Georges

Georges

vendredi 30 décembre 2011

Un autre Georges.

Longtemps tu as construit et détruit tes refuges: l'ordre ou l'inaction, la dérive ou le sommeil, les rondes de nuit, les instants neutres, la fuite des ombres et des lumières. Peut être pourrais tu longtemps encorecontinuer à te mentir, à t'abrutir, à t'enferrer. Mais le jeu est fini, la grande fête, l'ivresse fallacieuse de la vie suspendue. Le monde n'a pas bougé et tu n'as pas changé. L'indifférence ne t'a pas rendu différent.

Tu n'es pas mort. tu n'es pas devenu fou. 

Les désastres n'existent pas, ils sont ailleurs. La plus petite catastrophe aurait peut être suffi à te sauver: tu aurais tout perdu, tu aurais eu quelque chose à défendre, des mots à dire pour convaincre, pour émouvoir. Mais tu n'es même pas malade. Tes jours ni tes nuits ne sont en danger. tes yeux voient, ta main ne tremble pas, ton pouls est régulier, ton coeur bat. Si tu étais laid, ta laideur serait peut être fascinante, mais tu n'es même pas laid, ni bossu, ni bègue, ni manchot, ni cul-de-jatte et pas même claudicant. 

Extrait d' Un homme qui dort de Georges Perec.


Avec le temps, ta froideur devient fabuleuse

Photo : Jacques Spiesser dans le film de Georges Perec et Bernard Queysanne. 1974

jeudi 22 décembre 2011

Divagations de mauvaise foi

Les kids assiègent la ville en Zadig et Voltaire 
Des € de casque sur les oreilles
Qualité d'écoute ostentatoire
ils semblent se trimballer en marge des bruits de billets qui se froissent
Alors que ce froissement n'est que la chanson douce chantée par leurs parents

En réponse au trop
le pas assez se fait petit
Les pièces tintent dans des portefeuilles à l'agonie
Chant de noël à la ferraille


Alors que  se regarder fort
ça serait déjà un beau cadeau


Tout ceci ne veut rien dire

Il est plus simple peut être de s'acheter un coffret de cd que de se regarder fort.

Mais tout ceci ne veut rien dire.
Alors...




mercredi 21 décembre 2011

Noël, péage pour une année sans drame?

C'est pas d'hier, mais voilà, Didier Lestrade c'est un peu ton daddy cool de la culture gay. 
Il écrit admirablement bien. Il est laborieux ET ingénieux. 
Pas dans les chichis. 
Un article de l'excellent site "minorités" à lire ICI.


dimanche 18 décembre 2011

jeudi 15 décembre 2011

Vous en miettes...

Vincent Z.
Teka
Eus
An'So

Sweety






John Doe

Il n'est jamais trop tard pour bien faire, envoyez vos photos : agirlcalledgeorges@gmail.com ou sur la page facebook. Merci à tout ceux qui ont bien voulu se prêter à cet exercice. 

jeudi 8 décembre 2011

True Story

Sur TumblR tu t'envoies des citations-mantras à longueur de promenade. 
Tu apprends à connaître des gens à travers les photos/morceaux/vidéos qu'ils postent.
Pas de posture particulière, un titre et des images.
C'est étourdissant de slogans rapides mais réconfortants, pas juste" la guerre c'est mal", une proposition séduisante comme "l'art c'est mieux". 

Une injonction à ne pas faire les choses à moitié.
Du carpe diem to take away. 
Mais pas de moral, des propositions. 

Le plaisir léger de voir une jolie paire de fesses et des skaters funambules. 

La chimie de la simplicité, aimer, sourire, rebloguer.
Des riens qui te réjouissent et te sortent la tête du cul.
Des félins, Jim morrison, James Dean, Marilyn...
Des rues dans lesquelles tu rêves de taper un sprint contre la lumière du jour qui décline. 
Des promesses de voyage, la certitude de l'inconnu. 

Tout ça dans un contexte socialement sinistre.
Une faille bienvenue dans une réalité sordide. 
Pas la tienne, la notre, celle de qui veut bien se sentir concerné. 

Une révolution inoffensive et visuelle qui nique sa race au père noël et à sa clique de lutin tête à claques. 

Le spleen et l'idéal s'y donnent la main. 

