Georges

Georges

vendredi 22 avril 2011

lucidité contre idéal

Réveil amer d'un sommeil qui se voulait réparateur. 
La sieste qui déblaie les idées claires et ne laisse qu'une vague salade de pensées en dégradé de gris. 
Une amertume insoluble dans le coca zéro et les cours de droit de l'environnement.
Horloge biologique déréglée sans doute. Quelque chose comme ça. Toujours chercher une explication rationnelle au fait qu'on se sente comme ceci, comme cela. Le fait qu'on se sente, déjà, peut parfois être suffisant.

C'est toujours mieux que de penser que la machine est en surchauffe. Qu'il y a des problèmes "sérieux", que la camisole nous guette. Souvent on te le dit de ne pas plaisanter avec ça, d'arrêter tes conneries merde. C'est la vie, merde, tu vas pas en faire toute une histoire merde, on est TOUS comme ça.

Tu as envie de ne pas être détournée de ton cerveau, de ton travail, par tes nerfs qui affleurent, par les idées qui se brouillent et se tapent contre les parois d'un cerveaux laxiste et trop poreux pour les arrêter et les dégager d'un revers de courage.

Du magique,du lambda, des colères blanches souvent vaines, la ligne de confidentialité, le sens de la marche, rester sur la piste cyclable, balancer les cartons dans le bac jaune, découper selon les pointillés, tracer une marge de 2 carreaux, vos papiers s'il vous plait, merci d'utiliser un stylo bille noir, visiteurs, veuillez emprunter le parcours fléchés. C'est le week end, prière de vous souler, de vous amuser. C'est le week end,prière d'envisager dès maintenant les conversations de machine à café lundi, il va falloir briller. ne pas dire, jamais, sous aucun prétexte, que non, toi, en fait c'week end, t'as rien fait...

Ingrédients de base de cette figure imposée, LA VIE.

C'est LA VIE disent les gens qui ont encore moins le courage de s'en plaindre que toi. C'est COMME ça, on n'y peut rien!! 

Alors là, la messe est dite, quand on a dit ça, on a tout dit, on n'a rien dit, on est passé à autre chose. On se fout de tes nerfs qui se font des noeuds, on s'en fiche de tes nerfs qui se contorsionnent sous ta peau comme des lombrics apeurés par l'ouverture de la saison de pêche.

Ne vous laissez pas abuser, ce n'est pas de la dépression, ce n'est pas de la mauvaise humeur. 
ça n'est pas non plus des restes d'un idéalisme adolescent qui s'effriterait entre des mains adultes malgré elles et déterminées à CONSTRUIRE, se bâtir un destin en dur, couler la dalle d'une vie étroite et normale. 

C'est juste, la vie, c'est comme ça.

Votre Georges, qui n'est décidément pas du vendredi.

Qui voudrait écrire et ne faire que ça, qui rêve de faire de son obsession un vrai chemin de vie.


4 commentaires:

  1. la vie, ma grande, la vie...
    tout ce qu'on a pu m'apprendre chez moi, c'est qu'elle était injuste, point barre.
    tu parles d'une aide pour avancer...

    bon courage
    et si vraiment tu veux rien faire qu'écrire, alors continue comme ça. Ne fais rien d'autre et t'en sortiras au moins du très bon comme ceci ^^"

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  2. Merci à toi! Je suis contente qu'il te plaise parce qu'il m'est sorti du bide. il est peut être un peu agressif, ou... je ne sais pas. A vrai dire, il est comme il est, on le prend comme on le prend ;)
    Et pour finir, non, je ne vais pas ne rien faire d'autre... mais je vais le faire le plus souvent possible.

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  3. Georges, continue comme ça ! A écrire, et à nous faire partager ta vision de l'existence telle qu'elle se présente à toi. "Selon les pointillés", ça me rappelle le si regretté Bashung et en association d'idée : "Georges a délaissé les grands axes, a pris la contre-allée...". Bonne journée.

    Juliette

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  4. Salut Juliette!

    Aucun express est une des chansons que je préfère de Bashung, avec tant d'autres. Merci pour ton com' encourageant. Bonne journée à toi aussi.
    G.

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