Georges

Georges

lundi 28 février 2011

Ta vie, ton oeuvre ...

A force de mettre tout en oeuvre pour avoir la vie que tu es supposée désirer, tu oublies cette autre vie, elle est devenue un rêve. C'est ta bohème des soirs de spleen. 
A force de bonne volonté, tu t'es décidée à faire en sorte que devienne ce que tu pensais être une passion dévorante, un loisir. Un hobby. Le mot à la con, de fin de CV.

C'est ce que les gens te disent sans cesse : on ne vit pas de sa passion Georges, tu devrais grandir.

Tu les feintes tous, héhéhé... tu grandis sans lâcher l'affaire.

Tu ne te vois plus dans une chambre de bonne, avec des mitaines et une vieille machine à écrire, accro à la théine et aux coquillettes, écrivant 8h par jour. 

Pendant longtemps, c'était douloureux de nier ce rêve. Aujourd'hui il te fait sourire. C'est ton autre toi. Celui justement des soirs de spleen. Celui qui veut rester toujours à l'étroit dans les fictions qu'il s'invente. 
Tu as de la tendresse pour cette personne de ton passé. Tu lui souris quand tu repenses à elle. 
Tu as changé de cap.

" vint un temps où le risque d'éclore est moins douloureux que celui de rester à l'étroit dans un bourgeon" dixit Anaïs Nin. 

Qu'on te croit ou non. Tu t'en fous. Mais tu le sais toi. Que tu écris, toute la journée, dans ta tête, tu graves des mots, tu les assembles, tu les Tétris.
Pour les personnes nées avant 1980 http://fr.wikipedia.org/wiki/Tetris 

Mais tu ne le fais pas courbée dans une chambre de bonne en écoutant ton ventre qui chiale sa mère de faim. 
Tu as choisi de faire un double cursus... Parce qu'écrire est comme une maladie, mais vivre est plus important. 

La tête haute, tu bombes le torse façon rouge-gorge et tu sors de tes schémas adolescents de solitude misérable. Tu te rassures de n'être ni seule ni misérable.
Tu casses tes mythes avec une méga masse... Tu as changé de mythologie. Mais tu gardes toujours le stylo comme arme fatale pour tenter de lutter contre l'opacité du monde autour. Tu as besoin de poser tout en lettres. De mettre tout en mots.

Avant, tu voulais une chose plus que tout. Aujourd'hui, tu veux TOUT. 

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