C'est un bel outil, c'est celui qui s'adapte le mieux à tes besoins, tes gourmandises et qui stimulent toutes les parties de ton cerveau qui ne sont pas engluées dans la peur du lendemain. 

Tu peux y être nomade, comme tu penses l'être intrinsèquement.
Génétiquement, historiquement. 
Adverbialement.
Tu peux être cri et murmure en deux clics de souris. 
Tu n'es pas ambassadrice officielle de T. mais vraiment, c'est là qu'en ce moment tu fugues à tue tête te laver du reste. 

Des minutes volées à ta journée pour regarder défiler des rébus, des questions et des réponses dépareillées. 



Nota: Vous venez moins par ici. 
Peut être consommez-vous des trucs en dur sur fond d'esprit de noël. 
Pour toutes réclamations à base de : applique toi gredine on viendra plus souvent. merci de lâcher vos comms!

Ps: Tu fais ta crâneuse mais t'as quand même un arbre (plus grand que toi et Malena) dans ton salon. 
Reste à l'habiller....

Ton ailleurs Clic!

mercredi 7 décembre 2011

Blonde

Dans le bac à vinyles, aujourd'hui même : 
Gros crush. 


Une perle à ton collier,
Médaillon Marilyn et le diamant qui tourbillonne sur la platine
Des papillons dans les pupilles, 
Les diamants, oui, sont les meilleurs amis de certaines filles...

mardi 6 décembre 2011

On the wire

La danse des nerfs tendus,
couleur bleu froid
Une danse à laquelle on s'habitue.
Tu refuses d'en être spectatrice, il est temps, maintenant.
Sibylline par décrochage, 
Le fil étiolé de ta conversation,
les histoires que tu ne sais plus te raconter
Comme quand tu dis : j'ai une blague et que tu l'as oubliée, cette conne.
Entre loup clair et loup foncé,
à cette heure où les cigarettes deviennent meilleures encore, 
et trop courtes aussi,
à cette heure où l'on se regarde oblique dans les rues
Tu veux quoi? Rien et toi? 
Rien veut dire TOUT dans la langue du mensonge
Nous sommes tous le client de quelqu'un
Nous sommes tous le dealer d'un autre

Les mots t'arrivent hachés, ciselés,
les mots t'arrivent en julienne embrouillée
lobe frontal en pilote automatique
Arracher à chaque jour une merveille pour t'en faire des colliers
Te parer de beautés volées
Briller,
De toute tes forces, briller.


lundi 5 décembre 2011

Je t'aime toujours, d'amour.

29.11.2005 : C'est fini : joint/hébétude/joint/sanglots/ferry/Toulon-Ajaccio à te chialer dessus entre deux joints/ deux cafés/Morgue/Enterrement. 

20.10.2007: C'est la fin. On arrive.On regarde/agonie/joint sur un parking d’hôpital/vite vite, qu'on ne rate pas la fin/salon opale/caveau familial/le dégout de tout ce qui est trop vivant pendant quelques jours.



Tes automnes désormais différents, les couleurs prennent toutes leur importance maintenant.
Dès lors que tu as su que les lions pouvaient mourir à coup de graviers jetés par poignées. 

Dès lors que tu sais combien un corps froid n'est plus rien. 

Qu'on rit de la mort endimanchée et lourde comme un caillou dans son écrin. 
Vous n'êtes pas ces fronts froids, ces visages caves, cette sophistication de pacotille. 
Vous n'êtes pas des travelos blushés. 

Vous êtes tous les automnes, toutes les couleurs et tous les arbres enracinés.
Vous êtes tous les rires extirpés de ton ventre.
Vous êtes ce qu'il y a de plus chaud de septembre à décembre, le fauve, le pourpre, le grenat, l'orangé. 
Vous êtes, à jamais, des éclats de rire, de voix, des chants qui vibrent et des tours de magie jamais démasqués. 
Vous êtes le vin et la cannelle, les pins et les châtaignes. 
Le maquis et la mer. 
Vous êtes la vie, toute entière. 

 

Une fois n'est pas coutume. Camille. 

vendredi 2 décembre 2011

jeudi 1 décembre 2011

Une petite cantate qui monte vers toi...

Qu'on ne touche jamais aux folies, aux orages
Qui, chez moi, naissent et meurent entre passion et rage
Et que mes grands délires me fassent toujours escorte.
La raison est venue, j'ai demandé qu'elle sorte.

