Georges

Georges

jeudi 31 mars 2011

Quand on y pense...



Ethel : A quoi tu penses? 
Mina : A la même chose que toi... Et toi?
Ethel : (en pouffant) T'es débile...
Mina : Ouais mais quand même quand on y pense...
Ethel : C'est vrai quand on y pense...
Mina : Quand on y pense c'est dégueulasse, vraiment. 
Ethel : C'est vraiment dégueulasse  moi j'trouve.


Mina Tennenbaum 1993. Martine Dugowson. 

Est ce qu'on peut appeler ce film un teen movie français?

mardi 29 mars 2011

J'suis snob, Be nice or F*** O**

Dehors il fait torride, on a tous des manteaux super lourds, on se traine des anoraks et puis voilà...
Le soleil se met à gibouler lui aussi, il fait des apparitions surprises et ça y est, ça suinte.
ça chlingue peut être, tu ne le sais pas, ça, tu respectes la ligne de confidentialité. 
Tu protèges tes cinq sens de l'hygiène des autres. L'hygiène musicale notamment...
Être assise dans le bus à côté de quelqu'un qui écoute "fréquence plus" ou Shakira ou n'importe quelle drouille, ça sonne comme une mélopée de bienvenue en enfer. 

Dans ce genre d'occasion, tu trépignes comme un pigeon qui a repéré une deluxe potatoes et qui meurt d'envie de se la taper avant les autres. 

Ce que tu aimerais faire toi, c'est par exemple : enfermer la "personne-qui-pense-qu'elle-est-seule-au-monde" et lui faire transpirer les yeux en lui faisant écouter l'intégrale d'Autechre avec des interludes Zaz et Peps.  

ndlb: La fille qui s'en fout du Ritz et le mec qui veut aller au pays des rêves ( il connait un bateau qui y va si ça branche quelqu'un)...

Heureusement, sur ta route tu as pu emmerder un chauffeur de bus, tu l'as bloqué en pointant de l'index, sourire béat de fille pénible aux lèvres, les lignes blanches qui t'autorisent à prendre bien ton temps. 
Il a klaxonné parce que déjà engagé pour te couper la route tu l'as stoppé dans son délit. 

Comme il a secoué la tête à droite et à gauche en pestant comme un excité du bitume, tu as hésité à pointé un autre doigt mais tu as pensé à ta mère et t'as remballé.
T'as ralenti aussi... c'est tellement drôle. 
Il est pressé d'aller où au juste ? galérer plus loin dans les travaux?

Avouons-le : regard + le sourire +  arrogance-------> ça valait bien deux majeurs...

Peace or not





Une photo d'Aphex Twin mal embouché. Miam.


PS: le comble c'est que tu te sens obligée d'expliquer qui sont zaz et peps, laissant ton lectorat se démerder avec Autechre et, en passant, Aphex twin. HAHA. Snob, donc. 

dimanche 27 mars 2011

Sur le vote et l'enthousiasme

Tu te saisis de ton matos républicain : pièce d'identité en cours de validité, carte d'électeur et gueule enfarinée de la fille qui sait très bien qu'elle file tout droit faire ses besoins dans un instrument à cordes frottées. 
Tu choisis de voter pour une personne que tu penses incompétente afin de contrer une autre personne que tu juges tout à fait compétente pour faire de ton canton un lieu ultra vidéo surveillé et malsain selon tes propres critères sanitaires. 

En chemin tu croises une vieille dame qui porte sur le visage plus de fond de teint que tu ne pourrais en réunir en faisant tous tes fonds de pot. Sous la tartine craquelée, tu devines un rictus de satisfaction parce qu'elle sait bien, elle, qu'elle ne vient pas pour rien, elle sait bien, elle, que la bienséance en costard et les caméras partout ça va le faire. Elle en rêve de cette vie de télé réalité, enfin, on va pouvoir pécho les voyous qui écrivent sur les murs et qui font du bruit après 22h.

Quand tu tends ta carte d'électeur, on te fait remarquer, à juste titre, que tiens, Ah, votre carte n'est pas signée...
On te conseille de le faire quand tu en auras l'occasion, tu dis oui, puis on décrète que finalement C'EST l'occasion, on te file un stylo pour que tu t'exécutes.

Comme si la pièce d'identité ne suffisait pas.

Tu improvises un gribouillis et dans tes yeux, surement que ça se voit que tu n'aimes pas trop les ordres.

Tu partages un texte que tu trouves intéressant sur le vote. Tu la trouves bien minable cette démocratie.Tu te sens bien minable d'avoir voté pour une connasse juste dans le but de ne pas te taper un connard... et depuis que tu t'es décidée à voter : même scénario et même arnaque. 

Un peu de lecture : 


"On tergiverse, on déplore et quelque fois on pétitionne, mais on n'entreprend rien de sérieux ni d'effectif. On attend, avec bienveillance que d'autres remédient au mal, afin de n'avoir plus à le déplorer. tout au plus offre-t-on un vote bon marché, un maigre encouragement, un "Dieu vous assiste" à la justice quand elle passe. Il y a 999 défenseurs de la vertu pour un seul homme vertueux. Mais il est plus facile de traiter avec le légitime possesseur d'une chose qu'avec son gardien provisoire. 


