Georges

Georges

mardi 31 mai 2011

Te souviens tu ....

Tu tombes sur une photo de toi enfant, cachée derrière un sandwich au nutella.
Tu te prends d'une affection profonde pour cette malicieuse enfant. 
Tu te demandes si cette bouille sur la photo serait contente de la grande fille que tu es maintenant...?

Tu aimerais lui dire beaucoup de choses comme...:  tu as arrêté le nutella, maintenant tu mets le haut de ton maillot de bain pour aller à la mer, tu es trop tombée et tu as peur des chutes mais parfois, quand tu as envie de te défouler tu te jetterais bien de toute tes forces contre un mur, quand tu pleures tu as à nouveau cet age là, tu te rappelles des comptines des poésies et des chansons.

Si tu as des enfants un jour, ils ne se diront jamais "daddy please don't leave".
Tu as toujours ce petit rire qui dégringole comme une cascade nerveuse quand tu ne le retiens pas. Tu glousses parfois.    

Tu es mono fossette comme sur la photo.
Tes yeux n'ont pas grandi avec le reste de ton visage, ils sont nés adultes, le reste a grandi autour. C'est dur à décrire, mais t'inquiète, ça fait sympa quand même. 
Tu ne manges plus de viande, tu sais, les côtelettes d'agneau tout ça... c'est fini. 
Tous les trucs que tu rêvais d'avoir en triple à cet age là n'ont plus ou peu d'importance. Les surprises kinder sont des ramasse poussière... Qui l'eut cru.

Tu n'as plus besoin de ressembler à un garçon pour attirer les filles, d'ailleurs tu as une femme qui t'aurais déjà plût à l'age
du sandwich, elle aime le nesquik et le nutella, elle à des fossettes elle aussi et un rire qui dégringole.
Tu n'aurais pas osé en rêver...

Tu dessines toujours des bonhommes bâtons et des maisons qui partent en vrille d'un point de vue purement technique. Tu tires plus la langue mais tu présentes ton majeur parfois dans le dos des gens. 
Tu es une sale gosse dans un corps de grande personne. 

Depuis cette photo, tu sais, tes grand-pères sont partis.L'un après l'autre laissant le vide derrière eux.
C'était dur, aujourd'hui tu y repenses, tu souris à tes souvenirs si heureux, tu t'accroches aux voix et aux rires qui résonnent encore. 


C'est comme les comptines, les poésies et les chansons, tu sais, tu fermes les yeux et tu te récites des fous rires et  tu payes ta fossette!

Imparable.


Pour déroger à la règle de ce blog, je voudrais te dire que je repense souvent avec émotion à l'enfant que tu étais. Que je voudrais te serrer contre moi et te dire que je sais, de source sûre, que ça ira, ne t'inquiète plus. 






Georges.

lundi 30 mai 2011

Extrait de roman (à prendre comme un cadeau)

 TADA!!!


"Se fuir, se perdre. Voilà ce qui est alléchant pendant cette phase transitoire où nous ne sommes pas vraiment des adultes et plus tout à fait des enfants. Enfant ou adulte. Il s’agit uniquement d’échanger un lot de souffrances contre un autre. Sans doute aurais-je aimé rester là, dans ce sas où l’insouciance est permise et où les responsabilités restent relativement gérables. J’ai essayé de me détourner des prises de conscience douloureuses qui pouvaient me miner le moral mais finalement elles m’ont rattrapées et j’ai dû prendre part au débat, me sentir concerner par le sort de la communauté et arrêter de n’être intéressée que par mon nombril piercé.

Avoir vingt ans est compliqué pour ça, découvrir l’ordre des choses et essayer de s’y faire parce que lui ne changera rien pour nous. Eprouver la différence entre ce que le monde pourrait être et ce que l’on en fait en réalité est proprement écœurant.
Après avoir boycotté plusieurs scrutins électoraux par paresse ou ignorance, je me suis finalement décidée à voter, à rejoindre le cortège familial un dimanche matin. Ce jour là, tout devient plus rageant, surtout lorsque l’enthousiasme fait place à une amère déception et qu’il faut encaisser, regarder le triomphe de la connerie en essayant de garder un sourire fair play. Ça sera pour une autre fois… tu te bouffes du bleu-blanc-rouge modéré et tu remballes tes valeurs de prolos. Papy Marx is dead.  