Qu'on ne décide pas de mes joies, de mes larmes.
A chacun son soleil, et à chacun ses drames
Et si le noir, pour moi, est couleur de lumière,
La raison, que m'importe, et qu'elle aille en enfer.

Mais comment voulez-vous, qu'un enfant laboureur,
Si on lui prend sa terre, fasse pousser ses fleurs,
Ses fleurs ?

Que jamais on n'écoute, derrière mes volets,
Pour voler mon piano, pour voler mes secrets.
Mes secrets sont pour vous, mon piano vous les porte
Mais quand la rumeur passe, je referme ma porte.

Qu'on ne m'ordonne pas, je suis reine en mon île.
Je suis femme en mon lit, je suis folle en vos villes
Et j'ai choisi mes hommes, j'ai bâti mes empires.
Au diable la raison, et vivent mes délires !

Mais comment voulez-vous qu'un grand Pierrot de Lune
Écrive des chansons, si on lui prend sa plume,
Sa plume ?

Qu'on ne touche jamais,
Que jamais on n'écoute,
Qu'on ne décide pas,
Qu'on ne m'ordonne pas

Et je serai pour vous, un enfant laboureur
Qui fait vivre sa terre, pour vous offrir ses fleurs,
Ses fleurs

Et vous pourrez venir, vous reposer tranquilles.
Comme on donne une fleur, je vous laisse mon île.

C'est comme ça que je suis, votre enfant laboureur.
Je fais vivre ma terre, pour vous offrir mes fleurs,
Mes fleurs,

Pour vous offrir mes fleurs, mes fleurs...



C'est peut être exalté, concon, "adolescent" LA "nouvelle insulte"...
tu voulais cependant ne pas oublier que le 24 novembre de tu sais plus quelle année, ta prof de maths t'a regardé et t'a dit : Oui Georges, Barbara est morte, alors maintenant sors ta Casio et tes neurones, secoue toi et fais pas chier, t'as des vecteurs sur le feu. 

La prof de maths, c'te grosse mytho. 
Barbara a chanté toute la journée en tournoyant sur la platine, te communiquant joie et force. 
Comme si Barbara pouvait vulgairement mourir.
Au pire, c'est une éclipse.

Barbara, morte... Genre.

 

lundi 28 novembre 2011

keep the monkey on your back

Avant qu'Anne Roumanoff devienne une égérie subversive et red dressed à la pisse. 

Avant qu'on ait tué toutes les araignées de tous les plafonds. 

Avant que tous les fous, les dingues, les paumés, ne soient hors de nos vues. 

Avant ce moment-virage qui s'est fait si vite qu'au fond, tu ne sais si ce sont tes yeux qui ont changé de visée ou le monde autour qui s'est ankylosé. 

Quand "Jean qui rit/ Jean qui pleure" c'était une vague insulte de ta mère pour dire que tu ne savais pas trop te pondérer et que tu faisais trop de switch d'humeur. 
Now : Jean qui rit, Jean qui pleure c'est devenu un système politique, un plan mass média qui joue sur nos fragilités et nos forces. 
Se moquant alternativement des unes et des autres.
Avant qu'on écrive LOL sur écran d'ordi alors qu'on n'est pas plus lol que d'habitude. On s'est mis à dire lol sans rire, ça remplace, quoi. 
... à la webcam, la gueule des lol.
Ben on ne peut pas rire et avaler le gras de ses joues pour faire la maigre. 
On ne peut pas rire et risquer de passer pour une mariole de kermesse. 
Enfin, avant de devenir chômeuse = oisive = cas sociale = pas très tranquille dans ta tête...
Avant, tu ne voyais pas que le lol aurait raison du rire franc plein de dents. 

Tu ne voyais pas non plus comme toutes les originalités, les aspérités, les trucs qui dépassent de chacun d'entre nous,allaient être bâillonnés.  

Qu'il faudrait avoir les qualités du guerrier pour ne pas se les voir arracher.

jeudi 24 novembre 2011

Pétrie d'amour.

