Georges

Georges

dimanche 25 septembre 2011

Let's move to the country with you

Hier, terrasse d'un café bien mis et m'as tu vu, où la vieillesse destroy trimballe ses dorures et se la jouent avec des smartphone dont ils ne savent pas se servir. 
Sur une scène, un groupe de rap chante de la drouille et tu parles avec Malena dans ce décor tellement dijonnais.

Le serveur oublie un truc à chaque table, c'est marrant. On dit un truc genre, on lui filera pas de pourboire.
C'est une blague parce que tu ne laisses jamais de pourboire.
C'est pas une habitude de connasse, juste, tu vas trop souvent dans les cafés. Tu trouves ça plus sympa, de temps en temps d'offrir un verre.

Et les vieux qui head bang, et cette petite fille qui pose ses mains sur ton froc comme si t'étais un bastingage. 
Un mec balance sa tranche de quatre quart (offerte avec le thé) sur le pavé. 
Ce geste te surprend parce qu'il est vif et ne s'explique pas. 
Ce geste te surprend parce que la bouffe c'est toujours le truc que tu n'aimes pas voir jeter en l'air comme ça pour rien. 
A sa table, ça rigole, ça se sourit, et ça se casse... La musique de sauvage sans doute. 
Tu dis que ça t'énerve, les vieux tarés qui font des trucs cons, comme ça. 
Jeter de la bouffe. 
Rameuter les pigeons.

La petite fille qui t'écoute depuis tout à l'heure en te prenant pour un arbre à chat malgré les remarques de sa mère, entend beaucoup de vilains mots à la suite.

On voit passer cette femme, total look python, ça fait froid dans le dos. 
C'est notre fashion week, on commente. 
Ah oui, Oh, Ah. 
Ouh la...

On va s'acheter des macarons.
Bourgeoises comme tout. Dans la boutique, parmi les personnes qui attendent, il y a deux enfants, deux fillettes. Elles portent le même prénom. Luna et Luna, ou peut être Louna... en tout cas, tu repenses à cette carne de chatte que tu as eu et que tu avais appelé pareil, rapport à Sailor moon et son chat, Luna.

Tu as découvert Smog. Excellent groupe. 
Tu as reçu en cadeaux d'anniversaire une platine vinyle. 


Tu te projettes très bien, allongée sur le parquet, autour de toi, des vinyles éparpillés, envoyant très haut ta fumée en attendant la face B.
Ouais, il y a une allitération de voyelles dans la précédente phrase.

Ce qui, techniquement, n'existe pas. 

Georges du dimanche. 



5 commentaires:

  1. C'est pas une exclu dijonnaise, non plus. L'équivalent hier soir aux Abbesses : musique nase, vieux bobos frimeurs dans le genre je-frime-pas, jet de bouffe dans la rue, parlé fort, mômes pas couchés, tout ce bordel

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  2. j'aime la musique "bruyante" mais là, hier aprèm', mes oreilles ont saigné en passant non loin du bareuzai! pourquoi les gens ne se contentent-ils pas de jouer dans leur cave quand ils sont aussi mauvais?

    Une pensée à mon voisin du dessus qui, après le coup de 23h30 à chanter du bruel en s'accompagnant au Bontempi, nous a fait un mini récital de 20 min en jouant, entre autres daubes, le thème de star wars avec sont piano nucléaire merdique... (2ème fois qu'on l’entend et il ne dépasse pas les 20 min de pollution sonore... et c'est pas dommage!)....

    En tout cas, j'suis d'acc' avec toi, y a compèt' de bobos entre la place du bareuzai et la place de la lib'!!!

    la bise.
    G.

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  3. Ne reste plus qu'à trouver les disques de Smog en vinyle (faisable sans trop de difficultés) pour tripler le plaisir.

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  4. Belle série de portraits, GDD! Au fait, ça ressemble à quoi, un bobo dijonnais?

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  5. Tous : En fait, je n'ai pas été claire sans doute, mais il s'agissait de personnes âgées (+75) qui jetaient de la bouffe!

    Bon vivant : oui, j'imagine que ces scènes se reproduisent partout... je parle de ce que je connais, la bourgeoisie dijonnaise délurée.

    Gueurn: Ben dis toi qu'on est resté là bas à bavasser pendant hyper longtemps. D'ailleurs, pour avoir bien regardé la dégaine de tout le monde, je ne t'ai pas vu!
    Ton voisin a l'air de craindre un max mais ça peut être marrant. Enregistre non?!

    KMS: bienvenue et merci... pour toute la musique que tu me fais découvrir. Dont Smog.
    Maintenant, j'imagine qu'à chaque fois que je vais aimer un groupe je vais vouloir le vinyle.

    Calyste: Je suis sûre que ça ressemble à un bobo lyonnais!! Mais ici, c'est plus bourgeois que bohème. peut être un article sociologie de comptoir pour éclaircir tout ça... un jour !
    bises!

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