lundi 31 octobre 2011

addictive

Sur Facebook, au début, on se rassurait les uns et les autres de ne pas être seuls à chercher le côté frais de l'oreiller en été, à avoir tenté d'insérer l'antivol du caddie sur lui même, à préféré les dragibus noirs, à rire seul en repensant à un truc, à ne jamais avoir terminé une gomme (d'ailleurs tu tiens à dire que tu as déjà terminé une gomme, tu es arrivé au bout du bout et t'as fini de gommer avec tes doigts, ça brûle)

OR, Facebook est le site même de la solitude. On y est seul, seul, seul. 
En admettant qu'on se trouve vraiment au bout du rouleau et qu'on hésite entre la corde et le gaz, tu fous ça en statut et t'as des réponses à la pisse style. 
-Le gaz cé tro cher, prend ta corde lol
-!!!???
-Ben qu'est ce que t'as? allez faut positiver nianiania...
-La roue tourne 

(pffff ta gueule avec ta roue!!!)

Positiver est un mot qui n'existe pas dans la langue française, il existe dans le langage marketing de l'enseigne carrefour (toi aussi ta vie a changée quand tu as compris ce que le logo carrefour signifiait? alors clique sur "j'aime"). 

Donc les relou qui veulent la ramener avec leur joie de vivre en bois, zou. 

Parfois, au fond du gouffre, à la 3ème tasse de Yogi tea quand tu n'as plus rien du Yogi et que t'as juste envie d'un bon pogo avec les murs, t'aimerais bien y dire : putain mais merde quoi, chier. 
OR, c'est indécent ...

Tu parles de ça, non pas parce que tu te sens dans cet état, mais juste parce que Fb est un foutu piège qui a anéanti le sens du mot ami. 
Dès lors, on dit : j'ai un ami OU je l'ai en ami (ouais un de plus, ça fait trop la meuf socialement au point)
Quand on y est on ne peut pas en partir, on sait que ça deviendrait compliqué d'avoir des nouvelles des personnes retrouvées qu'on aime savoir pas loin, même si ça peut sonner creux, même si c'est fake land... 

Même si sur FB la fragilité, le doute et la mauvaise humeur ont mauvaise presse.

jeudi 27 octobre 2011

synopsis

Voilà deux fois en peu de temps qu'on te fait remarquer ta capacité à interpréter étrangement ce que tu vois et entends voire à extrapoler. 

Tu vois cette femme mal peignée acheter, entre autre trucs banals, trois canettes de 8.6 (sponsor officiel des punkachiens) et tu t'imagines qu'elle tremble d'impatience de se les siffler, elle galère à taper son code, tu la vois déjà planquée du buste dans la cabine de photomaton  de la galerie en train de s'envoyer le tout. Voilà tout ce que t'a raconté son visage triste, sa carte muette qu'elle frotte à tue-tête, son allure de bourgeoise qui s'emmerde, son atmosphère disons...

Elle n'a peut être simplement pas de peigne, une mauvaise mine parce qu'une mauvaise nuit, sa Gold est longue à la détente et elle se fait un stock de 8.6 comme ça.... Pour en avoir quand elle aura envie de payer un coup à un punk à chien.

C'est ce que doit vouloir dire Anaïs Nin quand elle affirme que nous voyons les choses telles que nous sommes et non telles qu'elles sont. 
 

mercredi 26 octobre 2011

le bonheur con

Fatigue saine d'avoir gratté au sol le lierre rampant, connard, infiltré, incrusté. 
Guerre déclarée sous un soleil frais de fin de matinée. 
Guerre remportée à la fin de cette journée, soleil tombant. 
Tu rentres cassée en deux mais bien, bien, bien. 

Les ongles dégueulasses qui te feraient honte à un autre moment t'amusent ici. 
Il faut quand même s'en débarrasser vite fait de cette crasse. 
Tu entends de l'espagnol, beaucoup, tu comprends pas tout, mais tu comprends les intentions qui sont  amicales, tendres presque.
Pudiques.
Tu confonds le shampoing et l'après-shampoing et c'est bon de ne rien comprendre aux étiquettes. Tu mélanges tout ça dans ta tignasse en ricanant de cette situation. 
Rien ne t'éclate plus que le fait de te sentir dans la posture de l'imbécile, surtout les jours de confiance.
Tu entends du préchi précha sur ton alimentation, pourquoi ça oui, pourquoi ça non... A quelles espèces de règles obéis-tu?

Des discussions sur l'éventuelle souffrance de la courgette qui ne t'exaspère pas. 