Dur après ça de relever la tête, aller au-delà de la déception et essayer tant bien que mal de s’adapter à tous ces connards qui jubilent, d’avoir de la compassion pour les simples d’esprit et une dose considérable d’adaptation. Dur aussi, le fait de s’apercevoir que la connerie n’a pas d’âge, pas de classe sociale, pas d’origine ethnique, qu’elle est omniprésente, indiscernable à l’œil nu, qu’elle se reproduit sur des générations et des générations. J’ai commencé par avoir un avis, le raisonnement est venu plus tard.

L’enfance nous laisse juste le temps de nous construire un idéal que l’adultariat tente jour après jour de grignoter à grand coup de réalité et d’intérêts financiers primant sur notre confort social.  Il est difficile de maintenir vivants tous ces rêves que nous avions échafaudés mais le pire, c’est sans doute de les regarder crever et ne rien faire pour arrêter le massacre. Ne pas souffler sur les braises incandescentes. Renoncer.

Je ne sais pas faire ça. Pas assez. Je n’arrive pas à transiger avec mon idéal. Je le module, je l’affine, mais je ne le brade pas. Peu m’importe la rage qu’il me faudra déployer pour le tenir vivant.

La colère n’est pas négociable. Elle devient de plus en plus justifiée au fur et à mesure que l'on découvre de vraies raisons de se foutre en rogne parce qu’honnêtement, les sujets qui fâchent, c'est vraiment pas ce qui manque. Il faudrait pouvoir prendre du recul, regarder le monde avec un certain détachement mais j’ai choisi une autre voie, celle où il est hors de question de mettre de l’eau dans mon vin. Ce n’est pas la voie la plus facile mais c’est celle qui s’est très tôt imposée à moi. Dans mon esprit s’alternaient des périodes de lucidité dévastatrices qui ne me laissaient qu’un gout de défaite et « d’à quoi bon » dégueulasse dans la bouche, et des périodes d’idéalisme qui me faisait croire en mon prochain, au soubresaut commun qui renverserait la logique marchande et mettrait enfin le facteur humain au centre des considérations. Je resterai toujours comme ça…. Adolescente dans mes combats. Enfin, adolescente comme on l’était dans les années 90, avant la distribution générale de Formol pour tous les mômes élevés par Pikachu. La génération endormie, consumériste et sans idéal."

Proud to be a problem

Le trottoir aménagé pour permettre aux automobilistes de poster du courrier sans sortir du temple voiture. Comble de l'absurde à l'heure du "mangerbouger.com".

Avoir des conversations avec des sourires édentés, raconter des histoires de petites souris passées, ou pas encore... elle ne saurait tarder.

Se mentir en sachant qu'on le fait par goût de la fantaisie et des "histoires".

Je te jure, tu peux appeler ma mère si tu me crois pas.
Entendre un homme dire à une femme au téléphone, que c'est lui, demander s'il peut dormir chez elle ce soir. 
Le voir raccrocher et entendre : c'est bon, j'ai rencard avec la grosse. 

Avoir envie de lui demander un autographe : Super Connard? C'est toi? je suis tellement émue. 

S'agacer du manque de logique d'un enfant qui essaie de faire sauter un diabolo pris au piège dans une corde emmêlée : Mais regarde enfin, regarde... Tu le vois bien non? il ne décollera jamais ton diabolo!!

S'en vouloir, après coup. Revenir, la tête dans les épaules et décider finalement, de montrer une nouvelle fois comment on fait.
Expérimenter les limites de la patience, en voir le bout, le regarder comme un bout de laine qui se brise à force d'être tiré de toute part, malmener par cette patience qui fait défaut.

Et puis s'agacer des gens heureux qui disent que tout va bien et que tout est parfait. S’énerver de ça, préférer la fulgurance et l'éclat de la joie à l'ennui d'un bonheur étale. 

Snober le bonheur.
Être bien te suffit.
L'être à deux te comble.   

Avoir le coeur qui se pince quand ça crie dans la cour de récréation, du Georges par ici et du Georges par là.
C'est toi.

Avoir douze ans et écrire sur une vitre sale que "Elle + Toi" que ":)"... se sourire à travers la vitre sale et l'ombre sur son visage, qui dit : "elle + toi". Et c'est beau, jusqu'au prochain coup de kärcher qui fera tout dégouliner. 