Tout vote est une sorte de jeu, comme les échecs et le trictrac, avec en plus une légère nuance morale où le bien et le mal sont l'enjeu ; les problèmes moraux et les paris, naturellement l'accompagnent. Le caractère des votants est hors jeu. Je donne mon vote, c'est possible, à ce que j'estime juste ; mais il ne m'est pas d'une importance vitale que ce  juste l'emporte. J veux bien l'abandonner à la majorité. (...) Même voter pour ce qui est juste, ce n'est rien faire pour la justice. Cela revient à exprimer mollement votre désir qu'elle l'emporte. Un sage n'abandonne pas la justice aux caprices du hasard ; il ne souhaite pas non plus qu'elle l'emporte par le pouvoir d'une majorité. Il y a peu de vertu dans l'action des masses humaines. "

Henry David Thoreau in "La désobéissance civile" 1849

samedi 26 mars 2011

BMX Freestyle Tim Knoll

 Clic Clic---------------------> http://vimeo.com/15842862

Comment or die

Plus de réactions possible! Maintenant c'est un commentaire ou rien.
En fait les trucs à cocher ça devient du Facebook sur Blogger et comme tu dois te désintoxiquer de ce premier, autant ne pas transférer tes mauvaises habitudes sur ce nouveau média. 

Non, Non, Non, aucun rapport avec les "Bof" en cascade de ces derniers jours.Bien que tu trouves un vague côté lâche à faire la fine bouche sur un texte sans s'expliquer. 
On sait, c'est toi qui as choisi de faire ça, mais comme on dit, y'a que les imbéciles qui le restent. N'est-il pas? 

ça te fait penser à la tête de naze dans télérama qui fait la gueule pour tous les films non coréens, non prise de tête, non ennuyeux, fastidieux et prétentieux.

Bon week end, écoutez de la musique, sortez les bicyclettes, regardez des films, souillez les murs de vos villes, lisez, allez voter ou pas mais faites pas la gueule, pas la peine d'en rajouter!






jeudi 24 mars 2011

Sur la joie

Avant que quelqu'un ne décide de t'envoyer le samu, tu souhaites mettre au point une chose particulièrement importante ----------->

c'est parti, complément d'enquête tada :


La bloggueuse derrière son écran est souriante et malicieuse, elle aime rire, même aux éclats oui oui. Elle aime faire le pitre et dire des conneries, elle aime la vie quoi. 
Elle fait des grimaces pour amuser les enfants, elle sourit aux inconnu(e)s. Un peu acariâtre elle sait cependant jouer de ses humeurs fluctuantes afin de rester agréable dans la mesure du possible. Fantasque et fantaisiste, elle aime se faire des films, se raconter des histoires, voire se la raconter tout court.
La joie, elle la partage in vivo, avec ses ami(e)s, sa famille, sa fiancée etc...
à l'écrit elle peut paraître beaucoup plus dark qu'à l'oral, il manque le ton, la voix, les yeux, les gestes... Mais tout va bien, elle vous rassure. Tout va très bien madame la marquise. 
Elle ne sait pas écrire le youpi tralala, viens à la maison y'a le printemps qui chanteuh, mais pour autant, elle s'accommode bien de sa vie mais ne se prive pas de râler et de partager avec vous certaines interrogations qu'elle se plait (coquine) à monter en épingle pour en faire des textes mélodramaticodepressivoromantique.

Voilà, tu espères avoir rassuré tes lecteurs (s'ils étaient inquiets à ce sujet)sur la vie de la bloggueuse qui souhaiterait ne pas laisser de doute sur son appétence pour la joie. 
cordialement,

Votre Georges, qui kiffe sa race, t'inquiète.


mercredi 23 mars 2011

1932-2011

Easy listing n°2

Inquiétude relative à la frénésie dépilatoire de l'animal de compagnie ici présent
Inquiétude relative à la radioactivité du ciel et de tout 
Inquiétudes nocturnes, matinales, impromptues et soudaines
Dans la gorge et dans le ventre
Inquiétudes disproportionnées solubles dans le sommeil
Inquiétudes matérielles et immatérielles, matérialistes même si non, tu ne devrais pas
Enfin... Que fais tu?
Inquiétudes futiles, à savoir capillaires, à savoir corporelles, à savoir, ta silhouette et tout le bordel...
Inquiétude relative à des amitiés qui foutent le camp 
Inquiétude pour ton intolérance galopante qui t'isole mentalement
Inquiétude relative aux protéines et au fer
ne manquer de rien, surtout, être au top, surtout, avoir l'air, surtout 
Inquiétudes de bac à sable "non mais quand vas tu enfin grandir, non mais quand vas tu enfin te secouer"
Inquiétude couplée à la culpabilité, au manque de sang froid
Inquiétude et sang de navet
Inquiétude et frilosité 
Inquiétude et sabotage, autant tout rater, camarades, autant tout foirer, camarades, autant faire ça bien
Inquiétude pour tes lecteurs qui te pensent peut être suicidaire
Tu ne l'es pas, t'aimes bien faire tout un plat de rien du tout, c'est tout, le goût du drame toussa...
On va pas le répéter 50 fois, hein?
Tenez-vous le pour dit, hein?
Inquiétude relative à la présence d'hippocampe dans les boites de thon
Tenez-vous le pour dit, ça aussi...
Inquiétude quant aux médicaments que tu t'enfiles sans arrêt
Tu manges pas d'animaux, genre, mais tu manges des médicaments ce qui est contradictoire
Inquiétude relative à la contradiction de tout le monde toi comprise