Avant tu te trainais un boulet de compétition. La meuf qui s'est cramé les neurones à l'ennui. Drogue dure. 
Le jour où elle s'est décidé à se casser de ta vie, elle a emmené avec elle une chatte revêche et complètement mal aimable que vous aviez ensemble, dans un délire : On joue à la maman et à la maman. 
Les deux folles parties, tu t'es mise à regretter très fort la présence de la plus velue des deux : Luna. 
Un prénom inspiré par le dessin animé Sailor Moon, car cette carne avait un croissant de lune sur le front.
Elles se sont donc cassées toutes les deux. Les connes.
En larmes, tu as appelé ton boss de l'époque, il y avait sur ton lieu de travail le numéro de quelqu'un qui filait des chats. 

La nana à l'autre bout du fil n'a pas résisté à ta voix chevrotante : Il s'est barré avec le chat!!!!
Oui, comme t'allais pas faire ta gouine à chat, tu lui as parlé de ton connard de mec et vous avez chanté ensemble sur l'air de "tous les mêmes".
Elle était désolée, il ne restait plus qu'un seul chaton, une petite chatte, moche, qui louche, que personne ne veut. 
C'était un dimanche, elle est venue avec la supposée mocheté. 
Elle m'a mis le truc dans la main, on arrivait pas à faire la mise au point, elle louchait plein pot. 
La gentille dame : Elle s'appelle "Coquette". 
Tu m'étonnes.
- Elle est très mutine...

Te voilà avec ton frère, plaquée comme tout, à sangloter. Et maintenant, tu as une chatte qui bigle. 
En fait, vous étiez faites l'une pour l'autre. tu ne le savais pas encore. 

Elle a été : coquette, clochette, courgette, cagette et à nouveau (définitivement) Clochette. 
Elle est poltronne et flemmarde. 
Elle maitrise totalement sa loucherie.

Quand tu es bien à la ramasse, que tu t'écrases la gueule contre un oreiller pour ne plus rien voir autour, tu n'as qu'à prononcer son prénom. 
Elle sait bien que tu ne ruisselles pas l'eau du thon, que tu n'as rien dans les mains qui vient du KFC mais elle se pointe en courant comme le petit Tonnerre de Yakari.
Elle saute à tes côtés, elle te masse les lombaires, te draine le foie, te griffe dans l'emportement. 
Ce truc, elle ne le fait que quand c'est la déprave totale.
Juste pour vous dire, elle vient de le faire. 
Juste pour vous dire, tu es retombée amoureuse.
Juste pour vous dire, certains parlent de leur enfant alors what the fuck, toi, c'est un chat que t'as.

Il n' y aura pas de cadeau à Noël.

Vivre comme un drame social le fait de constater que, vraiment, il serait débile de faire des cadeaux à Noël. 
C'est dingue.
Se prendre pour cette pauvre Gervaise alors qu'il n'y a rien. 
C'est pas comme si t'avais à révéler que tu kiffes chaque jour sur des photos non autorisées d'Arlette Chabot en nuisette ajourée. 
Ben si... tout un sketch. 
Enfin, comme ça, c'est dit.

mercredi 23 novembre 2011

Badoum Ba

Twitter @FuckingGeorges
Facebook : http://on.fb.me/sqeaE3

boite cranienne

           
Voilà où vous pouvez trouver Georges, elle se promène dans un espace qui ressemble à celui ci. 
Elle se cache derrière les poteaux parfois, et met des lunettes de soleil pour ne pas se cramer à la réalité.                                                                                                                                                                                                                                                                                   

Attaque à la Variet

Quand ce n'est pas le matin très tôt, auquel cas il y a des infos à écouter toujours les mêmes, machin est un chaud du cul, Agnès est toujours morte et le reste va pas terrible... 

Bon, quand tu prends ta douche à un autre moment, que tu sais qu'en tripotant les boutons de la radio tu peux faire un truc génial comme de la merde, tu laisses au feeling la chanson qui te plait, celle ci se termine et tu entends le déjà très sirupeux jingle de.... Chérie F.M.
Putain de prise d'otage d'une jeune fille sans défense. 
Et vlà que le johnny veut porter tes angoisses et te donner ses mains pour que tu les embrasses. 
C'est la merde.

Pour un peu qu'il y ait une embrouille à l'après shampoing, tu te tapes la montée dans les tours de la fin et là, panique au savon, sortir, vite.

