Georges

Georges

mercredi 29 juin 2011

Peuchère

Avant il y avait cette connasse d'une petite trentaine, (peut être beaucoup moins mais elle se la jouait madame), elle a commencé à être chiante à l'agence, avant que tu emménages. 
Un jour alors que tu passais apporter des documents, elle a dit genre : Aaaaaah vous avez l'appartement du troisième??? c'est celui que je voulais, nous avons celui du premier, moins de lumière, plus de vis à vis, rhalala quel dommage! 
Tu racontes mal, mais là, juré, elle était en train de négocier un échange express entre son premier pourri et notre troisième flambant. 

Après, quand chacun était installé à l'étage prévu, elle ne disait jamais bonjour, en tout cas, jamais la première et toujours un bonjour sans sourire de fille qui a des trucs à faire t'imagines même pas quoi! 
Le truc qui nous a toujours amusé c'est que dans la rue, même à 2 mètres de la porte d'entrée, pas de bonjour, pas de réponse, elle devait considérer que hors des murs de notre immeuble on ne se connaissait pas du tout! 

Tu ne parles pas d'entamer une discussion sur le trottoir mais juste, répondre à un sourire, ne pas faire les pisseuses de 12 ans, chuis plus ta copine. 

Tu as sérieusement pensé que c'était cette histoire d'étage pendant un moment. Ensuite tu as compris qu'elle était juste conne et à cran, pas marrante. 

Elle scotchait bien son relevé de compteur sur sa porte avant les vacances. Pas marrante. 

Elle avait un petit mot sur la boite aux lettre disant au facteur de monter les lettres trop grandes. Pas marrante. 

Mais le facteur très marrant de lui plier en quatre ses "grandes lettres". 

Elle avait un paillasson qui se voulait décontracté et chaleureux. Pas du tout chaleureux.

Son mec en revanche : tignasse au vent, converse destroy, sourire en pagaille. Tu t'es souvent dit que monsieur devait chercher sa maman et qu'il avait trouvé la folle parfaite pour jouer ce rôle!

Ce récit pour en venir à une excellente nouvelle, le nom de la cinglée psychorigide a DISPARU de la boite aux lettres (le petit mot, vestige d'un passé OR-GA-NI-SE, lui, est toujours là). 
Monsieur est resté dans son premier étage et il doit se faire un plaisir le soir de balancer ses godasses déchiquetées dans son entrée et de se jeter avec élan dans le canapé avec une bière et des chips!
En ville (ouais t'sais c'est les soldes, la ville, la ville, la ville!!!!!!) tu as croisé cette naze qui t'a toujours matée comme la gouine du 3eme et tu as senti un genre de pleurnichement dans son regard de ni sainte nitouche... 

Mignonne hystérique va.

Votre Georges, Bête et méchante

Humeur Sagan...

F. Sagan, des bleus à l'âme :

"Et cette âme, si nous n’y prenons pas garde, nous la retrouverons un jour devant nous, essoufflée, demandant grâce et pleine de bleus… Et ces bleus, sans doute, nous ne les aurons pas volés."

mardi 21 juin 2011

Et ne rien dire...

C'est surement mieux aussi que ce blabla inconsistant.
Une pause là. Peut être que ça serait salutaire.
En attendant d'avoir autre chose.

Dire des saloperies, c'est bien.

Faire sa fête à la musique, donc. La démonter sur le pavé. 
Une fête populaire comme celles que tu détestes. 
Des adolescent(e)s qui se retrouvent en ville pour se la coller avec de la bière pas chère, ou du redbull vodka.
Maintenant le Redbull c'est un signe ostentatoire de jeunesse. Si tu n'as pas de redbull ou un autre truc dégueu style Monster chépakoi, tu peux pas te secouer la mèche à l'aise. 
Tu sais que ce soir, il va y avoir surenchère de cannettes. 

Des adolescent(e)s et ceux qui rêvent de l'être encore qui boivent jusqu'à oublier le nom de leur mère qui se fait un sang d'encre pendant que le petit dernier vomi son appareil dentaire devant des adultes désolés balançant l'éternelle mélopée du c'était mieux l'année dernière, et y'avait plus de merguez, et ils appellent ça de la musique, pfff c'est rien que du bruit et y'avait pas Yves Jamait. 

Yves Jamait c'est un mec de Dijon qui se trimballe avec une casquette en laine été comme hiver et tu crois que c'est par peur qu'on ne le reconnaisse pas. Des fois, tu aimerais dire, Yves, tu déconnes avec l'hygiène, il doit faire chaud là dessous...

Tu crois le plus sincèrement du monde que c'est pour qu'on se dise, han han t'as vu Yves Jamait, le mec qui chante comme un bourré des chansons à base de désespoir aviné, de comment on fait pour être heureux déjà? je sais plus, je sais pas si j'ai su, je mets ma casquette comme ça hop hop, rien que j'esbrouffe les dijonnais avec mon premier album produit par Patrick Sébastien, rien que je passe de pilier de bar à star locale. 

Il en a sous la casquette, Yves. 

Ici, tu sais que des gens vont te détester. Merde, on ne peut pas rire de tout. 