Et un chat'rley Davidson qui ronronne, qui ronronne. 
Et cette semaine, courte, qui compatit avec ton manque de patience. 
Ta colère qui sort du placard, sans chaos ni démesure. Les gens qui te lassent. 
Certains trop prévisibles, certains trop pleutres, et les autres aussi. 

Pas tous non. 

Mais tu dois finalement avoir le coeur un peu petit, il n'y a pas beaucoup de place là dedans. 
  


Votre Georges.

dimanche 29 mai 2011

Mother day

Ton cerveau est tressé à l'intérieur de sa boite crânienne... kir + hautes côtes de Beaune + Irish Coffee + cigarettes.
Partenaires officiels d'un resto sous les étoiles.
Ce matin t'as pas trop fait la belle quand le soleil s'est planté dans tes yeux comateux. (+ migralgine)
Dans ce restaurant parfois, les serveurs par sympathie ou pour écouler les stocks refilent un verre d'asti spumante aux clients à la fin du repas. ça fait un effet champagne, viaïpie. 

Le défi pour toi et tes amis c'est de savoir où balancer le truc infâme qui ressemble à un diabolo détergent.
Toujours amusant de dire, tout sourire et comme la dernière des crevures : oooh merci!!
Le regard qui suit est délicieux de gène mêlée d'une irrépressible envie de rire.

Hier soir pas de diabolo détergent! Nous n'avons pas pu trinquer avec ... les égouts!

Réveillée dès potron-minet par un chat qui a sa licence à la fédération française de pétage de câble et qui trouve ça fun de marcher sur la tête des gens. Après un passage, les yeux froncés  dans la cuisine inondée de soleil tu as repensé, assise auprès du chat calmé, à ce rêve dans lequel tu courrais sans douleur ni fatigue.

C'était facile et agréable, comme marcher. 

Ton inconscient te suggère de chausser tes baskets, il ne faudrait pas le décevoir. 
Lundi = Basket + musique + motivation à son acmé!
Tu es accro à ce cocktail d'hormones que sécrète ton corps lors de la course et juste après, quand tu sens sous ta peau ta chimie qui affleure, qui caresse tes nerfs. 
Après une période de stimulation intellectuelle importante rien de tel que de mettre son corps à l'épreuve et de retrouver une fatigue physique réparatrice. 
 

Le lecteur observateur aura remarqué un changement de typographie. 
Georges se cherche! 





jeudi 26 mai 2011

Emotional landscape

Il est l'heure à laquelle les mots s'entrechoquent dans ton esprit... tu vas aller les poser avec de la vraie encre dans un cahier. On ne peut pas embêter des inconnu(e)s et des connu(e)s avec des états d'âme. Car ça embête. Dire le contraire c'est mentir.
En parlant de mensonge...
Tu tiens à démentir la rumeur selon laquelle Leuchtturm vaudrait Moleskine. il n'en est rien.
Tu l'as su des les premières lignes. 
Moleskine + Waterman = combo gagnant!
Tu penses à la Corse avec un trou dans l'estomac.
Alors tu essaies de ne pas y penser, la nuit tu en rêves, tu te réveilles parce que l'odeur du maquis te prends en otage. tu te sens loin de toi même. Quelques secondes de fixation intensive du plafond.
Vivre morcellée, un bout ici, un autre là bas... Avancer donc, de guingois, sans se plaindre. Parce que les gens n'aiment pas. Les gens ils te veulent forte et drôle. Oui, tiens, fais nous donc rire!!!

Tu vas aller rêver de la Corse, te réveiller et suffoquer ta peine d'être si loin.

Et après

Tes examens sont quasi terminés... Pour ce mois ci, ils le sont. Restent trois épreuves pour Septembre. L'avantage de passer une licence par correspondance.
C'était amusant ce retour à l'école, la béU, le restaurant scolaire.

Il y a une histoire compliquée entre toi et l'école. Depuis toujours tu as trouvé ça pénible, injuste. Tu as toujours pensé que les profs n'avaient que faire de ta relative excentricité d'alors, de tes soucis d'adolescentes qui transpiraient de partout. De tes yeux trop chargés de larmes et de pétards. De ta silhouette informe couverte de loques. Tes putains, tes merdes. Tes pfffff on s'en fout de faire une marge de deux carreaux non?? ça a une réelle importance? 

