Georges

Georges

lundi 4 juillet 2011

?

Un homme soul et sale apparemment pas méchant, un français foireux, il est polonais, engage une conversation entrecoupée de rots qui sentent le mauvais vin. Il te serre la main. Tu es dégoutée mais la lui tend quand même. Tout ça se passe sur le quai de la gare et tu pries pour qu'il ne s'installe pas vers toi et ton amie. 

Plus tôt, un chien, Bouvier Bernois, celui de ton père, haleine de cheval, odeur rustique, sa gueule contre ton visage tu es à deux doigts de lui dire que tu l'aimes. Tu n'en es pas dégoutée et tu en redemandes.

Ce genre de situation te donne l'impression d'être une connasse bourgeoise.

Sérieux, il n'y a pas quelque chose qui cloche quand on préfère serrer son visage contre la gueule d'un chien qui pue mais qu'on prend sur soi pour serrer la main d'un humain? 

là, tu demandes à être rassurée. 


(Merci à Joris de m'avoir appris ce mot qui semble avoir été fait pour moi !!)

4 commentaires:

  1. nombreux sont ceux qui préfèrent leur chiens aux "autres"...
    D'aucun n'aiment tout simplement pas les autres...
    Je te rassure, Georges, tu ne fais partie ni des uns... ni des autres...

    Le fait de ne pas aimer la proximité physique des gens ne veut pas dire que tu leur préfères les animaux ....
    en tout cas, c'est valable pour moi...

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  2. Perso, toutes les mauvaises odeurs me rebutent. Peut-être suis-je aussi un connard bourgeois...

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  3. C'est une question un peu idiote que je me suis posée là, parait-il. Désolée si vous vous êtes senti obligés d'y répondre!
    En tout cas, moi ça m'a fait cogiter, le fait de préférer un chien qui pue à un homme qui pue!

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  4. Sache que, pour ma part, rien ne m'oblige et je ne m'oblige a rien...
    Le becot.
    G.

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