Vitamine D s'il vous plait, envoyez les rayons, envoyez la quiétude, qu'elle t'éclabousse la face
Fous toi de la quiétude par dessus la tête, plonge dedans et nage...

lundi 21 mars 2011

le Post fourre tout

Dès qu'il s'agit de travailler sur tes cours... tu perds le sens commun, tu perds ton capital niaque. 
Tu penses à boire des cafés en lisant. A pédaler à fond la caisse dans la ville... Marcher loin et longtemps, dessiner, écrire pour le simple fait de regarder le stylo glisser sur le papier blanc, dire n'importe quoi. Écrire pour écrire, pour former des lettres qui forment des mots. 
Certains se rongent les ongles, tu écris comme tu respires. Du blabla qui glisse.
TOUT sauf étudier...

Quelques barrettes de Lexo. Une poignée de Xanax, tu te sens benzodiazépinée jusqu'à l'os.
Pas le courage de chercher du courage. 
Pas envie de te confronter à  la somme de travail qui t'attend sur le bureau pas loin. Qui fait sa belle, pile de feuilles propres, que tu n'as ni lues, ni biffées, ni rien. 
Tu les croises en les regardant à peine. Ouais ouais, c'est ça. Rira bien nianiania. 
De toute façon, tu le sais... tu vas finir tout ce que tu as commencer sur les nerfs. 

Tu vas encore acheter des supradyn boost et te gaver d'aspartame + eau du Gange.
Sur la fin. Tu le sais que tu vas pleurer du coca light et parler trop vite, être angoissée mais fatiguée.
Le stress effet massue qui te botte en touche, il va bien falloir que tu lui niques sa petite race. 

En guise de PS: tu as demandé à une enfant de 10 ans ce qu'elle aimait comme musique, elle t'a répondu Anna Calvi, Camélia Jordana et Agnès Obèl. Toi, tu dis toujours que tu n'as pas eu d'enfance, ou alors, tu dis que tu as toujours étais un peu grave et soucieuse.
ça ne t'a pas empêchée de n'avoir d'yeux que pour Kelly Slater ou n'importe quel naze capable de tenir debout sur un surf. 
ça ne t'a pas empêchée de pleurer devant Harltey coeur à vif et de tomber amoureuse de tous les crasseux de la série. 
ça ne t'a pas empêchée de tomber simultanément amoureuse de Kurt Cobain et Courtney Love. 
ça ne t'a pas empêchée d'être une gamine va...

ça ne t'a pas empêchée, non plus, de t'abimer les yeux sur un bout de papier interflora, qui te souhaitait "un joyeux anniversaire, Gros Bisous Patrick Bruel".  

Le jour de tes 12 ans tu as reçu un bouquet de fleur, le premier de toute ta vie, c'était un stratagème, une ruse de sioux, d'ailleurs quand le lendemain tu te l'es racontée bien comme il faut genre "Patrick Bruel n'en peut plus de toi, il est en plein kiffe, il te supplie de quitter la cinquième et de le rejoindre, vous ferez bandana en commun toussa toussa..."  On t'a remis les chakras d'aplomb, on t'a remis les pieds sur terre... Ok Ok c'est une blague.

T'en as plus rien du tout à carrer de Trickpa Elbru. Tu le trouves moche et con, et misogyne et inélégant, tu l'as remplacé depuis mais quand même, c'était la classe, et pas qu'un peu.

A la personne qui t'a fait cette plaisanterie qui pendant deux secondes t'as fait sentir puissante et aimée, et récompensée de tant d'heure passée à penser à Patriiiiiiiiick, tu aimerais dire : chais bien qu'j't'l'ai trop dit, mais j'te l'dis quand même.... Je t'aime.

vendredi 18 mars 2011

(...)

Partie pour le Week End, tu laisses à tes lecteurs fidèles un petit karaoké dépressif. 
Répétez bien, c'est pour le spectacle de fin d'année des désabusés anonymes.  


Votre Georges qui vous High five et qui vous check. t'as vu quoi. Clic clic sur play et hm hm... c'est à vous!