Dans le même style, à Dijon, il y a H.F. Thiéphaine que tu as vu plusieurs fois. Une fois, tu l'as pris pour Polanski, mais c'était impossible parce que tu vois pas pourquoi ce dernier se serait barré de Gstaad où il était assigné à résidence pour venir écouter un concert de Ghinzu. Tranquille. 


Tu n'aimes pas la fête de la musique parce qu'il y a cette idée d'obligation de s'amuser. C'est comme un vendredi en semaine, on te fait chier dès le matin avec des tufékoi ce soir hin hin dis, tu fais quoi?  hin hin?? C'est comme le nouvel an. 
Quoi???? Tu fais rien, t'as pas d'ami? 

A ceux qui trouvent ce post haineux, tu aimerais dire : entrez en vous même les mecs, les meufs, ça ne doit pas toujours être bien joli. 


Votre Georges, qui n'est pas là pour être aimable!!


La photo n'a aucun rapport, c'est pour qu'Yves Jamait puisse me défier au Free fight la prochaine fois qu'on se croise et aussi pour que vous visualisiez bien mes jolis lacets fluo offerts par Isa!

lundi 20 juin 2011

Extrait 2/plan cul (un peu)

"Quand j’entre dans le bar, je me sens agressée par le bruit qui rompt avec le silence relatif de ma balade dans les rues de Paris. La pluie me fait ressembler à un rat d’égout. J’essaie de remettre de l’ordre à mes cheveux. Je prends soudain pleinement conscience de la stupidité de ce rendez vous, ici au guess Who avec la chanteuse de Be Wild. 

Je m’installe au bar et allume une cigarette en attendant que quelqu’un vienne me demander si je suis bien la fille du journal On the Rock avec un sourire timide et en dansant maladroitement sur ses jambes. Une idée débile de plus, la chanteuse en question n’est pas du genre à vaciller, j’allais l’apprendre assez vite.
Je commande un mojito, quitte à recevoir mes rendez vous professionnels dans un bar gay, autant faire les choses en grand.

Je patiente avec mon humeur bizarre en tournant le dos au
festivité. Je pose, par habitude, un regard amer sur les gens qui s’amusent trop pendant que moi je ne m’amuse pas assez. Je me dis en virant la paille de mon cocktail avec agacement, que la prochaine fois je devrais demander à mes rendez vous de me rejoindre directement au cœur de la gay pride, au nom de la visibilité.
La fille arrive, elle me serre la main, ça m’amuse, Karen dit-elle (j’aurai parié sur Cynthia), enchantée, je ne me présente pas parce qu’elle me connaît. Elle est très à l’aise, presque trop c’est déstabilisant mais pas désagréable. Je fais les courbettes habituelles et la remercie de m’accorder du temps que j’imagine précieux, déjà que je reçois dans un bar gay, trempée comme une soupe avec mon cocktail à la main , je ne veux pas qu’il soit dit que je manque de savoir vivre. Je lui demande ce qu’elle veut boire. Elle me demande ce que je bois en se levant. 
Un mojito. Elle revient avec une margarita. Bon.
Je sors mon kit journalistique : moleskine/stylo/dictaphone et c’est parti, je lui demande un historique du groupe, pourquoi avoir choisi de l’appeler comme ça, pourquoi elle ne chante pas en français, qui écrit les textes, les influences… Elle répond à mes questions avec une intelligence à laquelle je suis plutôt sensible et j’apprécie son discours qui va clairement me faciliter la tâche lors de la retranscription. Je donne mon avis, je ne peux pas m’en empêcher, sur les chansons que je connais, bien entendu je ne lui dis pas que c’est du sous-rock parce que je devine qu’elle se donne du mal pour être crédible en rock star. Elle est ravie que je lui confirme ma venue lors du prochain concert pour finaliser mon article. Elle a un sourire très charmeur qui me désarme. La conversation retombe un peu après ¾ d’heure de blablas. Elle me regarde en souriant et me dit avec beaucoup de détachement et un aplomb certain : On bouge ? j’en ai marre d’être ici. 
Je m’apprêtais à prendre congés après avoir récolté suffisamment d’informations pour mon article, mais…
Ok. Bougeons. On marche assez longtemps et je me rends compte en sortant du bar qu’elle a un style bidon mais beaucoup de charme par ailleurs. Je suis pas une inconditionnelle du blond Barbie avec racines noires mais elle le porte bien. Pour le reste de ses vêtements, un pantalon en cuir qui lui va très bien (merveilleux cul que le sien), des boots noires, une chemise rouge très ajustée, largement décolletée prête à exploser à tout moment et un perfecto. Total look rockeuse de diamant. C’est désuet, un peu vulgaire mais bien porté. On arrive dans un endroit sombre mais chaleureux, la clientèle a entre 20 et 35 ans et tout le monde est debout avec un verre. Ils se balancent de droite à gauche en écoutant des titres pop rock, certains chantent, certains s’embrassent mais il est difficile d’échanger quelques mots dans le brouhaha. L’ambiance est hypnotique. Sur l’intro de Boys don’t cry Karen attrape ma main et m’entraîne dans un recoin du pub où il y a une table en bois minuscule et deux chaises, on s’installe et elle repart chercher à boire parce que deux mojitos valent mieux qu’un.