Juste pour vous distraire, entre deux envolées lyrico-flippées. 

mardi 22 novembre 2011

Easy Listing #

Noter des noms de groupes dont on parle en bien dans des magazines que tu aimes.
Prendre du temps pour lire, parce que du temps, sans dec, t'en as.
Avoir bonne mine, ne serait-ce que pour donner l'exemple.
Attention, ça ne veut pas dire sourire comme une vendeuse de chez Sephora, ça ne veut pas dire "gentillesse".
Excellente présentation, élocution claire.
Ajouter des lignes sur ton CV, Hôtesse de l'air mélomane, jongleuse, limite chieuse.
Chanter plus souvent des chansons de Queen avec ton amoureux de la sixième
Comme disait machin : même trop, même mal.
Ne pas refuser de vivre une journée sous prétexte que tu ne la sens pas.
ça aura quelle gueule après, toutes ces journées soufflées, à te cacher sous une couette et un mauvais pressentiment. 
Ne pas crier à la noyade lorsque tu bois la tasse. 
Ne pas défier pour défier.
Trouver merveilleux la danse des couleurs du thé dans l'eau bouillante. 
Regarder dans le rétro et voir tout ce qui va mieux. 
Ne pas tarir la source de ta curiosité. 
La bienveillance pour bouclier. 
Des fleurs dans ton carquois. 
Le froid, la nuit, l'étoile du berger.
Un soleil vif qui pique l'oeil endormi. 
La vie, en couleurs. 
S'il vous plait, merci. 

lundi 21 novembre 2011

A suivre

En marchant vers ta destinée, rien que ça, tu empruntes le côté ensoleillé de la rue et tu souris aux anges, rien que ça, ou au ciel bleu trop rare que tu aimes frais, on the rock. 
Tu ne regardes pas les gens qui vont faire les automates eux aussi, ailleurs, c'est le ballet des machines déguisées en humain, collection automne hiver 2011. 
Tu croises un regard qui déclenche un sourire, c'est un clébard petit, pataud, dogue allemand. 
Le câliner 2 minutes ne te dérangerais pas. 
Faire des oh et des ah devant des clebs c'est ton grand truc. 

Longtemps tu as pensé n'être capable de tant de bêtise abrutie et heureuse uniquement devant les chiens, mais un bébé est entré dans ta vie pour lequel tu veux bien être la reine des mongoliennes, sans problème.

T'arrives devant une grande file de personnes venues déposer des dossiers, elles font la queue et essaient de ne pas se faire gratter. 
t'attends sur un petit muret. tu papotes avec une nan qui vient elle aussi psser des tests, la conversation dure quelques minutes sur l'air du "il parait que", "on m'a dit " ... Le mystère est total, on ne sait pas ce qu'on fout là. 

A l'ouverture des portes quand tu écrases ta clope et fonce gentiment dans le tas, ils comprennent que t'es pas là pour te marrer et faire des chichis, que le tour de chacun ça n'a pas de foutue importance pour ce jour. 

Faufilage et ruse de sioux.
Tu montes au 12ème étage (avec ascenseur t'sais). Distribution de questions pas possible, si carré et rond, alors losange et ...? Ok, TU ES la reine des mongoliennes. 

Après avoir bidouillé tes trucs, tu te lèves, assurance et tête haute, tu déposes ta feuille 2 heures avant. Genre : hein?? c'est ça ta synthèse pourrie que je dois pondre en 3 heures, vas-y envoie un truc plus lourd!!
Tu te casses. Tu respires un peu l'air du lieu dans lequel tu ne penses pas revenir un jour. 
Tu téléphones à Malena pour lui dire que tout ça sent pas super bon.

vendredi 18 novembre 2011

mercredi 16 novembre 2011

Georges en miettes

Après avoir vu ça , t'as eu envie de faire ça ----> 


- Des chaussures de crâneuse
- Une paire de Persol de crâneuse
- Une souris de réseau social WHORE
- 7 Moleskine dont un faux blindés de fautes. 
- un mini moleskine parce qu'il faut bien commencer par quelque chose
- Un stylo métal, Waterman
- Gameboy + Tétris
- un Brick Game
- Des coupures de presse annonçant la mort d'Anaïs Nin le 17/01/1977
- Un petit mot très très important de Malena
- Une radio vintage Bandfunk
- Des bagues anciennes
- Des bagues de fiançailles
- Un talisman tête de mort réalisé par Vincent
- Un Pola de ton chat surpris
- Un pilulier en argent, fait main offert par Isa
- Des clichés de campagne de Malena
- Une ancienne boite à shit qui contient maintenant des cartouches d'encre
- Des valium
- Un élastique à cheveux ou à ce qu'on veut...
- La bouche de Malena
- Un chapelet, tu sais pas à quoi ça sert mais c'est joli, la boite + le chapelet = histoire très importante

