Georges

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lundi 4 avril 2011

Wild World

Hier sur le quai de la gare où tu confiais à un tas de ferraille un pedazo de tu alma, un enfant s'étouffait dans ses sanglots après s'être mangé une mandale par sa mère. C'était déchirant, parce que l'enfant n'avait plus l'age des caprice à la con, il voulait pas du lait, il voulait pas sucer un boudoir. Il voulait qu'elle retire son geste qui l'avait meurtri et choqué.
Tu as regardé le train partir en te disant, ça passera vite, vite, vite.
Tu as erré devant des magazines. Pourquoi pas un magazine? Tu n'es plus a un près.
finalement pas de magazine, tu fais fissa, les gens te soulent avec leurs valises a roulettes high tech (ndlb: avec celles là tu pars en voyage plus loin, et tes vêtements ne sont pas froissés, un truc de fou).

L'escalator est éventré et tu vois deux hommes qui, séparément, examinent ce que la bête a dans le bide. ça te fait sourire, cette curiosité technique, ce regard d'expert sur ce qui n'est pour toi que de la graisse, du métal, de la crasse, rien. ça ne te viendrait pas à l'idée de t'approcher pour te dire : ah oui, en fait c'est comme ça alors dans un escalator, tiens, tiens, c'est intéressant, ouh lala. 

Non. jamais tu ne l'aurais eu cette idée là. 

Tu penses à une balade mais l'orage arrive et il y a le souvenir de ton petit chat qui t'a regardé avec les yeux chargés de reproches quand vous avez franchi la porte, à deux.

Elle a eu son regard qu'on peut traduire par : ouais ouais, vous me la faites encore à l'envers, je vais rester ici à m'emmerder comme une rate, connasses. 

Direction la maison, tu es surprise de trouver sur ta route le même enfant qu'à la gare, ses parents te sourient. Tu ne souris pas, tu cherches le regard de l'enfant qui s'étouffe toujours autant, qui est assis plus loin, qui tourne le dos à ses parents, deux tuyaux de poêle qui doivent très certainement avoir un chien loup ou un Johnny H tatoué quelque part. ils sourient ces deux cons, et l'autre qui n'en peut plus de pleurer. 

Tu te sens tout à coup d'une fragilité insupportable. Parce que c'est un enfant, t'as envie de lui dire, viens ptit gros, on va taper dans un ballon, je te paye une frite, n'importe quoi pour te ressusciter le sourire. tu pourras me raconter si tu veux. tu pourras te moucher où tu veux, même ne pas te moucher du tout. On s'en fout. Juste une heure et je te rends aux tuyaux de poêle.

Comme c'est débile, comme c'est de la sensiblerie surement, on ne sait pas. Tu te casses. De chez toi, tu l'entends, jusqu'à ce qu'un bus l'emmène ailleurs.
Tu retrouves le sourire en faisant la surprise au chat qui déjà plantait des clous dans des poupées vaudous et avait allumé un feu du diable. C'est qui maintenant la connasse hein? Ah Ah ...

En fait non, elle dormait.

Tu as un sérieux souci avec les enfants qui pleurent, tu as un sérieux problème avec l'enfance piétinée...
Pourquoi?

4 commentaires:

  1. Moi, ce sont les hommes qui pleurent qui me bouleversent. Chaque fois! C'est tellement rare (en public).
    Une fois, à Venise, c'est d'une femme, une inconnue à la terrasse d'un bar qui pleurait dans sa boisson, que je me suis approché pour lui dire bêtement: "Il ne faut pas pleurer, Madame". Elle a nié le faire. Je n'aurais pas dû intervenir dans son chagrin.

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  2. pour faire court : je préfère celui-là au précédent ^^ (ah, et donc, j'ai laissé tomber l'idée de t'envoyer un e-mail :/ )

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  3. @Calyste : Il est difficile de trouver l'attitude à avoir dans ce cas... est ce qu'il faut intervenir, se taire. Je comprends ton intention.

    @Injektileur : Pas de souci! je me demande bien ce que tu avais à me dire que tu préfères finalement taire.

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  4. georges > bah, c'est surtout que l'adresse e-mail fonctionne pas :/

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