There's a world outside
And i know 'cause i've heard talk
In my sweetest dream
I would go out for a walk

But i don't think i'm ready yet
I'm not feeling up to it now
Just not that steady yet
And i don't need you telling me how

There's some happiness
And my stone face cracks again
Maybe sometime sooner or later

But i don't think i'm ready yet
I'm not feeling up to it now
Just not that steady yet
And i don't need you telling me how

So if i leave my room
Don't you tell me to lighten up
Maybe sometime sooner or later

But i don't think i'm ready yet
I'm not feeling up to it now
Just not that steady yet
And i don't need you telling me how

Eels.Beautiful Freak. Not Ready Yet.  



mercredi 16 mars 2011

middle finger

Tu ne marches plus tu arpentes.
Démarche relaxe qui donne le change.
Sourire au loin, planté dans l'horizon.
Des jeunes entassés dans des recoins, à l'abri des regards corrompus, fument de drôle de clopes, à base de popopopop en se faisant tourner de l'Oasis pas frais.

Y'a concours de crachats ou quoi?


"Non mais, trop. T'sais."

Après eux le déluge ou juste des flaques pseudo-viriles.
Signature de la jeunesse qui s'emmerde à tue tête. 
Clic/clic/

mardi 15 mars 2011

My eyes are now saved

"donnez moi de nouvelles données...."

Il y a une symétrie entre ta perception du mois de Mars et celle du mois de Novembre. C'est quasi mystique. 
En tout cas, inexplicable. 
Tu oscilles entre lassitude et excitation.
Humeur sinusoïdale, des abysses profonds et des pentes abruptes. 
Tu en as peur et t'en réjouis. 
C'est tour à tour confortable et vertigineux. 
La gerbe, à la longue. 
Space mountain attitude. 
Et là, t'es à deux doigts de descendre du manège pour finir l'hiver hors d'atteinte.
C'est sûr, Mickey et sa clique flippante ne viendront pas te chercher au fond de ton lit.
à part ces observations tout à fait sans intérêt. Tu constates que ce blog, que tu voyais comme un échange, une discussion, revient à parler aux murs. Ce que tu faisais déjà avant. 
C'est le côté ingrat du truc. 
La blessure narcissique.

Tu pourrais évoquer l'actualité mais que dire : c'est atroce? On sait. 

Tu lis des livres dont tu ne sais pas quoi dire. 
c'est bien/c'est naze. Voilà ton vocabulaire consacré aux critiques littéraires. 
A plusieurs reprises on t'a fait remarquer la finesse de tes analyses (si si).
A force des les affiner elles sont devenues inexistantes.

Tout ça pour vous dire que tu aimerais partager tes lectures et tes impressions. 
Peut être que ça parle à une fibre trop intime de ton être et que tu n'arrives pas à en parler. 

Quasi mystique, quoi.

"A perte de vue dodelinent les grues"

En mars, le 15, aujourd'hui, Alain Bashung est mort.
En novembre, le 25, Barbara est morte.
Tu es leur orpheline...C'est comme ça que tu le sens.
C'est présomptueux, c'est tout ce que vous voulez.

Tu n'en es pas moins leur orpheline.
Sur une échelle de 1 à 10 à quel point faut il se sentir seul(e) pour se mettre à tenir un blog?!

vendredi 11 mars 2011

Easy listing n°1

Adulte, tu dois faire gaffe à ne pas porter des vêtements troués, froissés
Adulte, tu dois avoir des perspectives, des projets
Adulte, si t'as une poussette pour niquer les pieds de ceux qui n'en ont pas tu as tout gagné
Adulte, tu fais tes comptes et tes prévisions
Adulte, tu joues à inviter tes amis avec de la vraie nourriture dans de vraies assiettes
Adulte, on se demande : vous faites quoi cet été? comme si c'était obligé de faire quelque chose
Adulte, on se demande, vous faites quoi ce week-end, comme si c'était obligé de faire quelque chose
Adultes, les filles mettent du maquillage et les garçons des chemises ajustées
C'est fini la débraille
C'est fini le laisser aller: non mais t'as vu ta tête on dirait que tu sors de ton lit
Les adultes hirsutes, on les regarde comme des enfants, sauf qu'on ne leur pardonne pas, on ne peut pas se dire : c'est juste un enfant. 

Adulte on pense à acheter, acheter, acheter
Adulte on veut tout et le plus vite possible
Merci de faire le nécessaire. Bien cordialement.
Adulte, on trouve que c'est grave quelques gouttes de bières sur du parquet
On veut récupérer sa caution
On voit chez nos amis les mêmes housses de couette d'adulte que les nôtres
L'adulte connait bien le chemin des meubles en kit et dépourvu de charme. 
On bâcle notre adultariat pour que tout ait l'air parfaitement "assorti"
Adulte, on veut que tout fasse adulte
Adulte, tu dois arrêter tes simagrées, aller bien, prendre sur toi, nomého
Tu as une famille? Un toit sur la tête? Quelque chose dans ton assiette? 
Ne chiale pas la bouche pleine
Merci. Bien cordialement. 