Et vous?

mardi 15 novembre 2011

Novembre

La perte de temps à se trouver mal gaulée, bancale, pas comme il faut. 
Parce qu'on en bouffe trop du comme il faut.
Il te semble être de la génération de ceux qui ne sont pas spécialement pour sans être tout à fait contre. 
Un petit contre. Le genre de petits nazes qui va shooter dans une poubelle et la remettre à sa place. Bien dressé.
Donne ta patte.

La génération de ceux qui fournissent la vaseline. 
Vulgaire de temps en temps mais ça va pas plus loin dans l'agacement. 

S'il vous plait, ça fait tôt pour aller se coucher en milieu d'après midi parce qu'il fait froid, que la tisane à l’hibiscus ne réchauffe pas comme elle le devrait, cette conne.

Génération pisse mémé et revival tricot. 
Indignation en forme de coeur. 
A la masse, tu sors encore ton majeur, outraaaaage.

S'il vous plait, ça fait tôt aussi pour avoir envie d'un joint, d'un valium ou des deux.

Cette espèce de micro pluie qui tombe sur tes micro nerfs, qui te froisse la gueule, qui charge tes vêtements d'un poids supplémentaire.  

Cette espèce de petite nuit qui précède la vraie, celle des loups et des silhouettes pas nettes. 
Tu aimerais retourner le temps, croire aux loups qui cherchent dans les rues un truc à bouffer. Les loups s'en foutent de comment ils sont gaulés. 

Pour les chiens c'est la même, ce matin, t'as vu un chien pas tellement haut qui avait une taille de tonneau, il était flanqué comme une valise à quatre pattes dans laquelle on ne peut pas mettre grand chose. 

Wow, joie. Béate. Novembre. De merde.





lundi 14 novembre 2011

Après je change le disque.


Bon voilà, tu as passé la journée avec Madame Smith, tu la ramènes dans sparse et c'est sympa à eux de te laisser l'ouvrir, ça rend tout moins chiant, le chômage notamment. (quel connard celui là d'ailleurs!).
Là, pour ce papier, t'as fait du "Georges", t'as fait ta Georges quoi. 
En ce moment c'est un peu galère, c'est pour ça qu'ici c'est pas l'éclate non plus. 
Tu te radicalises, tu t'agaces, tu diagnostiques un excès de passivité. 
Incompréhension totale de tes contemporains. 

T'es soit trop jeune, soit trop vieille pour penser punk. 
Bref, faut se secouer les puces!


Voilà, aujourd'hui, un oeil... et la main qui écrit.


Pour finir en crânant!! écoute ça: 

dimanche 13 novembre 2011

Hier soir

et aussi, ça...

Holy Patti.

pardonnez moi

Une rage horrible, soudaine, comme un bouton de fièvre. 
Là, tout de suite, disparaître dans un nuage de souffre, ben, ça ne te dérangerait pas. 
Trop de café, trop de médicaments, pas assez de nourriture. 
Trop de temps devant toi pour tout mélanger, tout détester, tout sarcastiquer. 
T'es à deux doigts de crier au secours. 
Mais il te reste ta fierté.

samedi 12 novembre 2011

mercredi 9 novembre 2011

Ne lisez pas, ça ne va pas vous plaire.

 Lorsque ses cheveux sentent la fumée de l'âtre, comme souvent quand reprennent les flambées automnales, tu te convaincs que c'est le Feu, qui a l'odeur de ses cheveux. 

Leurs flammes lèchent ton visage fatigué mais joyeux.

Il n'est pas question de youpi, quelques soupirs souriants et puis plus rien.

Un détachement contre (ta) nature de l'aventure sociale qui essaie de se vivre, à coup de tentes et d'appel à l'indignation. 
Blocage sur le mot "indigné", ça stigmatise, ça fait effet de mode.
D'autres réponses, il faut d'autres réponses. 
C'est triste à dire, surement à lire, mais ça ne passera pas par du camping plan plan selon toi.

On peut en débattre, on peut souhaiter du courage à toutes ces personnes qui pensent que Yes we camp.
Dans ta tête, la révolution, c'était pas comme ça...