Capacité d'émerveillement multipliée par 12 : Les feuilles rougeoyantes de Dijon jusqu'à Troyes. 
Le carnaval des arbres qui te détourne des gens qui vont et viennent dans le wagon. 
Tu lèves tes yeux qui croisent ceux des voyageurs qui n'osent pas te dire de virer ton bordel pour qu'ils posent leur cul à la place. 
Tu ne baisses jamais le regard, tu gagnes à tous les coups.

Tu es snob, d'un snobisme acquis on ne sait comment. 
T'as toujours bouffé des faux pépitos sur une toile cirée pour le gouter, tu viens d'une catégorie socio-culturelle middle-class. 
Culture télé/Renault 20/halle aux chaussures/Franche-Comté/fautes de français...
Mais tu te la pètes comme un putain de pape. 
Qui t'as foutu ces idées de cachemire dans la tête, Georges?
Ce post est foireux, mais tu es juste bien. il n'y a rien à dire de plus.
Ah si, ce midi, tu as vu un rouge Georges. Il bombait son torse, comme toi.


dimanche 23 octobre 2011

Thanx

Il y a une personne sur Google qui se demande si "Catherine Ringer mange", Oui elle mange et elle boit, au café elle est imbuvable et il ne faut pas la déranger, voir ici. 
 
D'autres se demandent, ils sont nombreux, si Patti Smith. Oui, oui elle Smith, et d'ailleurs, comme personne. (?!)

Nous ne reviendrons pas sur les animaux épilés, rasés.

Beaucoup de personnes cherchent des Cougar, de Nice en particulier, si quelqu'un peut aider...

On tombe souvent ici en tapant, Vieille conne, vieille peau, c'est toujours agréable.

La requête "Mode de rue" = atterrissage ici

Mais malgré tout ça, vous êtes nombreux à arriver ici parce que vous cherchez une fille qui s'appelle Georges et ça, ça fait bien plaisir à l'imbécile heureuse que tu es. 

jeudi 20 octobre 2011

La niña tiene miedo de todo

A certains moments, tu te sens comme cette fois où pendant peut-être 2 minutes, tu as perdu ton père dans les rayons du Bricomarché de Luxeuil-les-Bains. 

Mais ensuite, tu te sens comme cette fois où tu as reconnu de dos la silhouette de ton père dans un rayon du magasin précité, après l'avoir perdu, le coeur battant comme un bourrin à la limite de chialer ta race au milieu des échantillons de carrelage.

Une joie aussi folle que la peur qui la précède. 
Il te semble que toujours, tu te fais des frayeurs pour, à un moment, te sentir pleinement rassurée. 

Vous l'aurez compris, on en est à la phase "1" là. 
Tu abuses du champ lexical de la pétoche en ce moment. 


Georges qui niaise mais qui vous aime. 

mercredi 19 octobre 2011

Sésame

Pull bleu canard
Coudières bleues électriques
Envies asymétriques
traitement assommant
Lettres de motivations à la chaîne
Veuillez agréer, Monsieur le président, le bla bla de tous les suceurs qui vous écrivent 
La colère de devoir se conformer après s'être formée
Une colère genre douleur 
douleur style blessure
Alors tu couches des mots 
Alors tu te couches toi
flippette
Tu bouffonnes sur blogspot
Tu entends Camille à la radio, tu te dis qu'elle chante moins bien que l'eau du riz frémit
Parfois tu penses que ton cerveau reçoit les informations en y étant par avance opposé : Camille fait partie du pack "non" (elle est assise à côté de M)
Parfois tu penses comme une vieille conne réactionnaire
Tu feules comme une chatte revêche
deux jours de suite que tu parles de chatte ça va faire péter tes stat'
Peur de t'emmeler dans tes copiés/collés
Peur de devenir téléprospectrice
Peur d'aller retourner des steaks hachés avec un filet sur la tête 
Tu lis un peu Joueur_1 de Coupland
Trompe la peur mais pas non plus le livre de ouf
tu écoutes de la musique folle, puis mélancolique, puis féroce, puis psychédélique et tu pars...
Tu as une douleur qui t'empêche de regarder derrière toi
Le cou bloqué
Tu te dis que c'est ça la clef
sans doute
Arrêter définitivement de regarder derrière 
Le temps gâché qui ne reviendra plus
Terreau/compost d'un avenir courageux 
ça commence souvent dans la douleur
Sésame... Tu sais quoi.

mardi 18 octobre 2011

Autumn Rythm

Tu te réveilles trop tôt et, une à une, toutes tes idées noires rappliquent pour rendre le silence assourdissant, le noir intolérable, la position verticale nécessaire. 