Pour information un élève ayant un réel problème d'opposition ne décolle pas de 8 parce qu'on finit toujours par lui enlever deux points pour omission de cette putain de marge et deux points pour le retard... Comme il est à la base pas super doué, sa médiocrité devient pire, c'est un 8. De 8 en 8, il croit qu'il vaut huit. 
Parole de huit. 

à 16 ans tu t'es cassée de là bas... Tu as dis ras le bol d'être notée sur 20, allons voir ailleurs si tu y es. L'ingratitude des profs qui ne se souviennent pas ce que c'est que d'accoucher de soi même et qui veulent qu'on soit tous les mêmes, bon petit singe savant.
C'est bon, cassos.

Et puis non, tiens, pourquoi pas un bac à 19 ans...
Et puis of, oui, un petit BTS à 25 ans...
Une licence à 28, comme ça pour voir. Sans prof et sans élève. Toi Toi Toi.

Tu as toujours eu un haine profonde pour les profs, c'était avant d'en rencontrer qui voyait au delà de ton visage fermé et de ton inaptitude.

Aujourd'hui, quand tu vas passer tes exams, il n'y a là bas que des accidentés comme toi, qui ont arrêté, repris, oui, non, oui...

Les profs sont avec nous comme ils auraient dû l'être avant, gentils. Ils se disent que wow, putain, on prend sur nous pour faire des études. Sans être obligé. On est vieux (oui oui, ya des papys dans l'amphi des cours par correspondance) et qu'on en veut. 

Putain, tu es passé de déchet scolaire à ça, à quelqu'un qui en veut!!
Vise un peu l'ascension sociale!!
Dans ton casque chante Barbara, de temps en temps tu fermes les yeux, pose ta tête sur ton épaule avec un sourire délicat. C'est l'effet Barbara. 

 regardez ça comme elle est jolie... Barbie... 


  


Votre Georges...
Bouillonnant.

dimanche 22 mai 2011

Take away your easy jokes...

Il y a longtemps tu as dit aux lecteurs "bye bye, je me casse en révisions..."
Et tu es revenue bien vite, le lendemain. 
Désormais le lecteur sait que tu n'as pas de parole, que tu es blog addict, que tu n'as pas révisé.
Les trois sont vrais.
Demain commencent les examens. 
Tu y vas sereine. 
Peut être est-ce un avantage. 
Peut être que du coup, le stress en moins, tu devras raisonner et non régurgiter un plan de cours, des arborescences improbables. 
Il y a 10 ans, tu avais ton bac dans les mêmes conditions.
La logique veut qu'on ait le bac et trois ans après la licence. 
La logique, quelle importance.
La logique veut que les filles épousent les garçons
Alors...
La logique jusqu'alors ne t'a jamais servie de boussole. 
Tu lui préfères l'instinct
Voilà comment appréhender les examens à venir, instinctivement... 
Pas comme un gentil singe savant
Mais oui, c'était le grand 3 du chapitre 5 section 2 la réponse...
Non, Décidément ça n'est pas ta façon de raisonner.

En ce moment peu de lecteurs. Tu promets de faire des efforts de rédaction pour la suite. 

Georges. 


http://www.flickr.com/photos/lorenzamoreno/

jeudi 19 mai 2011

Sometimes...

Parfois tu as de la bouillasse merdeuse entre les deux oreilles... ça se fraie un chemin comme une saloperie de serpent furtif.
ça s'insinue comme une mélasse bien gore qui finit par engluer totalement ton oeil droit, ton oeil gauche...
Tu ne vois plus rien d'autre que la mélasse autoproduite qui gangrène chacune de tes idées. Qui transforme tout en un marécage inquiétant. 
Tu te caches dans ton lit et tu supplies ton cerveau de cesser cette production intempestive de monstres dégueulasses.
A ce moment, tu ne parviens pas à te secouer les puces, à te remettre d'aplomb. 
Tu penses en négatif. Le verre à moitié vide.
Mais la mélasse c'est toi, la plaie et le couteau, la peur de peut-être avoir peur. 
L'envie d'avoir envie, qu'on rallume ta vie!
Ouais ok.Tu réviseras ton Johnny plus tard... 
Cette longue intro à peine lourde pour dire que finalement tu joues bien souvent le double rôle du problème et de la solution. tu incarnes dans le même temps tes projets et leur version catastrophe.

