Georges

Georges

samedi 2 avril 2011

En guise de bon week end

Tu as envie de lenteur et de temps devant toi. Une mer égale de temps qui te berce comme son propre enfant. 
Dehors, juste la bousculade des rues bondées, des jeunes gens bien mis, tous plus réac que leurs grands parents ne le seront jamais. 
Des poussettes qui crânent, rutilantes et ras la gueule de jouets et de doudous.
Poussées par un papa avec des bateaux au pied et un polo de naze.
Poussées par maman qui sourit aux anges, comme si elle avait découvert une terre inconnue. 
Des vieilles personnes perdues/Slash/Leitmotiv/Slash/ Thème récurrent.

Et tu pousses ta carcasse pour que les autres, les accomplis, aient bien leur place sur le trottoir. Tu t'écartes de leur chemin. Tu n'écoutes pas leur petites musiques, tu la court-circuites avec ta musique à toi.

La chanson de ceux qui ne jouent pas au loto parce qu'il sont déjà riches, que c'est impalpable, que c'est une sensation, comme ça, de toute puissance. 

Tu es bien. Tu es bien. Tu es bien.

Ivre de ta liberté imbécile, tu avances avec une hilarité béate chevillée au corps. 
Les gens te croisent, ils voient des lunettes noires, des fils blancs qui te sortent des oreilles et des dents qui sourient. Des dents avides de sourire. Des dents hilares qui se félicitent de leur poisson d'avril. 
Tu les as bien eus et tu te gondoles encore. tu sais que la joie est furtive alors quand tu la croises tu en profites bien. Peu importe qu'il y ait du public. 

Tu ris. Tu ris. Tu ris. 

Tu penses à des gens dont tu trouves la vie médiocre. Tu juges. C'est mal, c'est bien, on s'en fout, on s'en bat les flancs, on s'en cague, on se marre. Pas grave. 

Tu penses que tu es riches, que tu es riche, que tu es riche. Que ça te file entre les doigts, que c'est immatériel. C'est juste des regards que tu aimes et qui passent comme de l'électricité. 

C'est du haut voltage.

C'est de la haute voltige.

C'est la légèreté qui frappe à ta porte. toc toc toc...

"Entre, je suis là. Je t'attendais. Installe toi."

7 commentaires:

  1. désolé, je n'aime pas trop le ton de celui-là :/
    mais ça ne lui enlève rien ^^

    au fait, je voulais t'écrire, mais l'adresse e-mail que t'as laissée sur mon blog est pas valide. C'est dommage, même si j'ai un peu perdu le fil de ce que j'aurais voulu te dire, j'avoue. lol.

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  2. Injektileur ------> ...pourtant je reçois tous les nouveaux commentaires sur cette même adresse?!!

    C'est mon texte pourri qui t'as fait oublié ce que tu voulais me dire ? :D

    Je ne sais pas écrire que je me sens forte et que tout va bien... je le pense vraiment. Pas du nianiania. Moi je l'aime assez. Parce que je me sens forte et que tout va bien ;)

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  3. a(d)-mi(e)-rable2 avril 2011 à 23:54

    Et bien pour ma part je l'aime bien ce texte... J'imagine très bien d'ailleurs.
    "Cest la légèreté qui frappe à ta porte" je valide, c'est cette petite brise tiède qui balaie la morosité ambiante !

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  4. Comme je me retrouve dans ce texte! Sauf la force! mais la liberté et les regard sur les autres, oui.

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  5. @a(d)-mi(e)-rable : Oui, ça fait du bien... Du printemps dans la tête!

    @Calyste : Contente de te revoir!

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  6. Je viens mais je suis souvent muet.

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  7. Je suis moi même souvent sans voix concernant les articles que je lis ici ou là! à bientôt sur Potomac ou ici même :)

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