Nous avons une conversation agréable à propos de la musique surtout. Nous sommes d’accord sur tout ou presque alors, pourquoi je n’aime pas ce qu’elle fait ? Mystère, mystère…
Elle porte de nombreuses bagues en argent assez volumineuses, ses ongles sont courts et peints en noir. Je suis surprise par la tournure que prend cette soirée qui s’annonçait pénible à souhait, devenue un moment de franche camaraderie entre une blondasse désinvolte et la brunasse sinistre que je suis ce soir.
Elle répond à un texto et je l’abandonne pour aller aux
toilettes. 
 
Il est seulement 22 h et je commence déjà à bailler salement à cause de ma nuit d’insomnie passée à lire. En me lavant les mains je regarde dans le miroir mon œil soul et mon maquillage un peu passé, c’est à ce moment là que je vois le visage de la blonde qui m’accompagne. Elle est là, postée juste derrière moi me regardant intensément avec un sourire lubrique et décidé, ça ne fait aucun doute. 

Je souris en me séchant les mains et là, elle me saute littéralement dessus, elle mord très fort ma nuque en me serrant contre elle. Elle me mord avec férocité en glissant une main dans mon jean, je me retourne et je l’embrasse maladroitement, j’enlève sa chemise, du moins j’essaie de le faire. Je suis empêchée par sa force. Je comprend tout à coup le nom du groupe, « Be wild… ». je comprends ce que le mot sauvage a à voir avec le prénom Karen. On se mange littéralement la bouche, sa main me fait tourner la tête. Le va et vient de sa main est en train de grignoter ce qui me restait de pudeur. Je me sens minuscule dans ses bras, tellement de puissance, de vigueur dans son étreinte, je ne suis plus qu’une faible chose offerte à son désir animal. Elle me baise énergiquement jusqu’à ce que je jouisse le plus silencieusement possible, la tête dans les cheveux peroxydés de ma blonde. Elle porte un parfum pour homme que je reconnais sans parvenir à le nommer. Elle passe sa main dans mes cheveux en m’embrassant, elle caresse ma joue. 

Elle me laisse là. Je me sens conne. Quand elle sort des toilettes, j’ai le souffle court, je reste seule pendant deux minutes, histoire de faire le point, je bois un peu d’eau et j’éclate de rire en voyant mes joues roses dans le miroir et mes cheveux collés à mes tempes par la sueur. En rejoignant notre table je suis agacée d’être mal à l’aise. Elle est assise et fume une cigarette en notant quelque chose sur un petit bloc-note.
Ça ne m’étonnerait pas qu’elle soit en train de noter « Z, journaliste » ainsi que le lieux et l’heure de sa prise. Elle me regarde m’installer avec un grand sourire qui se transforme en un rire de gorge délicieux et profond. Elle semble particulièrement satisfaite de son coup et déçue de me voir mettre ma veste pour partir. Je lui dis qu’on m’attend en sachant qu’elle n’est pas dupe et qu’elle doit savoir que je suis juste très gênée. Avant de partir je griffonne mon numéro sur une page de mon moleskine. Que j'arrache, tremblante. Elle sourit et me fait un clin d'oeil sexy et laissant sortir de la fumée entre ses lèvres.

Après ce charmant guet apen, j’ai un sourire un peu con sur les lèvres. Chez moi je retrouve ce sempiternel silence de plomb, je passe le cd de Karen en caressant Ornicar qui m’offre un spectacle de contorsion dont lui seul a le secret. Pendant trois minutes je suis en plein débat intérieur autour de la question « s’appelle-t-elle vraiment Karen »  Je coupe le son et branche ma guitare pour une petite session Nirvana et pétard avec en toile de fond une réflexion sur la vie et les bonnes surprises qu’elle réserve."

Un week end...

Vendredi spectacle de l'école. Tu as vu certains parents, tu as compris certains comportements d'enfant. Tu as fait ton spectacle brouillon, tu as été fière de ces enfants qui te courent dans les bras après un bon shoot trac + adrénaline.
Tu leurs dis pour que ça reste bien : Je suis fière de vous, vous étiez beaux.
Tout le monde se sourit, se parle, les parents, les animateurs, pas les instits...
C'est vous Georges? Oui, oui... 
Nous sommes tous en plein collage de prénoms sur des visages dont on a entendu parler.
Ce moment tu l'as tant redouté, pourtant il est là, simple et détendu et tout se passe bien.
En rentrant, dans le bus, un homme perturbe ta communion musicale en tapotant sur le siège libre à côté de toi. C'est agaçant et quand tu es agacée, ça s'inscrit sur ton visage, dans ton regard que tu plantes dans celui de cet homme, scout grandi trop vite coiffure Frédéric Lefebvre, mais surtout, oui surtout, aucun talent de percussionniste. Il retire ses mains du siège, tu retires tes yeux des siens.
C'est un western.
Tu entends son abruti de copain qu'il a dû rencontrer chez les scouts dire : ouais mec, t'es en France, tu ne peux pas envahir l'espace social de qui que ce soit dans le bus, ça ne se fait pas!
Ces 5 derniers mots il les martèle, tous les deux ricanent et tu as pendant une seconde envie de te retourner et de leur faire la bise, pour voir, comme ça... Qui a un problème avec l'espace social. Hein?
La vérité c'est que tu as un problème avec les bruits parasites. Les percussions sur les sièges de bus par exemple.
Là, tu reçois un texto de ton frère et c'est bien, vous allez vous voir quelques minutes en gare de Dijon, pas loin de chez toi. Tu réponds aux textos oubliant direct les deux chafouins du fond, et tu te lèves, tu as envie de finir le chemin à pieds, tu as envie d'acheter des fleurs.
Tu laisses ton portable dans le bus vibrant comme un abruti sous un siège ou ailleurs.
Tu rentres chez toi, les pivoines désolées. Tu fais opposition.
Ce n'est qu'un portable. Allez...
Tu rates ton frère, il pleut beaucoup trop. C'est triste, tu sais que même en vingt minutes vous auriez ri, il en faut pas plus... C'était même large.