Non mais sans dec? 
C'est pas un peu naze de faire ça? 

Ce matin tu as regardé des photos et il y en avait une de deux de tes amis les plus proches posant leur regard sur toi. A eux seuls, ces deux paires d'yeux ont butés une bonne partie des monstres en autogestion dans ta tête. Le reste a été nettoyé par une photo de toi et elle, une photo qui transpire la chance et la joie, ça a snaïpé tout le reste!

Tu ne sais pas trop écrire que tu vas bien. ça sonne nul, la mélodie du bonheur...

Ce qui est assez exaltant, ce sont ces quelques minutes, ces quelques heures pendant lesquelles tout te semble à sa place. 

Votre Georges qui vire bouddhiste (nan nan, j'déconne...)

Prends soin de toi lecteur et laisse pas trainer ton fils si tu veux pas qui glisse. t'as vu, tranquille quoi. Genre!

Clic/clic/



mardi 17 mai 2011

Georges en est!!

La boulangère s'inquiète pour ton avenir
Elle cherche avec toi des solutions
Elle est pas conne la boulangère, 
Elle réfléchit pour toi.
La femme de l'autre est enceinte cette fois c'est sur
Hâte de voir la tête du spermatozoïde gagnant.
Enfin, hâte mêlée d'indifférence, d'ennui même...
Cette romance planplan avec option mamours en public illimitée
Pffff... ils ont bien fait de commencer leur love story chez Disney
Tu as expliqué à des enfants tout à l'heure ce qu'était un pléonasme et du coup tu as choisi un exemple qui t'as fait immédiatement penser à son altesse sérénissime : petit nain.
Tu as essayé de te mettre en pilotage automatique pendant que ton binôme expliquait aux enfants que le rire se faisait toujours au dépens de quelqu'un...
Entre quatre yeux tu as redis que non, selon toi rire n'est pas automatiquement se moquer...
Elle se sent obligée d'insister ; ah si, les blagues vraiment drôles c'est quand tu te fous de la gueule de quelqu'un.
Bon.
Elle demande après cet exposé aux enfants de nous faire rire en racontant des blagues... 
Mademoiselle rire=se moquer; se moquer= rire s'en est pris plein les dents. 
Elle l'a cherché.En partant tu lui as dit que non, décidément non, tu ne partages pas son avis.
C'est difficile de gérer des enfants à deux. 
Punition/dépunition
Autorité/laxisme

Aujourd'hui c'est la journée mondiale contre l'homophobie. Tu as souvent entendu que l'homophobie n'existait plus, ou qu'elle était principalement dédiée aux couples d'hommes. C'est con peut être mais cette distinction te vexe... Elle signifie que les lesbiennes sont moins homo? Que oui, bon, mais vous c'est pas pareil, vous êtes de filles, vous vous dites des trucs mignons et tapez des crises de jalousie.

En gros, vous ne vous enculez pas... c'est plus "doux" plus "tendre" plus "fleur bleue". il y a comme une négation de la sexualité des filles entre elles. 

Tu ne crèveras pas l’abcès aujourd'hui pour ne pas choquer ton lectorat ( maman, papa, bisous!), mais quand même, merde quoi, hein.

Tu t'imagines un monde dans lequel tu pourrais dire à des enfants, non, moi je vis avec une femme et qu'ils te répondent : ah ok. rien de plus...
Mais tu vois que les parents de ces mêmes enfants sont ceux qui te disent : oh ben moi ça me dérange pas... Chacun ses tares, et sinon, qui est ce qui fait l'homme?

Ben personne connard.
C'est le principe. 




PS: Et sinon, dans ton couple cékikifè l'homme? vas y ... balance...?

lundi 16 mai 2011

t'y crois toi?

Les gens regardent davantage tes pieds quand tu portes des lacets orange fluo sur des Converse noires.
Ils remontent des pieds à la tête pensant s'arrêter sur le visage d'une ado appareillée qui fait claquer un chewing gum entre ses dents. 
Ben non, c'est toi, et tes cernes, et ton sourire, et tes lacets fluos que ton amie avec un grand I t'a rapporté de NY. 
Avouons que dire ça, ça claque carrément plus qu'un chewing gum contre le palais. C'est du brut de frime.