Adulte tu te retiens parfois d'être inconséquent(e)
Quand tu es bien comme le sont les enfants et que tu en fais des caisses  tu entends : "oulaaaah ben elle est en forme hein celle ci"
Adulte, la joie de vivre est une maladie mentale
Tu peux pas être heureuse moins fort s'il te plait, on ne s'entend plus être des adultes
Par avance, merci. Bien à toi. 
Adulte, la fantaisie, c'est d'avoir des lunettes un peu marrante sur une tête vaguement triste.
Adulte, tu as bonne mine ou une sale gueule. 
L'entre deux c'est terminé. On n'en parle plus
Adulte, tu pleures en cachette et ne te mouches plus dans tes manches. 
Pourtant, c'est toi qui lave, pourtant c'est toi qui fait tout. 
Tu imites, bon petit soldat, ce que tu as vu avant

Soupline grand air et eau de javel

Tu te souviens sous prétexte d'être "obligée" de le faire, des odeurs de quand tu n'étais pas entré dans la mascarade.
Tu fermes les yeux en étendant ton linge et tu t'autorises à avoir 8 ans.

C'est bon, personne ne t'a vu, t'inquiète, ça reste entre nous...

Adulte, pour toi, c'est juste le camp adverse, et tu te bats de toutes tes petites forces pour ne pas virer de bord.
Adulte, tu le deviens malgré toi, et c'est comme accoucher, et c'est comme renoncer. 

Le soir tu chiales et te mouches où tu peux, en te disant qu'à Dulte,toi, tu ne veux vraiment pas y aller. 

mercredi 9 mars 2011

R.M.Rilke/ Entrez en vous-même

"Il n'est qu'un seul chemin. Entrez en vous-même, cherchez le besoin qui vous fait écrire : examinez s'il pousse ses racines au plus profond de votre cœur. Confessez-vous à vous-même : mourriez-vous s'il vous était défendu d'écrire ? Ceci surtout : demandez-vous à l'heure la plus silencieuse de votre nuit : « Suis-je vraiment contraint d'écrire ? » Creusez en vous-même vers la plus profonde réponse. Si cette réponse est affirmative, si vous pouvez faire front à une aussi grave question par un fort et simple : «  Je dois  », alors construisez votre vie selon cette nécessité.


(...)Fuyez les grands sujets pour ceux que votre quotidien vous offre. Dites vos tristesses et vos désirs, les pensées qui vous viennent, votre foi en une beauté. Dites tout cela avec une sincérité intime, tranquille et humble. Utilisez pour vous exprimer les choses qui vous entourent, les images de vos songes, les objets de vos souvenirs. Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l'accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses. Pour le créateur rien n'est pauvre, il n'est pas de lieux pauvres, indifférents. Même si vous étiez dans une prison, dont les murs étoufferaient tous les bruits du monde, ne vous resterait-il pas toujours votre enfance, cette précieuse, cette royale richesse, ce trésor de souvenirs ? Tournez là votre esprit. Tentez de remettre à flot de ce vaste passé les impressions coulées. Votre personnalité se fortifiera, votre solitude se peuplera et vous deviendra comme une demeure aux heures incertaines du jour, fermée aux bruits du dehors. Et si de ce retour en vous-même, de cette plongée dans votre propre monde, des vers vous viennent, alors vous ne songerez pas à demander si ces vers sont bons. Vous n'essaierez pas d'intéresser des revues à ces travaux, car vous en jouirez comme d'une possession naturelle, qui vous sera chère, comme d'un de vos modes de vie et d'expression. Une œuvre d'art est bonne quand elle est née d'une nécessité. C'est la nature de son origine qui la juge." (...)


Extrait d'une des lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke





mardi 8 mars 2011

Belgians do it better....



Après Ghinzu, dEUS, Girls in Hawaii, voici Applause.Merci la Belgique.

Today is the day


Tu roules des mécaniques devant tes cours d'éco, façon boxer, tu les préviens en sautillant avec ton regard le plus brutal de ton envie d'en finir avec eux.

Féroce tu es.

Pour l'instant tu fais surtout flipper ton sachet de thé qui se dit qu'à ce rythme là, il va retourner une troisième fois tournoyer dans le micro onde.

Tu sais que tu devrais t'y mettre et arrêter toutes les promesses que tu te fais le soir et que tu laisses à l'abandon le matin, non sans un sentiment amer de culpabilité.

Tu as peur, c'est ça la vérité, tu te défends d'être paresseuse. Tu as le courage sélectif et l'angoisse de l'échec. Tu t'attaches à des détails pour t'autoriser à tourner encore quelques minutes autour du pot.

Rapatrie tous tes projets en un bloc de pensées, fais en le socle de ta motivation. Tu dois pouvoir le faire non? 
Les minutes filent, chacune te rappelle que tu ne devrais pas être ici à pianoter mais à côté à lire, apprendre, t'étonner un peu des découvertes que tu fais. 