Samedi, nouveau portable sans numéro. Pas de carte bleue pour le payer, à la maison, on retourne tout, pas de CB. Nulle part. Ben tiens, on va faire opposition.
Plus tard tu as beaucoup ri en jouant avec des amies à rester stoïque en mangeant des cacahuètes au Wasabi. Tu as ri des larmes de moutarde japonaise, les joues rosées. Tu as raccompagnée Isa sur ton porte bagage et c'était drôle, comme ça l'était enfant.
Jusqu'à très tard tu as lu et terminé le livre de Patti Smith. Dans le noir, ensuite, tu repensais aux mots, tu n'arrivais pas à dormir...
Tu pensais aux tiens de mots, que tu donnes à lire sans les travailler, sans chercher de parfaite concordance entre l'image, le mot, le sentiment.

Tu donnes des fulgurances maladroites à lire et se rendre compte de ça, ça bloque un peu. 

Tu t'es réveillée sur un dimanche ouaté, somnolent, un dimanche de douleur et de paranoïa.
Tu te retournes dans le noir, dans un lit aux draps froissés que tu serres contre toi, tu te  remets de la "rêverie" précédente qui n'a de féérique que le nom.
Le temps passe et tu ne fais rien. Cette journée t'échappe, elle est ce point entre tes deux yeux. minuscule et fâcheux, qui tape et t'empêche de faire en sorte que ce jour compte.
Qu'il ne soit pas juste une plage de 24h occupée à dormir, rêver et avoir peur de tes rêves.
Photophobie... ennui.

En relevant ta boite mail tu trouves un message : votre carte bleue était dans les remises de chèques avec votre carte fnac... Alors des inconnus ne pensent pas forcément à s'acheter un piano, un billet d'avion ou un chat égyptien quand ils trouvent une carte? Cette personne t'as rassurée pendant quelques minutes sur cette communauté de gens qui ne sont pas toi, desquels tu te méfies...
Sur elle, tu ne mettras jamais de visage, peut être que tu croiseras plusieurs fois à Dijon cette personne qui, un soir d'orage, alors que peut être ça n'était pas sa route, à choisi d'aller à ta banque déposer tes affaires perdues, les pivoines dans une main, alors que tu fouillais dans ton sac en espérant  retrouver ton téléphone.

La dernière personne que tu as appelé est ton frère. La dernière chose que tu as payé, des pivoines. Ne retenons que cela, et passons à cette autre semaine.

mercredi 15 juin 2011

Lâche tes coms

Certains commentaires ne m'arrivent pas. Ne vous sentez pas censurés c'est un problème de blogger. Stop.
Georges

vacarme #1

Tu as un paquet de livres à vendre à qui les veut, tu penses à un certain Gibert Joseph qui pourrait s'il fait l'effort te prendre le tout. 

Tu voudrais mettre fin à une accumulation qui a assez durée. 

Tu vas regarder ces jours prochains évoluer un hématome sur ton avant bras droit. Tu vas regarder le carnaval des couleur, une petite fête juste pour toi. 

Spectacle gracieusement offert par la poignée de porte de la salle de bain + une certaine impatience dans tes gestes qui souvent te colorie le corps. 

Tu écoutes des accords folk est une voix calme et douce qui te sort de l'hébétude des ces derniers temps pour quelques minutes au moins. 

Après vérification, non, il ne s'agit pas d'hébétude. l'hébétude exclut la réflexion psychique au profit des sensations. C'est le contraire de ce que tu ressens. C'est rare, cette impression de jouer la peur, la colère, le chagrin et la joie comme une actrice. 

Après dans ta loge, tu te félicites d'avoir fait ce que tu as pu, mais tu restes détachée. 
Introspection, moment pour toi, tu t'écoutes mais n'entends pas grand chose, comme dans un putain de coquillage qu'on te collait à l'oreille enfant en te disant alors? tu entends? 
Ben non... J'entends pas. Si je me bouche une oreille j'entends ma déglutition, mon corps et ses différents glouglous, mais pas tellement la mer. 