Sinon : , toujours de la musique que tu portes et qui te porte, comme une charge électrique. 
La douce châtaigne. 

Sinon : Ici, Un billet que tu as écrit sur l'évènement Patti Smith Dijonnais du 11. 
Dont tu n'es pas satisfaite pour son côté wikipédia-mou. 
Dont tu n'es pas satisfaite parce que tout de même, nous n'en sommes pas encore là. 
L'auto-satisfaction n'est d'ailleurs pas prévu. 

Promis la prochaine fois, un article plus punchy. 

 



S'il était seulement possible que nous ayons conscience de notre richesse, pas celle qui fait du bruit dans les poches, celle qui remue les méninges et qui réveille les esprits.
S'il était seulement possible de nous dire qu'il ne s'agit, en face, que d'une putain de petite moitié.
S'il était enfin possible, que les idées se complètent et se nourrissent les unes des autres au lieu de se dupliquer, de place boursière en place boursière.

L'indignation moutonnière, et après?

samedi 5 novembre 2011

Spell / Peace and Noise /1997

Holy! Holy! Holy! Holy!
Holy! Holy! Holy! Holy!
Holy! Holy! Holy! Holy!
Holy! Holy! Holy!

The world is holy!
The soul is holy!
The skin is holy!
The nose is holy!
The tongue and cock and hand
and asshole holy!
Everything is holy!
everybody's holy!
everywhere is holy!
everyday is in eternity!
Everyman's an angel!


The bum's as holy as the seraphim!
the madman is holy as you my soul are holy!
The typewriter is holy
the poem is holy
the voice is holy
the hearers are holy
the ecstasy is holy!

Holy Peter holy Allen
holy Solomon holy Lucien
holy Kerouac holy Huncke
holy Burroughs holy Cassady
holy the unknown buggered
and suffering beggars
holy the hideous human angels!
Holy my mother in the insane asylum!
Holy the cocks of the grandfathers of Kansas!
Holy the groaning saxophone!
Holy the bop apocalypse!
Holy the jazzbands marijuana
hipsters peace & junk & drums!

Holy the solitudes of skyscrapers and pavements!
Holy the cafeterias filled with the millions!
Holy the mysterious rivers of tears under the streets!

Holy the lone juggernaut!
Holy the vast lamb of the middle class!
Holy the crazy shepherds of rebellion
Who digs Los Angeles IS Los Angeles!
Holy New York Holy San Francisco
Holy Peoria & Seattle
Holy Paris Holy Tangiers
Holy Moscow Holy Istanbul!

Holy time in eternity
holy eternity in time
holy the clocks in space
holy the fourth dimension
holy the fifth International
holy the Angel in Moloch!

Holy the sea holy the desert
holy the railroad holy the locomotive
holy the visions holy the hallucinations
holy the miracles holy the eyeball
holy the abyss!


Holy forgiveness! mercy! charity! faith!
Holy! Ours! bodies! suffering! magnanimity!
Holy the supernatural extra brilliant intelligent
kindness of the soul! 


"footnote to howl" by allen ginsberg


 Dimanche prochain, Journée avec Patti Smith.


 

vendredi 4 novembre 2011

La vie sous blister?

Les grandes enseignes de Junk food ont des bases de données incluant toutes les personnes ayant un indice de masse corporelle critique pour les abreuver de textos alléchants. 
Et comme ça, quand vient le soir, qu'on se sent seul et inutile, on s’appelle une pizza chimique. 

Bouffe, tu n'es plus seul, regarde, bouffe, tu as une pizza, un livreur qui te sourit, bouffe. 

Il ne sera pas trop tard, demain, pour te détester consciencieusement en foutant ton carton dans la poubelle jaune.

Tu vois, comme ça, ta misère affective sera recyclée.

Tout est prévu. 

On nous intime de ne pas gaspiller, de bien trier, d'être de bons petits soldats façonnés dans la peur de mal faire.
Dans le même temps, on nous invite à acquérir des télévisions plates et mythomanes qui seront obsolètes dans deux ans. 
Qui s'ajouteront aux autres déchets du même ordre, technologies périmées avant même que le taux d'équipement soit optimal.
Nous sommes des clients. 

Citoyens clients, clients rois. 
Rois des nazes. 