A New York il s'en est passé de belles ce week end. C'est affligeant de voir que déjà on nous invite à la prudence et on nous rappelle la présomption d'innocence, principe républicain.
Alors c'est ainsi,  la jeune fille de 32 ans restera une mythomane jusqu'à preuve du contraire.
La gerbe. 
C'est pas que tu aies une haine particulière pour l'Acronyme mais il y a toujours ce doute quant aux victimes de viol et c'est agaçant. 
Elle est coupable de mettre en branle le FMI, elle est coupable d'entacher l'image d'un homme bien, un homme bon que même son épouse défend. Elle fout en l'air sa future candidature aux élections présidentielles. 
Et alors? Du coup ça sera la droite face à l'extrême droite et non un duel droite claire Vs droite foncée. 

Toi ça te fait ni chaud ni froid, tu penses avant tout à cette femme qui a surement passé un sale quart d'heure. Qui a peut être mal vécu une insistance qui n'est pas un viol mais c'est déjà trop. 
Tu te dis que son regard sur toi ça te couterait au moins trois douches tellement il a l'air de penser testostérone. 
Les médias vont en avoir pour la semaine, ça évite de parler de tout le reste. 
Quel média? il n'y a plus que du vide qui se fait écho et c'est comme ça chaque semaine. 
Une grosse salade de misérables anecdotes le week end et la semaine entière à se taper les restes. 

Là t'as plus faim. Ras le bol, tu fais la diète. 

Tu vas lire des trucs plus intéressant et commenter la couleur du ciel et de tes lacets. 




La photo est hors de propos, nous sommes d'accord, ne cherchez pas le message subliminal. 
Votre Georges.

mercredi 11 mai 2011

Et sinon,

....je me demande ... Vous attendez quoi pour kiffer "A girl called Georges" sur facebook?!

mardi 10 mai 2011

PatchWork Vs HomeWorK

15h15
Le chat lèche ta peau, c'est un peu dégueu, genre elle boit la tasse...
Dehors il fait torride et tu as chaud à cette nouvelle partie de ton corps qu'on peut appeler le jeans.
Tu viens d'enquiller un certain nombre de cafés à l'industrie. La serveuse n'en a pas cru ses yeux. 

Tu as bu 1000 cafés, il fait 1000 degrés. Logique.

Tu ne commémores pas la victoire du mythe errant il y a trente ans parce qu'en 1981 tu étais en projet. 
Tu t'amuses de voir qu'on ressort les vieilles casseroles, c'était pas non plus tout rose hein les années Tonton. 
Ouaip, voyons ce qu'on retiendra des années "bling-bling-ratiboisons-les-minimas-sociaux-ils-m'ont-l'air-un-peu-trop-riches-ces-pauvres!"
La blague du mythe errant tu l'as déjà calée sur facebook elle a pas fait sensation. T'essayes ici. 
A vot'bon coeur!

Regarder les dijonnais c'est comme lire un Vogue, t'es au courant des tendances la publicité en moins.
Ce post annule celui d'hier, c'est juste que tu as eu envie d'écrire. Tu as plus envie d'écrire des calembours à deux balles que de réviser des cours de droit. 
Le droit, tu l'as déjà dit, c'est un truc de tordu.
C'est vicieux, bâtard. 


50 minutes de marche et tu te prends pour un baldwin dans backdraft.
Des fois tu repenses à des noms que tu n'as pas entendu depuis longtemps et ça te fait rire, et ton amie aussi. 
Récemment ça l'a fait avec Georgina Dufoix et  Félix Houphouët Boigny.  
En quoi c'est drôle? En rien... C'est juste une chansonnette du passé qui te revient rapidos et tu te dis aaah ouiii c'est vrai, y'avait eux!

Il est 15h31, tu vas t'y mettre.

Il n'y a pas vraiment de logique dans l'écriture de ce post.
Petit agglomérat de pensées nomades. 

Votre Georges qui craint plein gaz.



 

lundi 9 mai 2011

(P)révisions.

C'est un gros bordel ce blog...
Après les examens, tu promets de ranger et de classer et d'étiqueter et de faire en sorte que tout soit agréable pour tes lecteurs. 