Trop tard pour cachetonner, trop tôt pour démarrer la journée.
Elixir de secours du Docteur Bach? Boire de l'eau sans respirer? Prier Sainte Rita?
Tu décides d'aller sur TumblR regarder des photos vintage de filles qui fument des clopes, du Noir et Blanc romantico-TimBurtonien et des belles dégaines de voyous canons.

La chatte te rejoint, on tue mieux le temps à deux sur un bureau. 
Rapidos elle s'endort, te laisse en plan devant TumblR en dégoulinant sur le clavier, genre : ²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²²². 

Tu écoutes le léger ronflement qui s'échappent de son petit museau de cuir. 

Plus tard, après bien des mouvements de cœur, tu croises au monop' la tronche de quelqu'un qui t'insupporte à mort, ce gros naze de père noël. 

Non mais... WOW! Le père Noël qui fait sa folle au rez de chaussée de monop' sur des boites de kinder en OCTOBRE!!!!
 
L'automne est purement et simplement tué par le marketing opérationnel. 

Tout comme la technologie tactile a déjà tué la moufle. 

Laquelle d'ailleurs, revient en force cette année si l'on en croit les mises en rayon "anti-automne-fait-péter-les-bonnets-et- les-moufles-et-les-chapka ".

Pause déjeuner, bilan des expressions hyper pénibles avec une amie. 
C'est bon ça(aaaa)
C'est que du bonheur!
... Ou pas!
Un espèce de...

Et vous? des petits stress du genre? faites tourner.

Georges, en plein coq à l'âne mais bien dans ses souliers italiens qui claquent façon grande dame. 

Le père Noël et Saint Nicolas n'ont RIEN à foutre dans ce décor même photoshopé jusqu'à la racine.

lundi 17 octobre 2011

I need My Shrink, here and now

Le mec du magasin de jeux vidéos vous regarde comme de la merde parlante quand Malena lui dit : je voudrais la gameboy et le Tétris dans la vitrine, là bas.

Le mec incrédule : LA GROSSE NOIRE ??

Toi : ouais...

Arrogante et crâneuse, tu nages à contre courant du méga plat avec ta gameboy-pavé.

Design grossier pour joueuse brutale et emportée.
Nostalgie en noir et blanc, Full pixel Vs Full HD.

C'est difficile pour toi d'écrire en ce moment, depuis qu'a été lancé le mot "fiction". 
Tu t'es remise à lire un truc auquel t'as cru très fort et tu t'es retrouvé devant une rédaction de sixième. Raide. 

Pour l'instant tu digères et te souviens de toutes les fois où tu t'es entendu dire que tu étais un écrivain.


Où est cette personne maintenant?

Tu trompes ta peur en regardant défiler des images comme dans un train, renonçant à chaque fois à la précédente.
En fait, tu ne sais pas si tu renonces ou si tu hésites, si tu changes ton fusil d'épaule, si, au juste, tu possèdes un fusil...

C'est une grosse mélasse dans ton esprit sur laquelle tu t'endors et te réveilles toujours aussi terrifiée. 

Vous savez quoi? Des coussins pour les jeunes enfants chantent du Bob Dylan.

Quand on ne sait pas quoi répondre à une question, le mieux, voyez, c'est de dire : Bob Dylan.

Georges qui l'a clairement mauvaise.







samedi 15 octobre 2011

Lou(p)

Il y a de l’écho dans tous les récits d’amour naissant, en me doutant que d’autres, ailleurs, enlacés, se donnant la becquée, éprouvaient la même sensation de complétude que Lou et moi, j’avais envie de croire en quelque chose d’unique, d’inédit. Je ne voulais pas que nous soyons des amoureuses comme les autres. Juste deux chanceuses qui se sont reconnues dans le vacarme des corps qui s'étreignent à la va-vite et qui ne vont pas se lâcher de sitôt. 

Je ne voulais pas croire que c’était ça l’amour, je me persuadais que nous étions au dessus de l’amour. 
Je méprisais les mots bâtards créés pour les autres, je ne voulais pas me dire que nous vivions une histoire comme les autres. 
Je n'imaginais pas que toutes les amours lavées par le temps aient connu des débuts flamboyants … 
Je volais avec Lou dans les hautes sphères du désir partagé et de l’insatiabilité.
Nous volions amoureuses.
 J’aimais son corps, son intelligence, son humour, tout ce qui nous rapprochait, tout ce qui nous séparait aussi et qui m’enrichissait. Amour en bloc.
Je refusais d’entendre : c’est beau les débuts, des conneries du genre. 
Je refusais de vulgariser mon histoire avec Lou, il n’est pas question simplement d’amour. 
L’amour, s’aimer, aimer, je t’aime, tu m’aimes… Les mots sont tellement faibles parfois. Tellement fades et inconsistants. 