Les adolescents sont plus doués en marketing qu'en français. On substitue le marketing à la philosophie. 

Futurs produits, citoyens produits. 
Toute la journée, croiser des pubs, des clips, des esquisses d'adultes modelées dans la même boue visqueuse et consensuelle. 


Et ça se met en vitrine, ça parle en slogan. 

ça ne regarde pas les bandes fraternelles assises au sol qui demandent des sous pour bouffer, vu qu'elles ont déjà des joints pour planer et des bières à faire tourner. 

Même les bandes fraternelles aux cheveux délavés,qui parlent à leur clébard comme on ne parle même pas à un clébard, deviennent des caricatures. 

Ceux qu'on classe dans la case "F", à la rubrique "fous" semblent plus lucides que n'importe quelle marionnette considérée psychiquement viable.

Les abrutis se dupliquent, le service après vente n'est pas assuré, on omet de dire : gardez bien le ticket de caisse de votre produit, laissez bien l'étiquette, on vous fera un avoir.
Il y a des jours comme celui ci. 
Il y a des jours en carton pâte, en disneyland.

Fake/fake/fake/


mercredi 2 novembre 2011

En face

Et quand tout est à sa place,
s'en rendre compte,
En profiter sans s'y vautrer. 
Sentir la perfection de toutes les imperfections qui brillent en choeur. 
Les faiblesses et les peurs sont un ciel rassurant quand on les observe de la bonne distance
Les tenir loin,
lucioles hors d'atteinte
L'esprit s'épuise en cherchant les réponses dans ses propres limbes
Des histoires mille fois remâchées qui n'ont plus que le nom de souvenirs
Tout devient le remake d'un remake de remake

Personne n'entend ton chant muet
Debout maintenant.  



aveu

Causeur dans mes favoris = erreur de jugement de ma part.
Voilà.

mardi 1 novembre 2011

cimetière

Hier, bonbecs et citrouille, rires d'enfant aux moustaches dégoulinantes et aux déguisements mal ajustés. 

Aujourd'hui, cimetière, Novembre et chrysanthèmes, mine contrite de rigueur pour qui se prête à l'exercice du fleurissement des tombes. 

Calendrier Schizophrène. 

Tu aimais beaucoup les cimetières, gamine, quand tu n'avais pas de morts.

C'est surement par ennui que tu as mis les pieds dans un cimetière pour la première fois et c'était dans un petit village de haute-Saône que tu as follement aimé le jour où tu l'as quitté. 
Il y avait un tabou autour du cimetière, de la mort, si tu y es entré c'est dans un premier temps parce que tu croyais ça interdit. 

Tu imaginais que c'était comme un hôpital, qu'il fallait avoir la dépouille de quelqu'un à y voir pour y pénétrer. 
Comme, déjà, tu t'emmerdais pas vraiment avec les autorisations, c'est devenu ton endroit préféré. Tu y regardais les photos sur les tombes, les noms, tu faisais des liens entre telle et telle personne. 
Tu racontais des histoire à tes morts préférés, tu leur chantais des chansons.

Lorsque tu rencontrais une personne qui venait là pour autre chose que de l'ennui, tu te sentais mal à l'aise, fin des conversations imaginaires avec les pierres tombales, tu tirais la gueule vite fait et voilà. 

Avec tes parents tu as vendu des chrysanthèmes sur la place de l'église à l'entrée du cimetière, c'était bizarre, il ne fallait pas être de trop bonne humeur. Tu ne comprenais pas pourquoi, parce que tu n'avais pas de morts à chérir,à fleurir. 
Tu es venu passer du temps au cimetière parce que tu t'es lassée d'essayer d'attraper des flocons de neige dans ta bouche,de faire de la soupe à la terre et de cramer des insectes à la loupe. 

Depuis, des cimetières se sont remplis de morts que tu aimais, et tu t'es mise à trouver ça grotesque d'aller au cimetière. Les fleurs, le marbre... C'est tellement des conneries. 
Quand tu penses aux gens qui t'ont quittée, tu ris, parce que tu penses à leurs belles dents blanches qui te sourient, à la vie en eux, tu les entends et tu les vois, ils ne sont pas là, dans des boites rangées par ordre d'arrivée. 

Ils ne sont pas là, dans leurs habits du dimanche, ils sont en toi, ils sont un feu. 

Ton feu sacré.