Georges

Georges

jeudi 1 décembre 2011

Une petite cantate qui monte vers toi...

Qu'on ne touche jamais aux folies, aux orages
Qui, chez moi, naissent et meurent entre passion et rage
Et que mes grands délires me fassent toujours escorte.
La raison est venue, j'ai demandé qu'elle sorte.

Qu'on ne décide pas de mes joies, de mes larmes.
A chacun son soleil, et à chacun ses drames
Et si le noir, pour moi, est couleur de lumière,
La raison, que m'importe, et qu'elle aille en enfer.

Mais comment voulez-vous, qu'un enfant laboureur,
Si on lui prend sa terre, fasse pousser ses fleurs,
Ses fleurs ?

Que jamais on n'écoute, derrière mes volets,
Pour voler mon piano, pour voler mes secrets.
Mes secrets sont pour vous, mon piano vous les porte
Mais quand la rumeur passe, je referme ma porte.

Qu'on ne m'ordonne pas, je suis reine en mon île.
Je suis femme en mon lit, je suis folle en vos villes
Et j'ai choisi mes hommes, j'ai bâti mes empires.
Au diable la raison, et vivent mes délires !

Mais comment voulez-vous qu'un grand Pierrot de Lune
Écrive des chansons, si on lui prend sa plume,
Sa plume ?

Qu'on ne touche jamais,
Que jamais on n'écoute,
Qu'on ne décide pas,
Qu'on ne m'ordonne pas

Et je serai pour vous, un enfant laboureur
Qui fait vivre sa terre, pour vous offrir ses fleurs,
Ses fleurs

Et vous pourrez venir, vous reposer tranquilles.
Comme on donne une fleur, je vous laisse mon île.

C'est comme ça que je suis, votre enfant laboureur.
Je fais vivre ma terre, pour vous offrir mes fleurs,
Mes fleurs,

Pour vous offrir mes fleurs, mes fleurs...



C'est peut être exalté, concon, "adolescent" LA "nouvelle insulte"...
tu voulais cependant ne pas oublier que le 24 novembre de tu sais plus quelle année, ta prof de maths t'a regardé et t'a dit : Oui Georges, Barbara est morte, alors maintenant sors ta Casio et tes neurones, secoue toi et fais pas chier, t'as des vecteurs sur le feu. 

La prof de maths, c'te grosse mytho. 
Barbara a chanté toute la journée en tournoyant sur la platine, te communiquant joie et force. 
Comme si Barbara pouvait vulgairement mourir.
Au pire, c'est une éclipse.

Barbara, morte... Genre.

 

3 commentaires:

  1. Très bel hommage qui a le mérite de se faire dans la douceur, en demi-teinte, et qui ajoute un peu à ma haine des profs de maths. =)

    Barbara, morte...Genre.

    Ouais, genre.

    Merci, j'en ai ressorti ma playlist, voila bien des mois qu'elle s'empoussiérait. Mais que veux-tu... "Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin, je n'ai pas la vertu des femmes de marin."

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  2. Le Forban : J'ai trouvé récemment de nmbreux live et albums studio en vinyle, ça change tout. ces petits craquements vont très bien à B.

    Calyste : J'étais certaine que tu apprécierais ;)

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