Là, tu souhaites t'excuser par avance d'une relative absence pour cause de révisions intensives, enfin... tu espères avoir assez de cette "énergie du désespoir" qui semble te gagner.

Pendant que tu files descendre des litres de caféine et une dose surement non recommandable de paracétamol, tu laisses un peu de musique.

Des choix forcément très personnels pour cultiver l'énergie, sans le désespoir. 

Votre Georges, qui revient vite. Promis. 
Foi(e)(?) de blogoholic





dimanche 8 mai 2011

the sunny side of life

Cette période est réellement étrange.Tu crois qu'on peut parler d'insouciance. 

Une insouciance cependant inquiète d'elle même.

Une insouciance "keski m'arrive p'tain c'pas possible"

Tu es à la limite de trouver grave le fait de ne rien trouver urgent, impératif.

Seule te reste la notion d"'importance" d'une chose vis à vis d'une autre. 
Des personnes que tu aimes, des aspirations... tout ça s'agglutine dans ta tête et devient : ce qui compte vraiment.

Ce qui est important tu le listes, tu le chéris... C'est trois fois rien en nombre de mots mais c'est tout ce dont tu as besoin pour "vivre". 

Parfois, il est vraiment bon de sentir qu'il n'y a rien de grave, juste un peu de sérieux et de l'important à protéger, comme un rêve de gosse pour pas qu'il ait une sale gueule faute de soin. 

C'est l'expérimentation de l'insouciance privée de légèreté.

Ouais, ça sonne comme du Anna Gavalda. Là n'est pas l'important.

Votre Georges qui ne peut pas non plus tout le temps faire la gueule.




jeudi 5 mai 2011

Brèves de bitume

Aller:
Tu pars pour bosser à la bourre, du coup, tu pédales à fond pour rattraper ton retard. Et Paf, tu roules sur le passage piétons coupant la route à deux personnes pas toutes jeunes qui t'interpellent genre t'es leur petite fille et t'as pas dit les grâces avant de prendre ton repas.
Là, tu sais plus si la dame a dit "EH OH" ou "HE HO" mais elle a pris un ton insupportable de Mme Oleson (vous voyez qui?) tu t'es retournée en souriant parce que c'est tout ce que tu pouvais faire pour pas te mettre encore plus en retard.

Tu lui aurais bien dit EH OH, MADAME OLESON, on ne vous a jamais dit de regarder à droite et à gauche avant de traverser façon kamikaze!! C'est pas fini de faire la déglingo sur le trottoir avec Pépé? OH EH. 

Pas le temps...
Retour:

A un feu rouge à tes côtés un jeune homme trépigne sur son authentique Vespa modèle polluard et t'envoie dans la face ses gaz d'agacement. Malgré une dégaine soignée et un style décontract'Armani, il arbore un autocollant "in tartiflette we trust" sur son casque, tu trouves ça de mauvais goût... 
ça n'engage que toi. 

Ce signe ostentatoire de préférence charcutière et fromagère te semble un peu lourde alors que tu crèves de chaud.

Le mec doit pas capter que son casque est hors saison, maintenant il lui faudrait un sticker: In taboulé we trust. 
Tu grillerais bien le feu tellement ça chlingue la Vespa à bout de nerfs. le monsieur fait des grands vroum vroum de gros malin et tu ricanes, juchée sur ta bécane qui semble avoir fait le Paris-Dakar.

Elle fait vraiment sale d'ailleurs à côté de la monture de Monsieur Tartiflette rutilante. 
Le feu passe au vert et il part rutiler plus loin. Plus le temps passe plus les moteurs te sont insupportables...

A propos de bagnole, ça a excité tout le monde aujourd'hui, DSK roule en Porsche, han la la... Mais qu'est ce qu'on croit dans la salle de rédac de Libé? Que le directeur du FMI roule en Volvo break?

De belles photos pour les gagas du biclou ---------->  http://ilovebicycles.tumblr.com/

mercredi 4 mai 2011

easy come easy go

Elle est trop blanche cette page... C'est migrainant au possible...
Tu travailles à une solution visuellement acceptable. Bientôt vous pourrez venir ici sans lunettes noires, ça sera bien. 

Vous pouvez à nouveau aimer Georges sur Fbook, la page est onlaïne. 


