Des joints tournent, je n'ai aucune envie de m'approcher, je préfère couper court.
Le soleil éclabousse son visage et je ne sais pas quoi lui dire. 
Tu es belle? On n'est pas dans un soap pourri avec violon et sourire niaiseux. 
Je griffonne seulement mon numéro sur un bout de papier. 
- Si tu veux me revoir...
- Je veux que tu viennes chez moi.
- Ok

J'entre dans ma voiture, elle va faire son show auprès de ses potes. 
L'endormeuse, allumeuse se prend pour une starlette. 
Quand elle entre, elle griffe ma nuque et mord ma lèvre, j'ai la peur idiote qu'elle entende mon sang battre à un rythme de taré, qu'elle voit, qu'elle sache, qu'elle respire ma virginité. 

Elle m'indique le chemin pour aller chez ses parents et ça sent la thune à plein nez. On entre dans un jardin en escaladant le portail comme des voleuses. 
Herbe rase d'un vert too much. Tout autour de moi semble en plastique.  Elle me fait passer par le garage et nous traversons plusieurs couloirs avant d'arriver jusqu'à sa chambre. 


Une pièce mansardée genre ancien grenier,  odeur de tabac froid, désordre adolescent : un bang, des manettes de playstation , un dvd loué de requiem for a dream, des cendriers pleins de mégots de cigarettes, de joints et autres déchets, un pantalon boueux qui a surement trainé en free party, des pièces de monnaie posées en vrac , un petit mot que je n’arrive pas à lire, un médiator... Des conneries de gamine.

Emilie tapote en souriant la place à coté d’elle, comme on appelle un chat pour qu'il vienne s'asseoir. Je rapplique après avoir balancé ma veste sur le dossier d'une chaise. 
En faisant un joint je me suis dit que sa chambre, tout comme sa conversation,  ressemblait à ce qu’était la mienne quand j’étais au lycée.  Che Guevara c'est trop bien, la Hollande aussi, les profs sont des nazes et les parents ça chlingue. 
Mais putain, qu'elle était belle.  

-          Tu veux une trace ?
-          Non, merci. Toujours pas.

Elle aspire façon Dyson deux énormités et  fait un truc de crâneuse genre : Oh putain que c'est bon. Je souris, parce qu'elle a fait du Pulp Fiction et je l'ai remarqué.
C'est un sourire qui ne se moque pas. 
Elle a au centre de ses yeux, habituellement très bleus, deux boules noires qui ne laissent apparaître qu’un fin liseré azur. 
Elle prend place sur moi comme une walkyrie en crise de flemme et dépose mollement ses bras sur mes épaules. Il y a un désespoir permanent sur son visage. Elle m’a embrassée avec avidité et j’ai senti à nouveau sur ma langue le goût amer, comme un poison, un virus passant de sa bouche à la mienne.
Son dos est  minuscule entre mes mains.  Mes yeux se ferment sous la caresse de ses lèvres sur mon cou. Mon envie d'elle me fait mal, chacune de mes terminaisons nerveuses se rejoignent entre mes cuisses, où mon sexe hurle,où le désir et l’impatience se creusent un chemin brûlant. 

Là où ruisselle mon envie délirante d'Emilie. 



à suivre...

PLS

http://cecileadam.net/pattismith_frenchtour/

Pour les fans de Patti Lee Smith. Un très chouette travail de Cécile Adam.
A voir. 

samedi 17 décembre 2011

Fiction #1

Emilie c'est le genre de fille qu'on ne peut pas rater, toujours au centre d'une horde de mec sapés bidasse de free party. Elle n'a pas tellement d'age, 19, 25...
Finalement, 17. On y viendra.
Je la regardais avec envie mais je ne savais pas interpréter le plaisir de la mater à la sauvette comme du désir sexuel. 
J'étais officiellement incasable mais hétéro, Émilie c'était un bouillonnement nouveau au bas de mon ventre. 
J'enchainais les amants foireux et je me sentais comme à la fin d'un repas trop copieux, lorsqu'on nous propose un dessert de compet'. 
Débat intérieur: la gourmandise VS la raison. 