C'est quoi cette blague poético-démago? 

interdit au moins de 12 ans -----> On n'entend rien d'autre dans un coquillage que notre propre machinerie.
Ceux qui disent le contraire essaient de se convaincre de la magie des choses communes. Sur toi ça ne prend pas, parce que tu es déjà trop occupée à trouver dingue l'existence même des coquillages, de la mer et du sel dans celle ci. Toutes ces choses que tu ne voudrais jamais te voir expliquer et dont tu avoues ne pas comprendre l'origine. 

Tu t'en fous de la tectonique des plaques, de la sédimentation, des ères primaire, secondaire, tertiaire et quaternaire. 

Même chose pour les étoiles, tu préfères rester conne sur le sujet, savoir que ça brille et que ça file. Voilà. 

Mais il ne faut pas exagérer avec des trucs du style : écoute cette étoile, tu vas entendre le ciel. 
Ouais, c'est ça ouais...


Votre Georges. 

mardi 14 juin 2011

summer cannibals

Tu mets de côté, pour bientôt, pour très vite, une bonne humeur sans aspérité sans "oui, mais". 

Tu mets de côté, une danse folle,  tu veux guiguendélirer au minimum. 

Tu mets de côté des mots qui flamboient et qui ne reniflent pas des petites rancunes.

Tu en finis avec les soustractions, les additions, les petits comptes que tu fais. 

Que tu dois faire.

Qu'il serait bon que tu aies le courage d'attaquer séance tenante.

Tu mets de côté les mini lâchetés et les maxi déceptions. 

Après ça ira, après ça ira, après ça glissera comme une luge. 
Ce sera de la vie toboggan. 

Shebam. Pow. Blop. Wizzzzzz.

En attendant ça percute là haut, ça réfléchit sévère, ça se pose des questions, ça nage mais ne coule pas. 


Et ne venez pas dire, allez, allez, faut pas se poser de questions, faut foncer...ne venez pas le dire. D'avance merci

Au lieu d'envisager de sortir Georges de sa relative mélancolie lisez plutôt Just Kids de Patti Smith. 


jeudi 9 juin 2011

"Add me as a friend"

Serrer très fort les paupières, cacher tes yeux dans tes orbites, au fond, ne changera rien au paysage que tu devras affronter une fois celles-ci à nouveau ouverte sur le monde.
Si les gens jettent par terre des tickets grattés de Banco ou autres trucs qui se grattent, c’est surement qu’il n’y a pas d’argent à se faire.
L’homme âgé, près du crédit lyonnais qui tend sa main auquel tu dis toujours bonjour en souriant préfèrerait sans doute un bon café ou une pièce ou une baguette.
Une pièce de 100 dinar Bahreïni ressemble à une pièce d’un euro, tu l’as appris par la fourberie d’un chauffeur de bus qui t’a fait un tour de passe-passe. 

T’as rien vu… Pas du genre à recompter tes pièces. 
Confiance abrutie.

Les livres à lire dans l'autre sens, comme nous montre cette dame ---------->
Ben, c'est écrit sur du papier missel, c'est cher et pas pratique.


Achat de Just Kids de Patti Smith, elle y raconte sa rencontre avec Robert Mapplethorpe, leur fusion et sa mort.

Vincent a dit « ah celui là, je veux le lire »

Toi aussi. Justement. Paf paf, tu t’en empares.
On se le prêtera. 

Le catalogue d’une expo que Vincent vient de voir, RichardPrince / American Prayer à la bibliothèque de France. On en parlait, justement.

Elle semble démente cette expo mais tu sais que tu n'iras pas, que tu ne feras pas la route pour payer ta crise d'angoisse à Paris. 

C'est le côté triste de ne pas supporter la foule.
Si vous voyez une côté drôle, n'hésitez pas à éclairer la blogueuse à ce sujet. 

Dans la rue croisé une personne pas vue depuis longtemps et qui manquait parce que sympathique, bienveillante, bien tout court... On se promet qu'on va se voir et tu espères que oui, vous allez vous voir. 

Aujourd'hui, pour ceux qui ont suivis, A+E étaient à nouveau à ta table, tu as passé le contrôle technique. Elles m'ont demandé : t'as twitter, facebook, msn??? 
Que dire... : Oui, cherche moi, je m'appelle Georges, je suis gauchiste, j'aime une femme, on se fait des bisous sur la bouche et je dis putain et merde toute les minutes mais enlève tes coudes de la table et arrête de toucher tes cheveux, merci.

Ah... Aussi, une nouvelle qui va bien te faire rire quand tu vas voir les mots clefs de recherche : Ta chatte a des croutes. Après son délire dépilatoire (qui n'a jamais pris fin d'ailleurs).

Mais n'ayez crainte, on s'occupe bien d'elle.


Votre, très peu recommandable, Georges. 



Est-il un coin de terre où ne rien se déchire...