Pas la peine de dire du mal de Freddy et de cette chanson au fait, ça tomberait dans l'oreille d'une sourde. 

Bonne soirée.

G.

mardi 3 mai 2011

schizophrénie collective

Le semaine passée, il était de bon ton de se réjouir du mariage du prince et de sa "roturière" de fiancée. 

Conte de fée moderne nous a-t-on dit...

Non mais vous n'aimez donc que la misère hein?
Pour une fois qu'il se passe quelque chose de beau dans ce monde...
C'est le genre de tirade guimauve et dégoulinante de bons sentiments que tu as lu sur des commentaires de presse où tu étais allé faire ta mauvaise gale, semant du "on s'en fout" sous chaque article commentant "l'évènement". 

La semaine dernière, donc, la presse du monde entier se proposait de nous emmener dans le monde merveilleux de Disney qu'on le veuille ou non. 


Cette semaine,mesdames et messieurs, (à lire avec le son dolby surround), Obama corp. présente : 

La "mort" de Ben Laden (en blu ray et dvd chez votre marchand de journaux).

C'est amusant de voir qu'il y a peu tu entendais : mais pourquoi tu ne te réjouis pas du bonheur de ces gens... (entre nous, ce dont je ne me suis pas réjouie c'est du matraquage médiatique).

Et là on va bientôt (tu le sens venir sournoisement) te reprocher de ne pas te réjouir de la "mort" d'un homme.

On vit dans une société schizophrène ou bien?

Tu tiens à l'écrire clairement : 

Jamais-tu-ne-te-réjouiras-de-la-mort-de-qui-que-ce-soit

Votre très sceptique
Georges.

dimanche 1 mai 2011

Ce que l'on apprend en tenant un blog

Les gens sont discrets et ont une peur de commenter généralisée
Tu comprends tout à fait ça
Les gens qu'on aime le plus ne sont pas ceux qui nous font le plus de publicité
On s'y fait
Du coup, on s'aperçoit que les gens qui nous en font ne le font pas pour lénifier mais parce qu'ils aiment vraiment
La découverte d'inconnu(e)s est sans doute le plus grand avantage à tirer de cette expérience
Au début on est très préoccupé par les statistiques 
ça ne s'arrange pas forcément
On a des espoirs idiots d'engouement
Au moins d'enthousiasme 

On ne le fait pas uniquement pour soi, pour son narcissisme et son nombril
On ne le fait pas parce qu'on pense avoir des trucs et astuces à refiler au quidam pour qu'il kiffe sa race

Toi tu as voulu le faire quand ton cerveau te semblait être une boulette de papier chiffonnée
Tu as eu envie de défroisser la feuille avec tes mains, avec tes poings
Remise à plat et non tabula rasa
Peut être que les lecteurs pensent qu'ici c'est ton journal intime
mais non
Tu as un autre journal "intime" dans lequel tu écris parfois les notes de ce blog
Tu prends le cahier à rebours, à l'envers pour écrire des "tu" aux terrasses des cafés
Ici tu changes de dimension
Deuxième personne du singulier
Tu as appris aussi que poser une question aux lecteurs ne sert à rien
Ils n'y répondent pas...
Tu ne leur en veux pas, ça va de paire avec l'angoisse du commentaire


Parfois tu te demandes si ce n'est pas TROP, TROP SOUVENT, TROP LOURD
tu aimerais avoir l'avis de certaines personnes dont tu sais qu'elles trouvent PA-THE-TIQUE le fait de tenir un blog...
Ce sont les même qui trouvent ça PI-TOY-ABLE de taper sa vie sur facebook
Qui se disent : nan mais vas t'acheter des potes quoi!!
Ici, même sur facebook, malgré les apparences, tu ne tapes pas ta vie
Tu déposes des pensées, sensations, observations qui t'amusent, t'étonnent ou te flinguent 

(il n'y a pas de mention inutile)

Tu débordes de mots qui sont mieux ici que dans une mauvaise gamberge ou sur un cerveau qui se froisse comme du papier missel 

Ce que tu as appris c'est que tu en avais beaucoup à partager des mots, des coups de sang, de la putasserie et du vide

Il faut bien les mettre quelque part...


Votre Georges qui ne le dira jamais assez : merci pour votre participation qu'elle soit muette ou bavarde et... FAITES TOURNER :)