Ces dernières années on a parlé de procrastination, peut être parce que c'est plus léger (!!) que l'angoisse pure et simple. La peur de ne pas pouvoir/savoir/vouloir. 

Tu balances ton mot alambiqué en souriant comme si c'était une bonne blague, au passage tu noies ton flippe dans un bouillon de rhétorique édulcorée. 

Allons... il est temps d'essayer à nouveau. Clic. 

 


lundi 7 mars 2011

A base de lunettes AKA le post ennuyeux

Le mois de mars a cela de paradoxal: il est le messager d'une excellente nouvelle et dans le même temps d'une mauvaise... 

La première : le retour du soleil.
La deuxième: le retour du soleil. 

En composant avec ces deux données ambivalentes tu alternes, lors de tes déambulations, les passages ombragés et ensoleillés. C'est toute une gymnastique à laquelle tu t'habitues, le temps d'y voir moins clair... De ne plus souffrir de la luminosité exacerbée qui devient à elle seule un sujet de conversation.
Un peu chiant ok, ok.

Tu pourrais mettre des lunettes de soleil si tu avais une centaine d'€ devant toi (minimum). 

T'es snob des yeux.

Ceux qui ont déjà apprécié les plaisirs d'une bonne paire de lunettes te comprennent, peu importe si les autres te méprisent.

Tu repenses à ce chemin de cailloux en Corse où tu as laissé les tiennes. Tu as refait ce même chemin plusieurs fois avec une attention maladive en t'insultant, tiens donc, pourquoi se priver d'une séance d'auto-flagellation dans les montagnes.

Les experts à Ghisoni, saison 1. 

Tu sais que lorsque tu y retourneras, tu referas ce chemin sans pouvoir être totalement détachée... toujours dans l'espoir de les retrouver, piétinées par des vaches, malmenées par le torrent, rouillées par la pluie et la neige, mâchouillées par un marcassin. 

Heureusement, il y a l'aube et le crépuscule. Pendant ces deux moments tu peux défier le soleil, faire bien ta crâneuse et te prendre pour un super héros.

Wonder Georges.
Sur ce blog on évoque beaucoup la météo. Ce qui est surement d'un mortel ennui. Mais l'avantage c'est que chacun est libre d'aller voir ailleurs si tu y es. 

Tu pourrais aussi raconter dans le détail à quel point tu as une vie géniale mais quand même, tu as ta pudeur.

Clic/clic/Hasta luego















vendredi 4 mars 2011

Entre nous...

Les réactions : cool/mouais/bof/ c'est d'la bombe baby sont anonymes. Lâchez vous!
Et puis à l'occase, faites péter un commentaire hein, c'est anonyme aussi, enfin c'est au choix.. Genre, action interaction. Paf/paf!


Merci à ceux qui suivent ce blog, qui se donnent la peine de lire. Si vous aimez ce que vous lisez ben... faites tourner!

Profitez du soleil, du week end, écoutez de la musique.

Faites du bruit et dites des horreurs (dédicace à Harry, le héros de ton enfance dans pump up the volume, un film estampillé années 90 qui a pris sa claque quand même aujourd'hui mais qui reste tout à fait regardable)


jeudi 3 mars 2011

Tu es ton ennemi

Tu es ton propre censeur

Tu es la boue en bas de ton pantalon
Tu es le clocher qui te sort du sommeil
Tu es le chat famélique qui supplie
Tu es la vieille dame perpendiculaire
Tu es l'homme qui perd ses cheveux
Tu es l'enfant qui fait tomber sa sucette dans les graviers
Tu es le vélo qui déraille
Tu es le réveil qui ne sonne pas
Tu es le bus que tu rates
Tu es la personne qui marche trop lentement devant toi

Tu es ton propre piétinement

Tu es la coupure de courant
Tu es la boule dans ton estomac
Tu es l'huile sur le feu
Tu es le shampoing qui reste dans tes cheveux quand tu es sorti de la douche
Tu es le fil de tes écouteurs qui tente de t'étrangler
Tu es l'oreiller mal tassé
Tu es le café renversé
Tu es la tartine tombée du mauvais côté
Tu es tous les clichés que tu colportes
Tu es la personne qui te tient en joue

Tu es ton propre ennemi

Ghostbuster

Parfois les fantômes du passé t'envoient un mail... tu t'en réjouis vaguement en lisant leur prénom dans ta BAL puis... c'est un hoax ou de la pub pour le cousin bien sympa qui fait du commerce de chépaquoi et qui aurait besoin d'un coup de pouce. 

T'aimes pas quand ça fait ça... ça signifie qu'ils trouvent plus importants de retrouver "Noélie" qui a disparu depuis que tu as une connexion internet que de prendre cinq minutes pour t'écrire qu'ils ne t'oublient pas tout à fait... 

Que si ton adresse est dans leur boite hotmail, ça n'est pas 1)juste en souvenir du bon vieux temps, 2)par flemme de te virer, 3) pour faire du chiffre.