Pour ne plus, jamais plus, vous parler de la pluie,
Plus jamais du ciel lourd, jamais des matins gris,
Je suis sortie des brumes et je me suis enfuie,
Sous des ciels plus légers, pays de paradis,
Oh, que j'aurais voulu vous ramener, ce soir,
Des mers en furie, des musiques barbares,
Des chants heureux, des rires, qui résonnent bizarres,
Et vous feraient le bruit d'un heureux tintamarre,
Des coquillages blancs et des cailloux salés,
Qui roulent sous les vagues, mille fois ramenés,
des soleils éclatants, des soleil éclatés,
Dont le feu brûlerait d'éternels étés,


Mais j'ai tout essayé,
J'ai fait semblant de croire,
Et je reviens de loin,
Et le soleil est noir,
Mais j'ai tout essayé,
Et vous pouvez me croire,
Je reviens fatiguée,
Et c'est le désespoir,

Légère, si légère, j'allais court vêtue,
Je faisais mon affaire du premier venu,
Et c'étais le repos, l'heure de nonchalance,
A bouche que veux-tu, et j'entrais dans la danse,
J'ai appris le banjo sur des airs de guitare,
J'ai frissonné du dos, j'ai oublié Mozart,
Enfin, j'allais pouvoir enfin vous revenir,
Avec l'oeil alangui, vague de souvenirs,
Et j'étais l'ouragan et la rage de vivre,
Et j'étais le torrent et la force de vivre,
J'ai aimé, j'ai brûlé, rattrapé mon retard,
Que la vie était belle et folle mon histoire,

Mais la terre s'est ouverte,
Là-bas, quelque part,
Mais la terre s'est ouverte,
Et le soleil est noir,
Des hommes sont murés,
Tout là-bas, quelque part,
Des hommes sont murés,
Et c'est le désespoir,

J'ai conjuré le sort, j'ai recherché l'oubli,
J'ai refusé la mort, j'ai rejeté l'ennui,
Et j'ai serré les poings pour m'ordonner de croire,
Que la vie était belle, fascinant le hasard,
Qui me menait ici, ailleurs ou autre part,
Où la fleur était rouge, où le sable était blond,
Où le bruit de la mer était une chanson,
Oui, le bruit de la mer était une chanson,
 
Mais un enfant est mort,
Là-bas, quelque part,
Mais un enfant est mort,
Et le soleil est noir,
J'entends le glas qui sonne,
Tout là bas, quelque part,
J'entends le glas sonner,
Et c'est le désespoir,

Je ne ramène rien, je suis écartelée,
Je vous reviens, ce soir, le coeur égratigné,
Car, de les regarder, de les entendre vivre,
Avec eux, j'ai eu mal, avec eux j'étais ivre,
Je ne ramène rien, je reviens solitaire,
Du bout de ce voyage au-delà des frontières,
Est-il un coin de terre où ne rien se déchire,
Et que faut-il donc faire, pouvez-vous me le dire,
S'il faut aller plus loin pour effacer vos larmes,
Et si je pouvais, seule, faire taire les armes,
Je jure que, demain, je reprends l'aventure,
Pour que cessent, à jamais, toutes ces déchirures,

Je veux bien essayer,
Et je veux bien y croire,
Mais je suis fatiguée,
Et le soleil est noir,
Pardon de vous le dire,
Mais je reviens, ce soir,
Le coeur égratigné,
Et c'est le désespoir,
Le coeur égratigné,
Et c'est le désespoir,
Le désespoir...

Barbara _ Le soleil noir_

mercredi 8 juin 2011

Tu as déjà été adolescente?

Hier alors que tu t'apprêtes à rejoindre la table à laquelle tu t'installes chaque jour pour une "vision globale de la salle de cantine", tu t'aperçois que deux gamines se sont installées en face de ton assiette. Deux gamines qui t'ont toujours manifesté une certaine animosité.
Suspicion à tous les étages.
Courageuse, tu y vas (courageuse et obligée) tu leur balances un salut les filles + sourire méfiant.
Pour la première fois, elles ne te regardent pas comme si tu étais une fistule et te répondent même plutôt gentiment.

Alors tu les regardes te fixer comme si tu avais inventé les pet shop. Que se passe t-il...
On te sert une assiette avec seulement du riz et Emma te demande pourquoi tu ne manges pas de viande.
G: chuis végétarienne
E: Trop classe
G : ...

OK, tu passes du statut de la tarée avec les lacets fluo à une fille trop classe. Promotion day!

Elle m'explique que sa mère à été végétarienne parce qu'on l'a dégoutée des cœurs d'agneau et que ça avait un goût de sang. Tu lui dirais bien que c'est gerbant comme conversation mais ça fait tôt pour briser un copinage naissant alors t'avales ton riz en oubliant le goût du sang.

E : et toi? C'est quoi qui te dégoutes? les antibiotiques?
G: Oui, entre autre...

Emma, elle a ce truc des enfants élevés sans la télé, avec France Inter, le Charlie Hebdo de papa, de la bouffe bio, des birkenstock pour toute la famille et les vacances au Mont St Michel.
Ouais ok. Clichés.

Contrairement aux autres filles de sa classe elle ne fait pas de chichis. ça détend. En revanche elle fait preuve d'une finesse d'esprit parfois déstabilisante, elle est victime de sa vivacité et arrogante de timidité.
Tu aimes.
Elle a juste sa flik flak qui fait comme tout le monde. Parce que ouais, c'est vrai que si à 10 ans t'as pas une flik flak t'as raté ta vie. ça se vérifie.
Quand t'avais 10 ans, c'était swatch. Les suisses donnent l'heure aux enfants depuis des générations.