Emilie, c'était de la gourmandise, sincérement, j'avais plus faim. 

Elle fréquente la même boite Gay que moi pour toutes les drogues qu'on y trouve. 
Moi, pour avoir la paix, être en jeans et Tee shirt, boire dans une flasque sans passer pour un cow boy des villes. 
Sans avoir un style particulièrement lesbien, je boude la mascarade ultra sexuée des boites généralistes où on devient vite de la viande qui danse dont des mecs mort de faim surveillent la cuisson. 

Ici, on m'emmerde pas, je fume mes joints dans la backroom.
Je vide ma flasque de Grant. 
Bref, je mate aussi Emilie qui m'allume comme le font les desserts de fin de repas. 
En existant simplement. En m'ignorant. 

Elle se pointe vers moi. 
- Salut, tu bois quoi? 
- Du whisky...
- Je suis Emilie. 
- moi, Zelda
- Zelda? Comme le jeu?
- Nan, tu sais, comme le prénom...

Après cet échange, j'étais plus près de me dire qu'elle avait 19 ans que 25.
- tu veux fumer?
- Ah ben ... oui. 

Dans la backroom, deux mecs essaient de suivre un film porno des années 80 à base de moustaches.
Sur une table basse en face de nous, Emilie trace deux lignes de Coke. 
Un genre de Paris/Bordeaux. 
Pas des lignes de mariole. 
- ça te branche?
- Nan... Je tape pas là dedans. Je suis vieille.

Elle sourit à la réflexion sur l'âge. Truc que j'ai lancé comme ça, pour voir.
- C'est pas grave, j'ai deux narines, la nature est bien faite. 
- Si tu le dis.

Elle a nettoyé la table fissa. J'allume le joint et la regarde, la tête nonchalante posée sur la banquette. 

Elle jette un oeil au porno et me regarde en souriant.
Je ris avec elle, on est en train de casser l'ambiance, les deux mecs ne cessent de se retourner vers nous. 

Regards de tueurs qui tuent que dalle.

L'idée d'avoir une conversation s'est envolée dans les volutes de fumée, nos bouches se sont dévorées, dans ma gorge, le gout de la cocaïne. 

Entre mes cuisses, un début d'incendie.

à suivre...

jeudi 15 décembre 2011

Vous en miettes...

Vincent Z.
Teka
Eus
An'So

Sweety






John Doe

Il n'est jamais trop tard pour bien faire, envoyez vos photos : agirlcalledgeorges@gmail.com ou sur la page facebook. Merci à tout ceux qui ont bien voulu se prêter à cet exercice. 

lundi 12 décembre 2011

Soyons clairs.

Hey tout le monde...
Personne n'a parlé d'être en phase terminale d'une maladie quelconque hein. 
Tranquille. Je reviens. 
Et d'ailleurs, la pas tranquille et la soucieuse ici, c'est moi non? 
Je défie tout ceux qui prétendent au trône de l'intranquilité. 
J'ai dit "à très vite" pas "à jamais". 
Donc prenez les mots pour ce qu'ils sont et prenez soin de vous, attention avec le foie gras et toutes ces conneries. 
Lavez vous la rate au champagne. C'est bien. 
Soyez irrévérencieux, c'est juste noël, n'ayez pas peur de dire à mamie qu'elle aurait quand même pu se raser pour la fête. 
Qu'est ce qu'on s'emmerde avec des gentils moutons, devenez plutôt des chevaux pas débourrés et fougueux!
De mon côté j'écris comme je respire et j'espère revenir après ce qu'on appelle "les fêêêêêtes" avec des textes bien d'aplomb ou joliment bancales. 
Elle écrit, vous dit-elle, alors prenez ça pour une bonne nouvelle.
A bientôt. très.
(Ce qui ne veut pas dire ADIEU)

jeudi 8 décembre 2011

True Story

Sur TumblR tu t'envoies des citations-mantras à longueur de promenade. 
Tu apprends à connaître des gens à travers les photos/morceaux/vidéos qu'ils postent.
Pas de posture particulière, un titre et des images.
C'est étourdissant de slogans rapides mais réconfortants, pas juste" la guerre c'est mal", une proposition séduisante comme "l'art c'est mieux". 