Sinon, hier soir, en ouvrant "les vies de Luka" d'Arnaud Cathrine (qui commence bien) tu as eu la joie de lire ceci:

"Et très vite on apprend cette amère leçon: les gens n'accepteront jamais que vous soyez différents d'eux.Ils feront tout pour vous en empêcher. Absolument tout. S'interposant sans cesse entre vos rêves et vous, avec une énergie farouche et le frénétique désir de tout mettre au même niveau - tout et tout le monde."

                      Jean Rhys Les Tigres sont plus beaux à voir

mercredi 2 mars 2011

Tript'hic

Presque 15h. 
Tu lâches ton cours de "communication locale" et te décides a griller ton forfait "détente jambes+neurones/café au soleil/balade sans but au hasard des rues".
Arrivée en bas de ton immeuble tu sors ton trucPod pour choisir la musique qui t'accompagnera dans cette excursion solitaire qui te réjouit. 
Hic N°1: le trucPod n'a plus de batterie. Pfff

Tu traces ta route entre les voitures, les piétons, les travaux. Tu chopes des bribes de conversation sans queue ni tête. Tes mains sont enfoncées dans tes poches ta tête regarde bien devant, le plus loin possible. Du coup, sans musique tu entends les personnes au sol demander de l'argent, tu n'en as pas pour toi, donc pas pour eux. Tu sais que tu as toutes les raisons de ne pas répondre favorablement à leur demande mais ça te fait quand même quelque chose. Tu penses deux minutes à la faim. Ce que cela doit être d'avoir faim sans avoir quoi que ce soit à manger. 

Tu rentres dans une librairie, tu sens monter la boulimie de mots mais, décidée à ne pas dépenser plus de 1.50€ tu retournes quelques bouquins, te convaincs qu'aucun n'a d'intérêt et tu mets les bouts.

Place du Bareuzai... Toutes les places à l'ombre sont vides mais tu veux pas d'ombre. C'était pas prévu comme ça dans ton forfait et tu te veux pas revoir tes projets à la baisse. 
Une table de quatre à l'ensoleillement idéal te fait un clin d'œil auquel tu réponds par un sourire. Vous vous êtes comprises. 
Tu allonges la foulée pour ne pas la rater, tu t'installes face aux passants, tu as envie de sortir ton cahier et d'écrire mais une personne à l'intérieur de la brasserie sur son tabouret serait aux premières loges pour voir tes petites pattes de mouche raconter des trucs nazes.

(Un jour, tu ne seras plus là, dans très longtemps si possible... quelqu'un lira tout ça et criera au scandale tellement ce que tu écris pour toi est à base de : "j'ai mangé des pâtes c'était cool", "j'ai envie d'un coca light mais j'ai la flemme de me lever")

Tu commandes ton café à un serveur très gentil que tu connais d'ailleurs. et c'est là que, soudain, surgissant de nulle part, non pas un aigle noir mais le...

HIC N°2: Trois bouffons (deux filles grandes gueules habillés cheap et pas chouette/un mec qui s'est pris pour Manu Chao) venus se mettre la tête à la bière en ville.

Tu les regardes chercher bruyament une table(il n'y en a pas)et d'un coup, ils décrètent que ta table est trop grande pour toi et que du coup ils peuvent s'installer, genre : le soleil brille pour tout le monde hein!!

Tu protestes sans doute pas assez fort parce que tu vas te les taper pendant tout ton café. Tu as beau souffler et faire la gueule ils restent. C'est pas un truc de fou ça? Tu veux pas péter un plomb en public. Tu veux pas qu'ils en arrivent à dire: "vas-y mais fais pas ta pute t'sais!"

Ton amour propre se craquèle de toute part, Georges qu'as tu fait de tes c*******?

Du coup tu fermes les yeux mais ça t'empêche pas d'entendre un tas de conneries dont tu te serais passé. T'avale ton café vite fait bien fait et constate que le soleil à cette table ne brille plus que pour toi. Dans le cul Lulu!
En partant tu leur montres une table avec une mamie maquillée à la truelle et leur conseilles de se joindre à elle, y'a trois places.

"ouais mais toi t'es plus cool quand même"

Cool, mon cul... Sur ce tu décampes. Tu l'as mauvaise quand même. Tu te sens surtout conne. 
Tu appelles ta fiancée pour qu'elle t'assure du contraire et échanger quelques tendresses téléphoniques pendant que tu continues à marcher. 

Tu raccroches enfin convaincue de ne pas être une chiffe molle et décides d'entrer dans la bibliothèque municipale pour trouver quelque chose à lire. Tu regardes les DVD et là....

HIC N°3 : Un Septuagénaire regarde les DVD avec sa compagne beaucoup plus jeune et il s'avère que le monsieur doit avoir un sérieux problème d'audition car tu as l'impression qu'il hurle.
Il dit à Madame: Oh, c'était bien ça "sur la route de Madison" tu te souviens? hein? dis? tu te souviens? c'était bien non? 
Ok... Un relou.... Changement de rayon.