Emma te parle d'Hayao Miyazaki et elle est loin d'être à la masse. ça te change des conversations Naruto/catch/les inconnus/ de ceux qui, eux, ont la TV.

Vers la fin du repas, sa voisine restée discrète, hésite...
A: Hm... j'aimerais bien te poser une question.
G: ben vas y...
A: non mais...
G: pose, et si c'est trop perso je ne réponds pas et c'est tout.
A: ... Est-ce que tu as été adolescente?
Parce que les adultes, je crois qu'ils n'ont jamais été adolescents...
G: peut-être qu'ils ne s'en rappellent plus...
A: tu t'en rappelles toi?
G: ... Oui, très bien. 

Conclusion, A+E sont tes nouvelles potes!! 


1923-2011

Jorge Semprun. Merci pour l'écriture ou la vie. Et le reste qui tombera un jour sous mes yeux.

mardi 7 juin 2011

Joke

Blague.
Une fille qui travaille avec toi, qui t'agace bien comme il faut d'ailleurs, s'est pointée aujourd'hui avec un tatouage sur le poignet fraichement gravé sur sa peau cellophanée.
Là tu dis, pour parler :  wow, fais voir?!!
Elle s'est fait tatouer son prénom...

fin de la blague.

lundi 6 juin 2011

Castor de Guerre et autre...

En lisant la biographie de S.de Beauvoir : Castor de guerre, écrite laborieusement par Danièle Sallenave, tu te retrouves face à une capacité de réflexion et de travail qui te donnent le sentiment d'être une bien faible petite chose à côté dudit castor qui à 20 ans à peine avait la sensation d'avoir déjà tout lu.

Il y a toujours eu quelque chose qui t'a fasciné chez la Momone, c'est surtout  son manque d'humilité, son orgueil courageux, le fait qu'elle n'ait eu d'autre ambition dès l'enfance que celle de devenir : un écrivain célèbre. 

Elle devait pas taper des siestes de 2 heures avec un gant frais sur les yeux en chialant sa migraine, elle devait s'accrocher, quitte à être désagréable, quitte à être solitaire et salope comme pas deux avec toutes les autres femmes qu'elle considérait comme des pétasses sans cervelle.

Cette biographie n'a pas d'autre intérêt que de compiler des extraits intéressants de l'autobiographie de S.D.B.

Tu es vraiment admirative des gens qui mettent toute leur opiniâtreté dans la réussite d'un projet. 
Sans doute parce que tu te laisses bien trop souvent parasiter par des pensées vagabondes et une santé fragile dont tu ne t'occupes pas tellement. 

Tu n'es pas laborieuse mais tu aimerais le devenir.
Procrastiner et faire le flan migraineux sur un lit ou un bout de divan ne satisfait pas du tout l'idée que tu te faisais d'une vie intellectuelle épanouie. 

Il va falloir songer vraiment à l'accepter ou y remédier.

Ce matin dans le bus il y avait des enfants de ton école, ils criaient "Geoooorges" et te tendaient leur main à attraper, à toucher. Un vrai shoot d'affection. C'était un peu gênant, l'institutrice t'a dit "vous pouvez vous approcher" comme si on te proposait de toucher des bébés crocodiles.
Les enfants aiment en bloc, c'est émouvant de recevoir leur tendresse.Ils disent "Georges" en boucle, comme une supplication, pour que tu les regardes un à un, et que tu dises bonjour + le prénom, les enfants n'aiment pas être une globalité. 

ça peut te mettre mal à l'aise un peu... Ils veulent te toucher la main, tu n'es pas tellement une toucheuse de main.
Alors tu les gardes au fond de tes poches la plupart du temps et tu souris, et tu clignes des yeux, et tu manifestes tout ce que tu as de tendresse à offrir à ces petites têtes tournées vers toi.

Pour faire un dernier coq à l'âne avant de vous quitter, je snaïpe beaucoup en ce moment sur Facebook, je commence à saturer de l'ambiance "tu la sens ma grosse réussite sociale", "tu les vois mes gros voyages", idem pour les mateurs qui ne donnent rien d'eux. 

Après ils viendront dire : t'es vraiment addict!!! et toi? Tu serais pas un peu accro à la vie des gens non? on aime ça hein regarder ce qu'il se passe par ci par là chez les bouffons qui se dévoilent sur facebook?

La condescendance c'est la gerbe et c'est une snob ++ qui vous le dit.

Votre Georges, foutraque et toujours vaguement fragile.
Love.

samedi 4 juin 2011

Gore

Sur France Culture on parle de livre avec la langue nouée en noeud pap'. 
M. Patate Chaude encravaté se demande s'il ose, allez, il ose? bon, il ose... il ose quoi? Employer le terme "gore" pour parler de l'écriture de Sara Stridsberg qui a écrit Darling river.
 Il dit ça avec beaucoup de guillemets, une préparation du terrain de dingue et surtout le coeur qui secoue à 3000/seconde. 
Ce soir il va rentrer dire à sa femme, chuis un putain de fripon poupée, t'imagines pas comme j'ai parlé comme un bad ass sur France Culture.
Tu ne peux pas t'empêcher de rire de ces simagrées.
Et c'est pire encore quand une autre patate chaude en mode mère sup' réagit sur l'air de : Gore? mais vous êtes tombé sur la tête! mais je crois rêver!