Une injonction à ne pas faire les choses à moitié.
Du carpe diem to take away. 
Mais pas de moral, des propositions. 

Le plaisir léger de voir une jolie paire de fesses et des skaters funambules. 

La chimie de la simplicité, aimer, sourire, rebloguer.
Des riens qui te réjouissent et te sortent la tête du cul.
Des félins, Jim morrison, James Dean, Marilyn...
Des rues dans lesquelles tu rêves de taper un sprint contre la lumière du jour qui décline. 
Des promesses de voyage, la certitude de l'inconnu. 

Tout ça dans un contexte socialement sinistre.
Une faille bienvenue dans une réalité sordide. 
Pas la tienne, la notre, celle de qui veut bien se sentir concerné. 

Une révolution inoffensive et visuelle qui nique sa race au père noël et à sa clique de lutin tête à claques. 

Le spleen et l'idéal s'y donnent la main. 

C'est un bel outil, c'est celui qui s'adapte le mieux à tes besoins, tes gourmandises et qui stimulent toutes les parties de ton cerveau qui ne sont pas engluées dans la peur du lendemain. 

Tu peux y être nomade, comme tu penses l'être intrinsèquement.
Génétiquement, historiquement. 
Adverbialement.
Tu peux être cri et murmure en deux clics de souris. 
Tu n'es pas ambassadrice officielle de T. mais vraiment, c'est là qu'en ce moment tu fugues à tue tête te laver du reste. 

Des minutes volées à ta journée pour regarder défiler des rébus, des questions et des réponses dépareillées. 



Nota: Vous venez moins par ici. 
Peut être consommez-vous des trucs en dur sur fond d'esprit de noël. 
Pour toutes réclamations à base de : applique toi gredine on viendra plus souvent. merci de lâcher vos comms!

Ps: Tu fais ta crâneuse mais t'as quand même un arbre (plus grand que toi et Malena) dans ton salon. 
Reste à l'habiller....

Ton ailleurs Clic!

mercredi 7 décembre 2011

Blonde

Dans le bac à vinyles, aujourd'hui même : 
Gros crush. 


Une perle à ton collier,
Médaillon Marilyn et le diamant qui tourbillonne sur la platine
Des papillons dans les pupilles, 
Les diamants, oui, sont les meilleurs amis de certaines filles...

mardi 6 décembre 2011

On the wire

La danse des nerfs tendus,
couleur bleu froid
Une danse à laquelle on s'habitue.
Tu refuses d'en être spectatrice, il est temps, maintenant.
Sibylline par décrochage, 
Le fil étiolé de ta conversation,
les histoires que tu ne sais plus te raconter
Comme quand tu dis : j'ai une blague et que tu l'as oubliée, cette conne.
Entre loup clair et loup foncé,
à cette heure où les cigarettes deviennent meilleures encore, 
et trop courtes aussi,
à cette heure où l'on se regarde oblique dans les rues
Tu veux quoi? Rien et toi? 
Rien veut dire TOUT dans la langue du mensonge
Nous sommes tous le client de quelqu'un
Nous sommes tous le dealer d'un autre

Les mots t'arrivent hachés, ciselés,
les mots t'arrivent en julienne embrouillée
lobe frontal en pilote automatique
Arracher à chaque jour une merveille pour t'en faire des colliers
Te parer de beautés volées
Briller,
De toute tes forces, briller.


lundi 5 décembre 2011

Je t'aime toujours, d'amour.

29.11.2005 : C'est fini : joint/hébétude/joint/sanglots/ferry/Toulon-Ajaccio à te chialer dessus entre deux joints/ deux cafés/Morgue/Enterrement. 

