lundi 21 février 2011

Do not Disturb

Tu as eu envie de marcher jusqu'à épuisement et tu aurais dû le faire... à chaque pas effacer une trace de contrariété, de celle qui collent bien aux basques, récalcitrante au détachant avant lavage. Au lieu de cela tu as fait du sur place et tu as patiné seule dans les méandres de ton cerveau foireux.

Dans la rue les gens sont d'une brutalité qui te surprend. 
Par exemple, cet homme de France Loisirs qui veut que tu souscrives à ce que tu n'as pas très bien compris, auquel tu réponds "je ne sais pas lire"pour en finir et tracer ta route, remettre ton écouteur pour ne pas rater un excellent passage de Buck 65 et ne plus le calculer.

Ce naze se plaint de ton excuse entendue un milliard de fois dit-il t'obligeant à te retourner en soupirant avec un rictus qui l'a déjà tué 10 fois.

J'aurai pu être plus originale c'est vrai et lui conseiller de se le mettre dans le cul son catalogue de merde...

Tu marches encore et entres dans un magasin,on te fait remarquer les calories contenues dans tes achats (de quoi je me mêle) pendant qu'un homme soule la caissière avec la ritournelle usée et épuisante, "l'€uro nous a bien eu ah ah cette bonne blague "(ouais mec, ça fait dix ans, remets toi de ça quand tu auras terminé ton club sandwich rosette/cornichons).

Tu reprends ta route en te disant qu'on est tous plus ou moins de guingois, tu te rassures lâchement sur l'air de "y'a pire que moi".
Tu dis bonjour à la boulangère, tu tiens la porte à la vieille dame.
tu rentres dans un appartement dans lequel rôde un chat et tu le serres contre toi. tu échanges ta fraicheur humide contre sa chaleur radiatesque.

Ronrons VS tête de cochon.


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