Le plus marrant c'est qu'ils t'ont donné envie de le lire, ce livre gore et cinématographique qui "fonctionne"
Parce que sur France Culture tu dis pas : c'est un putain de bon livre!

Tu dis "ça fonctionne incroyablement"

En ville ce matin, de minuscules chiens promenaient leurs humains, la langue au vent comme Pete Sampras (tu essaies de faire des allusions tennistiques avant la finale homme de demain qui va te clouer au divan et te faire dire des trucs de grosse beauf).

T'en as vu un avec un tee shirt vraiment grand, un tee shirt de chien mais certainement pas de cette race là. Les gens qui habillent leur clébard c'est quelque chose que tu comprends encore moins en juin. 

Tu as eu envie de t'acheter des baskets, il n'y avait pas ta taille parce que c'était un modèle pour homme. La vendeuse des galeries Lafayette t'as regardé comme si tu lui demandais un conseil pour de la mousse à raser. 

Tu as dit : elles sont mixtes. Elle a sorti une tête de connasse genre : ouais c'est ça ouais... Elles sont mixtes pour les filles comme toi qui ne tiennent pas deux minutes sur des escarpins.

Tu as répondu par une tête genre : ouais c'est ça ouais, tu veux une bassine pour ton dégueulis ou tu vas t'en remettre?

Après cet échange télépathique tu étais convaincu que tu trouverais toutes les baskets que tu veux une fois chez toi.
Pour travailler aux galeries lafayette il faut surement avoir une sacrée dose de condescendance le reste c'est de la bêtise et le goût de ce qui est superficiel. Ne pas avoir peur de dire : c'est frais, c'est tendance, c'est chic, c'est mode, c'est cher, c'est le it bag, Katy Perry a le même, on attire pas les mouches avec du vinaigre, il faut souffrir pour être belle et tout ce blabla débile de fifille. 


Tu t'es fait un compte twitter, tu y es : Georges Pen'n'paper.

Tu es avide de mots, tu lis plein de livres à la fois, des magazines, tu ingurgites mais ne parviens pas à écrire quoi que ce soit d'autres que ce blog et tes cahiers dans lesquels tu baragouines des trucs qu'il faut bien mettre quelque part. 

C'est mieux dehors que dedans, tout ça.


Votre Georges




vendredi 3 juin 2011

22h22 le même vendredi

Tu as fait un vœux, c'est bon, tout va mieux...

Check this out lecteur, ça a mon age tu vois, ben c'est toujours groovy 


Et ça aussi... ça fait danser tes fesses sur la chaise à roulettes!

Tu vas jongler entre les 6 livres emprunter à la bibliothèque. Picorer du Rilke et grignoter du Sagan.

Le post précédent disparait... Fin du Down. 
Bon week end, dites de la merde, ne faites pas la vaisselle, soyez paresseux, riez, chialez, mettez vous en colère et en joie,soyez complexes puis simples, surprenez vos amis, vos amants, écoutez de la musique plus fort que de raison, mettez les bouchées doubles, triples, simples, comme vous le sentez. Soyez fous et audacieux, soyez des licornes et des hippocampes, soyez fabuleux ou monstrueux, soyez fougueux et cavaliers, insolents et braves, brillants et idiots, indiens et cowboys, Le bon, la brute, le truands, la pute et le mac, la plaie et le couteau, le verre à moitié vide, le verre à moitié plein, soyez tout, son contraire, soyez le sourire de la crémière, soyez l'éléphant et le magasin de porcelaine, le fugitif et la policière,soyez tout ce que vous souhaitez... 


Beaux, beaux, beaux et cons à la fois!


Votre Bipolaire Georges.

jeudi 2 juin 2011

Weak as I am

Dans le train...
Un jeune homme sort une haleine de gin de sa petite bouteille de Vittel. 
Mascarade. 
Il est tout juste 8h du matin.
Des militaires hilares matent, affamés, tous les culs qui traversent le wagon en riant grassement.
C'est l'histoire d'un chti, d'un breton, d'un alsacien et d'un piercé parisien... 
Ils se font face, ils critiquent le capitaine, ils ont des sacs de guerre et des coupes courtes. 
Ils ont faim de femmes et ne savent pas le cacher.
A gauche, l'apple store : Iphone, Ipod, Ibook.
Tu aimerais écrire un truc sur le train... pas "à propos" du train mais "sur" la tablette devant toi. 

Georges Was Here. 

Les lettres de vétérance de ta délinquance supposée. 

Sur le chemin, encore, "Le pen" écrit dans un coeur.
Ben tiens, pourquoi pas un briquet I love Kadhafi aussi...

Hier tu as poncé un parquet, tu t'es tordue la viande, tu as sué de l'huile de coude. 
Aujourd'hui tu es un muscle vrillé.

Tu t'es bien marrée aussi. 
La viande qui se marre c'est joli, ça laisse des belles traces. 
Tain, me fais pas rire, tain, j'ai mal, tain. 
Rien de plus intéressant ne sortira de ce clavier aujourd'hui.

Georges,  
Fragile de corps et d'esprit.