Georges

Georges

lundi 5 décembre 2011

Je t'aime toujours, d'amour.

29.11.2005 : C'est fini : joint/hébétude/joint/sanglots/ferry/Toulon-Ajaccio à te chialer dessus entre deux joints/ deux cafés/Morgue/Enterrement. 

20.10.2007: C'est la fin. On arrive.On regarde/agonie/joint sur un parking d’hôpital/vite vite, qu'on ne rate pas la fin/salon opale/caveau familial/le dégout de tout ce qui est trop vivant pendant quelques jours.



Tes automnes désormais différents, les couleurs prennent toutes leur importance maintenant.
Dès lors que tu as su que les lions pouvaient mourir à coup de graviers jetés par poignées. 

Dès lors que tu sais combien un corps froid n'est plus rien. 

Qu'on rit de la mort endimanchée et lourde comme un caillou dans son écrin. 
Vous n'êtes pas ces fronts froids, ces visages caves, cette sophistication de pacotille. 
Vous n'êtes pas des travelos blushés. 

Vous êtes tous les automnes, toutes les couleurs et tous les arbres enracinés.
Vous êtes tous les rires extirpés de ton ventre.
Vous êtes ce qu'il y a de plus chaud de septembre à décembre, le fauve, le pourpre, le grenat, l'orangé. 
Vous êtes, à jamais, des éclats de rire, de voix, des chants qui vibrent et des tours de magie jamais démasqués. 
Vous êtes le vin et la cannelle, les pins et les châtaignes. 
Le maquis et la mer. 
Vous êtes la vie, toute entière. 

 

Une fois n'est pas coutume. Camille. 

5 commentaires:

  1. Quelques mots maladroits à travers des larmes d'émotions devant ce si beau texte; Le chagrin a laissé la place au manque, l'absence ... ce mot prend tout son sens...
    Le temps qui passe nous donne cette place de grands- parents et nous rapproche d'eux avec les joies et les peurs ...
    Merci !

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  2. Tu vois, je ne sais pas comment ça se fait mais le temps a laissé place à beaucoup de joie quand je pense à eux. Je ne ressens pas de manque, ils sont sur mes épaules, à me dire : vas y minotte, ne te laisse pas emmerder, tu es indestructible, seule la maladie est vraiment mortelle.
    Non? le reste... broutille!
    Je t'embrasse

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  3. "Dès lors que tu as su que les lions pouvaient mourir à coup de graviers jetés par poignées."

    mega-like

    En ce qui concerne Sparse, je en tiens jamais rigueur à l'enthousiasme ;)

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  4. Il y a 13 mois. Pas beaucoup de mots mais plein de larmes. Tu m'as tuée.

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  5. tenderhooligan : j'ai lu SF hier, bien bien. J'attends avec impatience de savoir tout ce dont sont capables les dinosaures.

    Sweety : les larmes, c'est mieux dehors. <3

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