Il se trouve que cet homme auquel on n'a jamais appris à chuchoté t'as suivi partout! Tu vas dans les "A" il y va aussi, toujours aussi bavard et soulant, tu vas dans les "S", il n'est jamais loin, jamais assez loin pour que tu ne l'entendes pas. Tu vois une fille avec un casque qui se balade dans les rayons en écoutant de la musique et tu penses deux secondes à l'agresser pour le lui voler mais même si c'est assez vide pour que la résonance soit au mieux de sa forme (hin hin), il y a quand même quelques pékins.

(non, tu déconnes, tu l'as juste jalousée).

Tu prends deux bouquins à la va-vite... C'est les vacances, aucun Sagan, tu as déjà observé que les Sagan sont rare pendant les vacances.
Tu liras Arnaud Cathrine que tu ne connais pas.
OK le troisième Hic est léger... Comme ta patience, pareil!

En remontant chez toi tu t'attends au pire mais non... Pas grand chose. Tu regardes autour de toi, tu t'aperçois que 80% du chiffre d'affaires d' H&M est dans la rue.

En face du magasin précité : un fourgon, une moto deux vélos de flic et un tas de badauds autour en quête de truc à raconter à table ce soir. Une  histoire de bagarre entre punkachien et anti punkachien. 

En traçant sur fond de "circulez/circulez", tu entends une gamine dire à sa copine avec un accent de cagole: "mais n'importe quoi tous ces flics pour rien, à Marseille tous les 1/4 d'heures c'est comme ça".

Certes.

Moralité : quand tu es peu encline à faire des rencontres hasardeuses et entendre des trucs en rafales que tu ne peux pas t'empêcher d'écouter. N'oublie pas de charger ton TrucPod...

Tonneaux dans un tonneau

Quand l'osthéo t'as demandé si tu avais déjà fait un ou plusieurs tonneaux en voiture, tu as répondu non. Car en effet. Tu n'as jamais vécu ça. 
Mais tout de suite tu as corrigé... Enfin, si, si tu as fait un jour une belle série de tonneaux. Mais tu ne te souviens pas de toutes les circonstances, ta mémoire sélective floute les visages, brouille les évènements. Ta mémoire ment. 
Mais, si, tu as fait des tonneaux... dans un tonneau. 

Enfant, en jouant, sans doute t'es-tu portée volontaire pour glisser ton corps dans un tonneau en fer(bleu peut être, rouillé surement) et laisser quelqu'un le précipiter dans une pente en apparence douce mais avec la vitesse, en roulant... ça n'est pas un souvenir très doux. 
Tu te souviens par ton hublot sans vitre de la vie qui tournait à fond la caisse sur fonds de rire d'enfant. 
Comme si tu te retrouvais dans une machine à laver en mode essorage aux cailloux. 

Herbe/Ciel/Herbe/Ciel/Herbe/Ciel... cailloux contre l'habitacle de fortune.
Tu es sortie de ton tonneau, le corps choqué par toutes les secousses. Tu t'es arrêtée dans les graviers, en bas de la pente.Bruit de dérapage métallique...
Autour de toi ça rigolait moyen.On t'a demandé : ça va? ça va? 
Tout le monde avait peur de se faire engueuler. D'ailleurs, tu ne sais plus si c'est ton frère, ton père, mais quelqu'un a protesté.
T'as surement répondu que ça allait, en souriant, le menton tremblant pour pas qu'on se foute de toi.
C'était un soir de pétards, un soir de Juillet, un soir bruyant qui sent les vacances et l'herbe fraichement coupée. Tu as eu l'impression d'avoir été rouée de coups. Mais finalement... Aujourd'hui c'est une anecdote amusante.
Et Sur la fiche de ton osthéo il est écrit : Tonneaux en tonneau. "Je me comprendrai, c'est la première fois que j'entends ça"

Aujourd'hui, tu aimerais faire des tonneaux, dévaler une pente d'herbe et de fleurs printanières en éclatant de rire dans une robe légère mais sans tonneau.
Herbe,ciel, herbe, ciel, herbe, ciel...


mardi 1 mars 2011

Qu'il mange de la brioche!

A la TV tu croises des visages amaigris, émaciés par le fabuleux docteur Dukan.
ça te donne l'impression d'une sale secte pro bidoche qui se bousille les artères en chœur pour rentrer dans leur ancien froc et se donner une occasion d'être auto-satisfait.
Le régime spectaculaire qui fait des personnes banales des êtres exceptionnels ayant sacrifié leurs envies de fraises sur l'autel de la beauté au sens politiquement correcte du terme : lisse, svelte, disciplinée.

D'ailleurs, c'est un homme politique qui ce soir t'a donné l'impression d'avoir forcé sur les prot' pour passer les primaires avec son nouveau look.

C'est une aberration toute contemporaine... Pendant ce temps, l'autre peuple a faim.

En sourdine