Georges

Georges

lundi 30 mai 2011

Proud to be a problem

Le trottoir aménagé pour permettre aux automobilistes de poster du courrier sans sortir du temple voiture. Comble de l'absurde à l'heure du "mangerbouger.com".

Avoir des conversations avec des sourires édentés, raconter des histoires de petites souris passées, ou pas encore... elle ne saurait tarder.

Se mentir en sachant qu'on le fait par goût de la fantaisie et des "histoires".

Je te jure, tu peux appeler ma mère si tu me crois pas.
Entendre un homme dire à une femme au téléphone, que c'est lui, demander s'il peut dormir chez elle ce soir. 
Le voir raccrocher et entendre : c'est bon, j'ai rencard avec la grosse. 

Avoir envie de lui demander un autographe : Super Connard? C'est toi? je suis tellement émue. 

S'agacer du manque de logique d'un enfant qui essaie de faire sauter un diabolo pris au piège dans une corde emmêlée : Mais regarde enfin, regarde... Tu le vois bien non? il ne décollera jamais ton diabolo!!

S'en vouloir, après coup. Revenir, la tête dans les épaules et décider finalement, de montrer une nouvelle fois comment on fait.
Expérimenter les limites de la patience, en voir le bout, le regarder comme un bout de laine qui se brise à force d'être tiré de toute part, malmener par cette patience qui fait défaut.

Et puis s'agacer des gens heureux qui disent que tout va bien et que tout est parfait. S’énerver de ça, préférer la fulgurance et l'éclat de la joie à l'ennui d'un bonheur étale. 

Snober le bonheur.
Être bien te suffit.
L'être à deux te comble.   

Avoir le coeur qui se pince quand ça crie dans la cour de récréation, du Georges par ici et du Georges par là.
C'est toi.

Avoir douze ans et écrire sur une vitre sale que "Elle + Toi" que ":)"... se sourire à travers la vitre sale et l'ombre sur son visage, qui dit : "elle + toi". Et c'est beau, jusqu'au prochain coup de kärcher qui fera tout dégouliner. 

Et un chat'rley Davidson qui ronronne, qui ronronne. 
Et cette semaine, courte, qui compatit avec ton manque de patience. 
Ta colère qui sort du placard, sans chaos ni démesure. Les gens qui te lassent. 
Certains trop prévisibles, certains trop pleutres, et les autres aussi. 

Pas tous non. 

Mais tu dois finalement avoir le coeur un peu petit, il n'y a pas beaucoup de place là dedans. 
  


Votre Georges.

4 commentaires:

  1. Halte au feu, Georges! N'en jette plus! L'art est plein! Que dire? que cette impatience se teinte parfois de violence... et pourvu qu'elle reste verbale!!! Ta prose me plombe... c'est tres vrai, c'est tres juste... rien à dire... j'rentre chez ma mere....
    Bien le bonjour... vite, à bout de souffle... le bécot, calmement... faut savoir prendre le temps des bonnes choses...
    G. Alias le commentateur....

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  2. Merci pour tes commentaires et tes textes aussi.J'ai pensé à ton texte de samedi aujourd'hui... D'un point de vu "végétarien, anti capitaliste, féministe, passe partout non tatouée. J'y reviendrai! Le bécot alors hein :)

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  3. C'est où qu'on leve le pouce ici?
    (Pour le tatouage, ça peu s'arranger...)

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  4. Tatouage prévu, petit, symbolique...

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