Sur tous les tons, à toutes les sauces, comme une prière intime que je ne récitais qu'à moi même, j'ai commencé à louer Lou, pour ne jamais m'arrêter.


vendredi 14 octobre 2011

Sick and tired of being sick and tired.

L'enseignante s'est immolée et en est morte.
Cramée à 95% et au 3ème degré. Des données mathématiques pour expliquer l'inexplicable. 
Elle se lève, se pointe au bahut avec son bidon d'essence et se fout le feu. 
ça ne t'étonne pas, ça te choque mais tu ne te dis pas qu'elle était trop fragile ou des trucs qui rendraient son geste délirant et injustifié.
Pour se foutre le feu il faut quand même être bien à bout, ça n'est pas un geste fragile.
C'est pas se couper avec une enveloppe. 
C'est pas s'envoyer une bouteille de vodka et une plaquette de valium. 
C'est du désespoir violent. 

Georges, écœurée jusqu'à la moelle. 



Titre par scout niblett : malade et fatiguée, d'être malade et fatiguée.

dimanche 9 octobre 2011

VSD

Après une journée à suer ta fièvre dans un lit jamais assez brulant, tu fends la foule venue écouter le même concert que toi, elle, et des amis. 
Les fans chantent à tue tête les paroles de Mademoiselle K dont tu ne connais que deux chansons. 
La grippe ne t'empêche pas d'envier la sale gosse qui se trémousse sur scène, guitare désinvolte, silhouette iroquoise. 
Tu te dis que tu ferais bien  ça, toi aussi, la conne sur une scène avec tes copains un peu partout en France, pour chanter quoi? Avec quelle voix? T'as juste envie de faire la débile maintenant qu'il faudrait que tu trouves un métier de grande personne qui cotise et tout... (CV sur demande, pas de permis B, Dijon)
Dans la salle, des filles enlacent des filles. 
C'est l'effet crête?   
Peu importe, tu t'es vaguement secouée en suçant tes pastilles dégueulasses et toi aussi tu as enlacé ta jolie fiancée.

Sur TumblR tu partages des photos qui arpentent des chemins oubliés de ton imaginaire, du romantisme, des fleurs, du noir et du blanc, ce qu'il faut de cette tendresse immature qui te caractérise.
La nostalgie d'un temps que tu n'as jamais connu.
La nostalgie d'un monde où tu t'es souvent réfugiée. 

Voir les gens que tu aimes te ramènent à tes patinages sans fin sur tes actes ratés, manqués, mal recollés. 
On te dit : Lâche, vas y lâche. 
Tu entends, crache, vas-y crache. 

Et tu le fais ici... tranquille sur ta petite page. 

Dans le TGV, tu envies celui qui dort parce que la lumière éclabousse tes yeux et la migraine derrière eux. 
Dans le TGV,tu souris parce que tu attrapes sa main et juste après, ses yeux. 
Tu n'envies plus personne.
Un jeune homme méchu et joli porte des vêtements élégants et des chaussures ridicules. 
Tu dis à Malena que tu aimes son sac, sa veste, en le regardant, elle reste comme toi bloquée sur ses chaussures. 
Vous riez. 
Elle n'aime ni le sac, ni la veste. 
C'était la minute facheunouik.

C'est pas pour faire du Georges Rimpoché, mais il y a vraiment des moments où tout est à sa place.  
Les sourires justement chargés et les étreintes vraies.
Ben, Alleluia hein!

Georges qui, ne vous inquiétez pas, sera bientôt à nouveau sinistre.

*C'est pour rire, faites pas les cons*



mercredi 5 octobre 2011

Troll

Sur Facebook tu balances ton succès du jour : la réussite de tes examens, t'attends connement qu'on te donne du "like", "j'aime", "pouce". 
Tu le dis ici aussi, si quelqu'un veux te faire une lap dance.
T'es la reine du bal, wow. 
Un troll, pas si anonyme que ça, parce que tu réfléchis mine de rien, te reproche d'avoir pour maître à penser "Nikos Aliagas". On sent tout de suite la frustration du mec qui ne savait plus quoi dire. 
Il aurait dit tata yoyo, c'était la même. Débile et vain. 
Tout ça enrobé de smiley à la con. 
Bref, c'est loin d'être la dérouillée du siècle, t'aimerais bien un peu plus de courage pour remplacer cette ironie à trois balles, un bon mail, signé et paf, dans ta face. 
Au lieu de ça... voilà, voilà. 
ça lambine dur du côté de la critique. 
Georges. re malade.