20.10.2007: C'est la fin. On arrive.On regarde/agonie/joint sur un parking d’hôpital/vite vite, qu'on ne rate pas la fin/salon opale/caveau familial/le dégout de tout ce qui est trop vivant pendant quelques jours.



Tes automnes désormais différents, les couleurs prennent toutes leur importance maintenant.
Dès lors que tu as su que les lions pouvaient mourir à coup de graviers jetés par poignées. 

Dès lors que tu sais combien un corps froid n'est plus rien. 

Qu'on rit de la mort endimanchée et lourde comme un caillou dans son écrin. 
Vous n'êtes pas ces fronts froids, ces visages caves, cette sophistication de pacotille. 
Vous n'êtes pas des travelos blushés. 

Vous êtes tous les automnes, toutes les couleurs et tous les arbres enracinés.
Vous êtes tous les rires extirpés de ton ventre.
Vous êtes ce qu'il y a de plus chaud de septembre à décembre, le fauve, le pourpre, le grenat, l'orangé. 
Vous êtes, à jamais, des éclats de rire, de voix, des chants qui vibrent et des tours de magie jamais démasqués. 
Vous êtes le vin et la cannelle, les pins et les châtaignes. 
Le maquis et la mer. 
Vous êtes la vie, toute entière. 

 

Une fois n'est pas coutume. Camille. 

vendredi 2 décembre 2011

jeudi 1 décembre 2011

Une petite cantate qui monte vers toi...

Qu'on ne touche jamais aux folies, aux orages
Qui, chez moi, naissent et meurent entre passion et rage
Et que mes grands délires me fassent toujours escorte.
La raison est venue, j'ai demandé qu'elle sorte.

Qu'on ne décide pas de mes joies, de mes larmes.
A chacun son soleil, et à chacun ses drames
Et si le noir, pour moi, est couleur de lumière,
La raison, que m'importe, et qu'elle aille en enfer.

Mais comment voulez-vous, qu'un enfant laboureur,
Si on lui prend sa terre, fasse pousser ses fleurs,
Ses fleurs ?

Que jamais on n'écoute, derrière mes volets,
Pour voler mon piano, pour voler mes secrets.
Mes secrets sont pour vous, mon piano vous les porte
Mais quand la rumeur passe, je referme ma porte.

Qu'on ne m'ordonne pas, je suis reine en mon île.
Je suis femme en mon lit, je suis folle en vos villes
Et j'ai choisi mes hommes, j'ai bâti mes empires.
Au diable la raison, et vivent mes délires !

Mais comment voulez-vous qu'un grand Pierrot de Lune
Écrive des chansons, si on lui prend sa plume,
Sa plume ?

Qu'on ne touche jamais,
Que jamais on n'écoute,
Qu'on ne décide pas,
Qu'on ne m'ordonne pas

Et je serai pour vous, un enfant laboureur
Qui fait vivre sa terre, pour vous offrir ses fleurs,
Ses fleurs

Et vous pourrez venir, vous reposer tranquilles.
Comme on donne une fleur, je vous laisse mon île.

C'est comme ça que je suis, votre enfant laboureur.
Je fais vivre ma terre, pour vous offrir mes fleurs,
Mes fleurs,

Pour vous offrir mes fleurs, mes fleurs...



C'est peut être exalté, concon, "adolescent" LA "nouvelle insulte"...
tu voulais cependant ne pas oublier que le 24 novembre de tu sais plus quelle année, ta prof de maths t'a regardé et t'a dit : Oui Georges, Barbara est morte, alors maintenant sors ta Casio et tes neurones, secoue toi et fais pas chier, t'as des vecteurs sur le feu. 

La prof de maths, c'te grosse mytho. 
Barbara a chanté toute la journée en tournoyant sur la platine, te communiquant joie et force. 
Comme si Barbara pouvait vulgairement mourir.
Au pire, c'est une éclipse.

Barbara, morte... Genre.