Georges

Georges

samedi 15 octobre 2011

Lou(p)

Il y a de l’écho dans tous les récits d’amour naissant, en me doutant que d’autres, ailleurs, enlacés, se donnant la becquée, éprouvaient la même sensation de complétude que Lou et moi, j’avais envie de croire en quelque chose d’unique, d’inédit. Je ne voulais pas que nous soyons des amoureuses comme les autres. Juste deux chanceuses qui se sont reconnues dans le vacarme des corps qui s'étreignent à la va-vite et qui ne vont pas se lâcher de sitôt. 

Je ne voulais pas croire que c’était ça l’amour, je me persuadais que nous étions au dessus de l’amour. 
Je méprisais les mots bâtards créés pour les autres, je ne voulais pas me dire que nous vivions une histoire comme les autres. 
Je n'imaginais pas que toutes les amours lavées par le temps aient connu des débuts flamboyants … 
Je volais avec Lou dans les hautes sphères du désir partagé et de l’insatiabilité.
Nous volions amoureuses.
 J’aimais son corps, son intelligence, son humour, tout ce qui nous rapprochait, tout ce qui nous séparait aussi et qui m’enrichissait. Amour en bloc.
Je refusais d’entendre : c’est beau les débuts, des conneries du genre. 
Je refusais de vulgariser mon histoire avec Lou, il n’est pas question simplement d’amour. 
L’amour, s’aimer, aimer, je t’aime, tu m’aimes… Les mots sont tellement faibles parfois. Tellement fades et inconsistants. 

Sur tous les tons, à toutes les sauces, comme une prière intime que je ne récitais qu'à moi même, j'ai commencé à louer Lou, pour ne jamais m'arrêter.


11 commentaires:

  1. C'est pas du Georges, ça. Pas aussi bien, même si ça dit de jolies choses qui parlent bien à la tête

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  2. Bon. En le relisant, suis moins sûr. Zeorzes, dit tout !

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  3. C'en est... un extrait d'un roman que j'ai décidé d'abandonner lorsque j'ai commencé le blog.

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  4. C'était du Georges première manière. C'est vrai que le style est beaucoup plus fort maintenant

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  5. J'ai créé ce blog pour forger ma plume, un petit retour en arrière pour vérifier que ça fonctionne en ce sens ...
    Et aussi pour les personnes qui pensent encore que ce roman a une raison d'être : il est tiédasse et raté. Vlan.

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  6. C'est vrai qu'il y a des prises de conscience un peu durailles, mais c'est indispensable d'avoir un œil critique sur sa propre production.

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  7. Tiédasse et Raté de biens grands mots je trouve pour l'avoir lu .
    Je pense que lorsque le temps passe nous ne sommes plus forcément en accord ou dans le même état d'esprit et puis la maturité de l'auteur, la vie et son évolution donnent aux mots une autre force mais cela veut il dire que les autres étaient fades ?
    Je pense qu'écrire quelques pages, une page avec forces est un travail différent d'un roman;
    Voilà mon humble avis... j'aime tant te lire et suis bien fière mais je sais aussi quand j'aime ou pas je crois être objective.

    je t'embrasse

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  8. Honnêtement J'ai relu pour mettre un extrait sur le blog, et j'ai failli mourir de honte.

    Je l'ai mis ici pour ça. Me rendre compte.
    Nicolas, oui, raidasse mais il fallait le faire.

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  9. Pas d'ac. Lis des romans récents, ça te donnera du champ, de la self-esteem, tout ça.

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  10. Anonyme pressée monte à Paris:
    Des suggestions de lectures récentes à partager, Bon Vivant ?

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  11. Oui? Des lectures récentes à conseiller, Nicolas?

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