Georges

Georges

lundi 6 juin 2011

Castor de Guerre et autre...

En lisant la biographie de S.de Beauvoir : Castor de guerre, écrite laborieusement par Danièle Sallenave, tu te retrouves face à une capacité de réflexion et de travail qui te donnent le sentiment d'être une bien faible petite chose à côté dudit castor qui à 20 ans à peine avait la sensation d'avoir déjà tout lu.

Il y a toujours eu quelque chose qui t'a fasciné chez la Momone, c'est surtout  son manque d'humilité, son orgueil courageux, le fait qu'elle n'ait eu d'autre ambition dès l'enfance que celle de devenir : un écrivain célèbre. 

Elle devait pas taper des siestes de 2 heures avec un gant frais sur les yeux en chialant sa migraine, elle devait s'accrocher, quitte à être désagréable, quitte à être solitaire et salope comme pas deux avec toutes les autres femmes qu'elle considérait comme des pétasses sans cervelle.

Cette biographie n'a pas d'autre intérêt que de compiler des extraits intéressants de l'autobiographie de S.D.B.

Tu es vraiment admirative des gens qui mettent toute leur opiniâtreté dans la réussite d'un projet. 
Sans doute parce que tu te laisses bien trop souvent parasiter par des pensées vagabondes et une santé fragile dont tu ne t'occupes pas tellement. 

Tu n'es pas laborieuse mais tu aimerais le devenir.
Procrastiner et faire le flan migraineux sur un lit ou un bout de divan ne satisfait pas du tout l'idée que tu te faisais d'une vie intellectuelle épanouie. 

Il va falloir songer vraiment à l'accepter ou y remédier.

Ce matin dans le bus il y avait des enfants de ton école, ils criaient "Geoooorges" et te tendaient leur main à attraper, à toucher. Un vrai shoot d'affection. C'était un peu gênant, l'institutrice t'a dit "vous pouvez vous approcher" comme si on te proposait de toucher des bébés crocodiles.
Les enfants aiment en bloc, c'est émouvant de recevoir leur tendresse.Ils disent "Georges" en boucle, comme une supplication, pour que tu les regardes un à un, et que tu dises bonjour + le prénom, les enfants n'aiment pas être une globalité. 

ça peut te mettre mal à l'aise un peu... Ils veulent te toucher la main, tu n'es pas tellement une toucheuse de main.
Alors tu les gardes au fond de tes poches la plupart du temps et tu souris, et tu clignes des yeux, et tu manifestes tout ce que tu as de tendresse à offrir à ces petites têtes tournées vers toi.

Pour faire un dernier coq à l'âne avant de vous quitter, je snaïpe beaucoup en ce moment sur Facebook, je commence à saturer de l'ambiance "tu la sens ma grosse réussite sociale", "tu les vois mes gros voyages", idem pour les mateurs qui ne donnent rien d'eux. 

Après ils viendront dire : t'es vraiment addict!!! et toi? Tu serais pas un peu accro à la vie des gens non? on aime ça hein regarder ce qu'il se passe par ci par là chez les bouffons qui se dévoilent sur facebook?

La condescendance c'est la gerbe et c'est une snob ++ qui vous le dit.

Votre Georges, foutraque et toujours vaguement fragile.
Love.

6 commentaires:

  1. Simone m'attend dans la bibliothèque, avec ses copines Violette et Mireille. J'ai hâte...


    M, qui n'est pas une globalité.
    ..and happiness

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  2. enfin.. je ne suis pas une globalité, mais je m'y fonds

    M (un peu enfant par moment)

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  3. @M : C'est important de refuser d'être une globalité, un simple membre d'un tout:) s'y fondre c'est bien, mais ne pas oublier qu'on est unique et précieux, sans en faire trop (quand mêêêêême)

    @Nicolas : Je l'ai fait parce que je trouve ton blog bien écrit et qu'il m’intéresse... Plein de pages à découvrir d'ailleurs!
    Au plaisir, ici ou là bas !

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  4. C'est Simone? pas Rollande? (t'as plus qu'à trouver à quoi correspond l'allusion...)

    Le bécot.
    G.

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